Dates et événements clés : on rembobine 2018 au Liban

Rétrospective Liban 2018
OLJ
05/01/2019


Janvier

- Mercredi 10 : le président du Parlement Nabih Berry accuse le ministre des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre CPL) Gebran Bassil de vouloir « entraver les élections » législatives de mai.

- Jeudi 11 : le gouvernement donne son aval à l’agrandissement de la décharge publique de Costa Brava.

- Dimanche 14 : un cadre du Hamas blessé dans un attentat à la voiture piégée à Saïda.

- Samedi 19 : visite brève et impromptue à Beyrouth du patron d’Apple, Tim Cook, et de la militante en faveur de l’éducation des filles et Prix Nobel de la paix, Malala, à l’invitation de l’ONG Lebanese Alternative Learning.

- Jeudi 25 : réunion à Beyrouth sur le dossier des réfugiés syriens, sous l’égide de l’ONU, en présence des donateurs internationaux.

- Lundi 29 : Gebran Bassil traite Nabih Berry de « baltaji » (« voyou ») ; en réaction, les partisans armés d’Amal descendent dans la rue dans plusieurs quartiers de Beyrouth.

(Lire aussi : Nabot perfide, voyou, chien, eunuque... : cinquante ans d'insultes sur la scène politique au Liban)


Février

- Jeudi 1er : entretien téléphonique entre le président Michel Aoun et Nabih Berry pour désamorcer la tension entre le CPL et Amal, qui s’est transposée dans la rue.

- Samedi 3 et dimanche 4 : les Forces libanaises et les Kataëb lancent leur campagne électorale.

- Mercredi 7 : Israël décide de construire un mur à la frontière avec le Liban.

- Jeudi 15 : visite éclair du secrétaire d’État américain Rex Tillerson au Liban ; le chef de la diplomatie américaine met au défi Beyrouth de contrer le Hezbollah.

Un immeuble s’effondre à Bourj Brajneh, tuant une mère et sa fille.

- Lundi 19 : Amal et le Hezbollah sont les deux premières formations politiques à annoncer leurs candidats pour les législatives de mai.

- Mardi 27 : Saad Hariri entame une visite officielle en Arabie saoudite, la première depuis l’épisode de sa démission à partir de Riyad, en novembre 2017.


Mars

- Vendredi 2 : Saad Hariri reçu par le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane (MBS), après plusieurs jours de black-out sur sa visite à Riyad.

- Lundi 5 : le chef du bloc du Futur Fouad Siniora annonce qu’il ne se représentera pas aux législatives de mai, au lendemain d’une visite que lui a rendue Saad Hariri à son domicile.

- Mardi 6 : expiration du délai de dépôt des candidatures pour les législatives de mai ; le ministère de l’Intérieur annonce un total de 976 candidats, dont 111 femmes.

- Dimanche 11 : Saad Hariri annonce les 37 candidats du Futur pour les législatives ; le parti Kataëb rend public son programme électoral et les noms de ses candidats.

- Mardi 13 : remise en liberté de l’acteur Ziad Itani, accusé à tort d’espionnage pour le compte d’Israël.

- Mercredi 14 : Samir Geagea lance la campagne des Forces libanaises et annonce les noms des candidats du parti.

- Jeudi 15 : lors de la conférence de Rome II, la communauté internationale promet de soutenir l’armée et les forces de sécurité libanaises.

- Mercredi 21 : le Conseil des ministres approuve la feuille de route du Liban en prévision de la CEDRE, conférence des pays donateurs, prévue à Paris le 6 avril.

- Lundi 26 : les alliances électorales finalisées, 77 listes enregistrées après l’expiration du délai de dépôt des listes.



Avril

- Lundi 2 : Les Forces libanaises, les Kataëb et la Gauche démocratique annoncent une liste commune dans la circonscription chrétienne du Liban-Nord (Liban-Nord III).

- Mardi 3 : A l’occasion de l’inauguration de l’avenue du roi Salmane d’Arabie à Beyrouth, l’émissaire de Riyad Nizar Alaoula organise une rencontre entre le Premier ministre Saad Hariri, le leader du PSP Walid Joumblatt et le leader des Forces libanaises, Samir Geagea.

- Vendredi 6 : La conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE) entame ses travaux à Paris sous l’égide du président Emmanuel Macron et en présence des pays donateurs et de représentants d’organismes internationaux. Des prêts et des dons d’un montant de 11 milliards de dollars pour le développement des infrastructures du Liban seront avalisés mais sont conditionnés par l’adoption d’une série de réformes par le gouvernement libanais.

- Lundi 9 : « Les législatives pour renforcer politiquement la résistance », déclare le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

- Mardi 10 : Le Premier ministre Saad Hariri s’entretient à deux reprises à Paris avec le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane.

- Samedi 14 : Le président Michel Aoun participe à Dhahran, en Arabie Saoudite, à un sommet arabe. La délégation libanaise est amputée de sa représentation chiite.

- Dimanche 22 : Le candidat chiite opposé au projet du Hezbollah, Ali el-Amine, est la cible d’une agression dans son village de Chakra, à Bint Jbeil, au Liban-Sud. Les auteurs de l’agression seront appréhendés pendant une heure puis relâchés.

- Mardi 24 : Réunion à Bruxelles d’une conférence internationale axée sur le dossier des réfugiés syriens. Le Liban demande sur ce plan une aide de 2,7 milliards de dollars.

- Vendredi 27 : Grande première dans l’histoire du Liban avec le coup d’envoi de la participation des Libanais de la diaspora aux élections législatives. Les Libanais établis dans les pays du Golfe et en Egypte seront les premiers à voter dans leur pays d’accueil.

- Dimanche 29 : Le chef du CPL Gebrane Bassil critique la réconciliation de la Montagne (intervenue en août 2001 entre le patriarche maronite Nasrallah Sfeir et Walid Joumblatt) et s’attire les foudres du chef du législatif et leader d’Amal, Nabih Berry.


Mai

- Mardi 1 : Le Maroc accuse le Hezbollah d’entraîner et de faciliter la livraison d’armes au Polisario, mouvement indépendantiste du Sahara occidental.

- Mercredi 2 : Le candidat druze dans la circonscription du Chouf-Aley, l’ancien ministre Wiam Wahhab, accuse l’ambassadeur de Syrie d’intervention dans la bataille de cette circonscription en faveur de Talal Arslane. Wahhab réclame l’expulsion de l’ambassadeur syrien.

- Jeudi 3 : Le leader des Forces libanaises, Samir Gegaea, déclare dans une interview à L’Orient-Le Jour que « les deux priorités des Forces libanaises sont la souveraineté et la bonne gouvernance ».

- Dimanche 6 : Élections législatives en un seul jour dans l’ensemble du pays sur base d’un mode de scrutin proportionnel.


(Lire aussi : Législatives libanaises 2018 : Les leçons à retenir du scrutin)


- Mardi 8 : Vive tension et échanges de tirs à Choueifat entre le PSP de Walid Joumblatt et le parti démocratique de Talal Arslane. Un partisan du PSP sera tué au cours de l’accrochage.

- Vendredi 11 : Le Premier ministre et leader du Courant du Futur Saad Hariri rejette le principe de la consécration du ministère des Finances aux chiites.

- Samedi 12 : Démission du chef de cabinet du leader du Courant du Futur Saad Hariri, Nader Hariri. Plusieurs responsables de la formation seront en outre limogés.

- Mercredi 13 : Washington et les pays du Golfe imposent des sanctions financières aux membres de la « choura » du Hezbollah, dont le chef du parti Hassan Nasrallah et le « numéro deux » Naïm Kassem.

- Lundi 21 : Les médias et milieux du Hezbollah tournent en dérision le Prix remporté par le film Capharnaüm de Nadine Labaki au Festival de Cannes.

- Mardi 22 : début du mandat, à 0 heure, de la nouvelle Chambre.

- Mercredi 23 : Nabih Berry et Elie Ferzli élus président et vice-président de la Chambre.

- Jeudi 24 : A la suite des consultations parlementaires d’usage, Saad Hariri est chargé par le président Aoun de former le nouveau gouvernement.

- Mercredi 30 : Nabih Berry se prononce contre le principe d’une quote-part allouée au président de la République au sein du gouvernement.



Les élections législatives de mai : on prend les mêmes et on recommence

Depuis la funeste époque de l’occupation syrienne, les milieux politiques, notamment au sein du camp chrétien, ne cessaient de réclamer une refonte sérieuse et en profondeur de la loi électorale afin d’améliorer et de rééquilibrer la représentation populaire et communautaire. En 2018, des élections législatives ont finalement pu être organisées sur base d’une nouvelle loi électorale qui a constitué une première dans l’histoire contemporaine du pays, en ce sens qu’elle a introduit la proportionnelle comme mode de scrutin. Une proportionnelle, toutefois, « à la libanaise » puisqu’elle innove en prévoyant un vote préférentiel qui permet de détourner en quelque sorte la difficulté posée par le classement des candidats d’une même liste appelés à être élus en fonction du pourcentage de voix remportées par la liste en question.

Ce mode de scrutin axé sur la proportionnelle a traditionnellement pour vocation de permettre à des candidats ou partis non affiliés à des courants majoritaires au sein d’une circonscription de se frayer un chemin vers le pouvoir législatif au cas où ils bénéficieraient d’un soutien populaire notable. C’est précisément ce qui s’est produit lors des élections de l’année écoulée, mais de manière déséquilibrée.

Le plus grand perdant de la consultation populaire de mai dernier aura été à n’en point douter le courant du Futur qui a perdu une bonne douzaine de sièges parlementaires et, par le fait même, le monopole de la représentation sunnite. Plus grave encore, cette proportionnelle a permis l’élection de six députés sunnites alliés au Hezbollah et proches du régime Assad, sans compter d’autres parlementaires sunnites indépendants, élus à Tripoli, Beyrouth et Saïda, qui ne se réclament pas du courant du Futur. Tel était précisément l’objectif recherché par le Hezbollah lorsqu’il insistait sans répit pour l’adoption du mode de scrutin proportionnel.

Autre perdant de ces législatives 2018, mais dans une moindre proportion : le leader du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt. Celui-ci était seul maître du jeu au Chouf et à Aley à l’ombre du mode de scrutin majoritaire. La proportionnelle permettra aux adversaires du chef du PSP, notamment l’émir Talal Arslane, de s’imposer en se basant sur leur propre assise électorale, fût-elle minoritaire. Walid Joumblatt laissera quelques plumes, pas trop significatives, mais quand même suffisantes pour permettre au CPL et au Hezbollah de laminer quelque peu son influence, ou tout au moins le monopole de la représentation druze.

Le grand gagnant du scrutin aura été sans conteste le parti des Forces libanaises qui sera pratiquement le seul parti à avoir réussi à accroître sensiblement le nombre de ses sièges, qui a carrément doublé par rapport au Parlement sortant. Les Forces libanaises ont su en effet tirer largement profit du nouveau système électoral, apportant la preuve qu’elles sont solidement implantées dans nombre de circonscriptions dans l’ensemble du pays. Lorsqu’elles n’étaient pas majoritaires (comme à Bécharré), elles ont bénéficié d’une assise suffisamment large pour faire élire leurs candidats. Le nombre de sièges FL est passé, de ce fait, de 8 à 15.

Quant au Hezbollah, son implantation parlementaire est demeurée inchangée, quantitativement, par rapport à l’Assemblée sortante, mais il a quand même remporté un double succès : il a d’abord évité (souvent manu militari et par la méthode forte) que ses listes soient percées dans ses fiefs par des candidats hostiles à son projet politique ; et, parallèlement, il a réussi à faire élire de fidèles alliés dans les fiefs de ses adversaires (notamment dans les circonscriptions du courant du Futur, ce qui apparaissait comme le principal objectif du parti chiite). C’est ce fait précis qui a constitué (avec la nette victoire des Forces libanaises) la nouvelle donne introduite par le scrutin de 2018.

Il reste qu’à peu de choses près, la physionomie politique globale du nouveau Parlement ne diffère pas beaucoup de celle de la Chambre sortante, même si le Hezbollah bénéficie d’une position plus confortable. Mais compte tenu des impératifs des fragiles équilibres communautaires locaux, il ne serait pas excessif de dire que rien n’a vraiment changé, ou presque, au niveau du pouvoir législatif…

M.T.


(Analyses, reportages, repères... Retrouvez tous nos articles sur les législatives libanaises dans notre mini site dédié)



Juin

1er juin : Un décret de naturalisation de 360 personnes, dont des Syriens et des Palestiniens, crée la polémique. Signé par le président Michel Aoun, cosigné par le Premier ministre désigné, Saad Hariri et le ministre sortant de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, il est entouré de flou et de silence.

4 juin : Rencontre tripartite Aoun-Berry-Hariri à Baabda liée à la volonté d’Israël de construire un mur de béton à la frontière avec le Liban.

7 juin : Gebran Bassil part en guerre contre le HCR sur la question du retour des réfugiés syriens et décide de geler les permis de séjour des membres de l’organisation onusienne.

8 juin : FL, Kataëb et PSP réclament l’annulation du décret de naturalisation

11 juin : L’avant-projet de gouvernement est prêt. Mais les nœuds chrétien et sunnites persistent.

13 juin : A Moscou, Saad Hariri s’entretient avec le président russe, Vladimir Poutine.

14 juin : *Gebran Bassil à Genève pour exposer au Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, le point de vue du Liban sur le retour des réfugiés syriens.

*Le PSP présente un recours en invalidation du décret de naturalisation, auprès du Conseil d’Etat.

17 juin : Entre Baabda et Moukhtara, le fossé se creuse, sur fond de crise gouvernementale.

20 juin : *Les FL présentent un recours en invalidation du décret de naturalisation auprès du Conseil d’Etat.

*L’UE adopte un programme de soutien au Liban sans précédent de 165 millions d’euros.

21 juin : La chancelière Allemande Angela Merkel à Beyrouth.

24 juin : Le Hezbollah pose des conditions rédhibitoires pour la formation du gouvernement.

25 juin : L’armée démonte les portiques de sécurité aux entrées de Aïn el-Héloué et Miyé w Miyé.

28 juin : Un premier groupe de 300 réfugiés syriens de Ersal rentrent en Syrie. L’opération est organisée par la Sûreté générale, en collaboration avec la municipalité de Ersal, l’armée et la Croix rouge libanaise.

29 juin : Condamnation du journaliste Fida’ Itani à quatre mois de prison et à une amende de 10 millions de LL pour diffamation contre le chef du CPL, Gebran Bassil. Le journaliste est exilé à Londres depuis août 2017.



Juillet

- Lundi 2 : le président Michel Aoun et le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, dressent leur feuille de route pour la prochaine phase, durant leur entretien à Baabda.

- Mardi 3 : le CPL et les FL tentent de rabibocher leurs rapports. Au lendemain de l’entretien Aoun-Geagea, le ministre de l’Information, Melhem Riachi, est reçu par le chef du CPL, Gebran Bassil, pour préparer une rencontre – qui n’aura pas lieu – entre MM. Geagea et Bassil.

- Mercredi 4 : le chef du PSP, Walid Joumblatt, est reçu à Baabda, mais le nœud druze, un des obstacles à la formation du cabinet, reste inextricable.

- Jeudi 5 : les relations CPL-FL se détériorent. Les FL publient une partie de l’accord de Meerab pour montrer que c’est le parti de Gebran Bassil qui n’en tient pas compte.

- Jeudi 12 : le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, presse le CPL et les FL de « protéger leur réconciliation historique ».

- Jeudi 19 : Samir Geagea accuse nommément Gebran Bassil d’entraver la formation du gouvernement.

- Mardi 24 : une guerre de prérogatives éclate entre Baabda et la Maison du Centre autour du projet de retour des réfugiés syriens chez eux.

- Dimanche 29 : Gebran Bassil annonce que son parti devrait conserver les portefeuilles de l’Énergie et des Affaires étrangères.

- Mardi 31 : guerre de tweets entre le courant du Futur et le candidat druze aux législatives Wi’am Wahhab (proche du Hezbollah et du régime Assad) et entre le leader du PSP Walid Joumblatt et le courant aouniste.

Visite de l’ancien président Nicolas Sarkozy à Moukhtara : « Le Liban est le baromètre du Moyen-Orient », déclare l’ancien président français.


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La longue marche de la pénible gestation du gouvernement

C’est à la fin du mois de mai, dans le prolongement des élections législatives, que le leader du courant du Futur, Saad Hariri, a été chargé par le président Michel Aoun de former le nouveau gouvernement sur base des consultations parlementaires entreprises par le chef de l’État. Commencera alors pour le Premier ministre désigné un véritable chemin de croix qui se poursuivra jusqu’à la fin de l’année sans que M. Hariri ne parvienne à mettre sur pied son équipe ministérielle, du fait des obstacles dressés au fil des mois par certaines factions locales, peut-être à l’instigation parfois de puissances régionales.

La source de ces entraves, qui ont bloqué sept mois durant la formation du gouvernement jusqu’à fin 2018, réside partiellement dans le postulat que le Premier ministre a posé d’entrée de jeu (dans un souci de stabilité interne), à savoir la formation d’un gouvernement « d’union nationale » regroupant toutes les grandes formations politiques du pays, dont le Hezbollah. Un tel postulat revient pratiquement à accorder aux principaux partis un droit de regard, voire un droit de veto, sur le processus de formation du gouvernement.

Alors que la Constitution prévoit qu’il revient au Premier ministre désigné, en coordination avec le président de la République, de former le gouvernement, sur base de consultations entreprises avec les blocs parlementaires, Saad Hariri a d’emblée été l’otage de son propre postulat. Car, consensus oblige, les factions politiquement incontournables ont posé dès le départ leurs conditions pour donner leur aval à la naissance du cabinet.

Un autre impératif conjoncturel a, en outre, rendu le processus encore plus complexe : la nécessité de tenir compte des résultats des législatives dans la composition du gouvernement. Les demandes sur ce plan ont rapidement surgi : le Courant patriotique libre (CPL), fort avec ses alliés électoraux d’un bloc d’une trentaine de députés, a réclamé non moins de dix portefeuilles (pour une formule de 30), voire le tiers de blocage avec 11 ministres, incluant la nécessaire quote-part du président ; les Forces libanaises, qui ont remporté une victoire éclatante aux législatives en doublant quasiment (de 8 à 15) le nombre de leurs sièges parlementaires (contrairement aux autres parties), ont revendiqué quatre portefeuilles dont un ministère régalien et un ministère de poids ou de service ; le Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt (PSP), qui a confirmé dans les urnes sa place prépondérante au sein de l’électorat druze à Aley et au Chouf, a souligné que les résultats du scrutin lui donnaient le droit légitime de nommer les trois ministres druzes ; le Hezbollah, pour la première fois depuis sa participation au pouvoir exécutif, a insisté de son côté à prendre en charge un ministère de service de poids, en l’occurrence la Santé.

Ces requêtes sont certes classiques et coutumières dans tout processus de formation du gouvernement au Liban. Sauf que cette fois-ci, leurs effets inhibiteurs ont été accentués par une cascade de manœuvres liées à des enjeux de pouvoir. Au fil des semaines et des mois, il est apparu que le CPL et le Hezbollah s’étaient fixé pour objectif – leur degré de coordination sur ce plan n’étant pas très clair – de laminer l’influence du courant du Futur, du PSP et des FL au sein du gouvernement, et sur la scène politique d’une manière générale. Dès le départ, des attaques frontales furent lancées par le CPL contre les FL et le PSP. Gebran Bassil tentera d’imposer la présence de Talal Arslane au gouvernement, niant de ce fait au PSP le droit de nommer les trois ministres druzes. Un compromis sera en définitive trouvé, en vertu duquel le troisième ministre druze ne serait pas affilié au bloc du PSP mais serait agréé par Walid Joumblatt.

Quant aux FL, le chef du CPL s’emploiera à obtenir que leur quote-part se limite à trois portefeuilles au lieu de quatre, tout en s’opposant à leur octroi d’un portefeuille régalien ou d’un ministère de poids. Au terme de longues et pénibles tractations, accompagnées de joutes verbales, le parti de Samir Geagea finira par se contenter de quatre portefeuilles relativement « secondaires » dans le but de faciliter la naissance du gouvernement, sans compter que le tandem chiite Hezbollah-Amal, le CPL et le courant du Futur s’étaient entre-temps partagé entre eux les ministères régaliens ainsi que les portefeuilles de service ou de poids.

Les « obstacles » druze et chrétien ayant été levés, la formule ministérielle était sur le point d’être annoncée officiellement au début du mois de novembre. C’est alors que le Hezbollah entra en scène pratiquement au dernier quart d’heure en sortant de son chapeau un lapin impromptu, en l’occurrence les six députés sunnites anti-Hariri, insistant pour que l’un d’entre eux fasse son entrée au gouvernement dans le but évident d’affaiblir le leadership sunnite de Saad Hariri. Le compromis concocté sur ce plan sous les auspices du président consistera à désigner un ministre sunnite n’étant pas de la mouvance du courant du Futur et avalisé par les six députés anti-Hariri. Le pays se préparait ainsi à célébrer la naissance du cabinet à la veille de Noël. Les espoirs s’envoleront toutefois en fumée sous le coup d’un obstacle de dernière minute : l’insistance du chef du CPL à inclure le ministre non haririen au bloc aouniste, ce qui reviendrait à octroyer au président de la République et au CPL le tiers de blocage. C’est au niveau de ce dernier point qu’est apparue en fin d’année une source sérieuse de friction entre le courant aouniste et le Hezbollah, le parti chiite menant une virulente campagne, par l’entremise des médias gravitant dans son orbite, pour stigmatiser les appétits ministériels de Gebran Bassil. Ce qui amènera le président Aoun à dénoncer fin décembre sur le perron de Bkerké, dans une allusion à peine voilée au Hezbollah, les tentatives d’imposer un fait accompli – transcendant la Constitution – dans les mécanismes de formation des gouvernements. Une petite phrase qui en dit long sur l’état des rapports entre le courant aouniste et le parti pro-iranien, et qui surtout laisse entrevoir une grave crise du système qui risque, tôt ou tard, de poindre à l’horizon.



Août

- Mardi 7 : le général italien Stefano Del Col prend la tête de la Finul. Il succède au général irlandais Michael Beary.

- Vendredi 10 : le ministre Marwan Hamadé déclare à L’Orient-Le Jour que « la dictature de Gebran Bassil ne passera pas ».

- Dimanche 12 : un important incendie de forêt ravage d’inestimables superficies de pins et de chênes centenaires dans le Akkar.

Le CPL insiste pour l’intégration de son allié druze Talal Arslane au gouvernement et affirme que « Walid Joumblatt n’obtiendra pas trois ministres druzes, même s’il faut attendre la fin du mandat Aoun ».

- Mardi 14 : le Premier ministre désigné, Saad Hariri, annonce que le CPL et le président ont accepté d’être représentés par 10 ministres.

- Vendredi 17 : le ministre sortant de l’Information Melhem Riachi donne le coup d’envoi de « l’Institut Élias Moukheiber pour le Liban ». Le jeune fils du défunt (qui fut l’un des piliers du 14 Mars) Samir Moukheiber lance à cette occasion un message d’espoir à la jeunesse, invitant les jeunes à « ne pas perdre espoir » pour que « le Liban redevienne la Suisse du Moyen-Orient », rappelant une phrase lancée par son père : « Il est interdit que le Liban vieillisse. »

- Lundi 20 août : Le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, se rend à Moscou pour discuter de l’initiative russe de rapatriement des réfugiés syriens.

L’Orient-Le Jour révèle l’existence de prisons secrètes du Hezbollah dans la banlieue sud ainsi qu’à Baalbeck et au Hermel.

- Mardi 21 : les médias du 8 Mars font état d’un entretien téléphonique entre le président Michel Aoun et son homologue syrien Bachar el-Assad. L’information ne sera pas démentie par les services de la présidence.

- Jeudi 23 : recevant à Baabda un haut responsable du Pentagone, le président Michel Aoun affirme qu’il convoquera les parties libanaises à un dialogue sur la stratégie de défense après la formation du nouveau gouvernement.

- Dimanche 26 : visite du président suisse Alain Berset à Beyrouth.

- Mardi 28 : tous les anciens Premiers ministres se rencontrent à la Maison du Centre pour exprimer leur solidarité (à caractère communautaire) avec le Premier ministre désigné Saad Hariri.

- Mercredi 29 : des centaines de militants manifestent à Beyrouth contre le projet d’incinérateurs pour le traitement des déchets.


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Entre le CPL et le tandem chiite, des dissonances qui vont crescendo

Un rapide survol des développements et prises de position au cours des douze derniers mois permet de déceler des fissures, pour ne pas parler de fractures, dans l’édifice de l’alliance qualifiée de « stratégique » entre le Courant patriotique libre et le tandem chiite, notamment le Hezbollah. L’alignement du courant aouniste sur l’axe Amal-Hezbollah remonte à février 2006, lorsque le général Michel Aoun a signé avec le leader du parti pro-iranien Hassan Nasrallah un document d’entente qui consacrera le changement radical, à 180 degrés, du positionnement du CPL sur la scène politique locale.

En 2018, les indices d’une dissonance grandissante dans cette relation se sont multipliés, s’étalant sur toute l’année, de sorte que la thèse du simple accident de parcours ponctuel ne saurait être retenue. L’année écoulée avait débuté dès les premiers jours dans un climat de tension politique apparue fin 2017 entre le président de la République et le chef du législatif et leader du mouvement Amal, Nabih Berry, au sujet du décret d’ancienneté de la promotion 1994 des officiers de l’armée, décret signé par le président Aoun sans avoir été avalisé par le ministre (chiite) des Finances, comme le réclamait M. Berry.

Cette tension entre Baabda et Aïn el-Tiné, qui durera plusieurs semaines, portait sur les procédures de prise de décision au niveau du pouvoir exécutif (et le rôle d’un ministre chiite des Finances sur ce plan). Elle prendra une grave tournure en janvier, lorsque le mouvement Amal s’emploiera à torpiller un congrès consacré aux émigrés que Gebran Bassil voulait organiser à Abidjan, en Côte d’Ivoire. M. Bassil sera contraint, sous la menace, de renoncer à se rendre à Abidjan pour participer à la rencontre. Fin janvier, le chef du CPL qualifiera publiquement M. Berry de « baltagi », un terme qui signifie « voyou ». Les miliciens d’Amal se déploieront aussitôt dans les rues de certains quartiers sensibles de Beyrouth, notamment devant le quartier général du CPL situé à Mirna Chalouhi, dans le secteur de Sin el-Fil, où des tirs d’armes automatiques seront signalés.

Le 31 janvier, un grave dérapage sécuritaire sera évité de justesse lorsque des dizaines de miliciens d’Amal circulant à bord de motos feront irruption de manière intempestive dans le centre de Hadeth, poussant les partisans du CPL, appuyés à titre individuel par des sympathisants Kataëb et des Forces libanaises, à se déployer à leur tour en force dans les rues de la localité. Il faudra plusieurs jours pour résorber les conséquences de ce débordement milicien, et la rupture entre Nabih Berry et Gebran Bassil durera plusieurs semaines.

La dissonance entre le courant aouniste et le mouvement Amal n’était pas en réalité propre à la conjoncture du moment. Les tiraillements entre les deux formations remontent en effet à plusieurs années, plus précisément à l’époque des élections législatives de 2009, lorsque le courant aouniste et Amal croiseront le fer dans la circonscription de Jezzine, le général Aoun refusant de concéder les trois sièges en question (ou l’un d’eux) à M. Berry qui les avait remportés en 1992, à l’époque de l’occupation syrienne. Le scrutin de 2009 sera marqué par la victoire des trois candidats aounistes, ce qui laissera un goût amer au leader d’Amal.

La tension endémique entre le CPL et Amal se manifestera lors de l’élection présidentielle de 2016, M. Berry se montrant très peu enthousiaste à l’égard de la candidature du général Aoun. Le dossier des navires-centrales, visant à accroître la production d’électricité, constituera en outre un autre sujet de grande discorde entre le courant aouniste et Amal. Il reste que l’élément nouveau qui a émergé dans ce cadre en 2018 est l’extension de cette mésentente au Hezbollah. Au début du mois de février, M. Bassil faisait ainsi état, dans une interview à Magazine, de divergences avec le parti chiite sur certaines questions d’ordre interne, tout en relevant le caractère « durable » de son alliance avec la formation pro-iranienne au niveau « stratégique ». « Sur les questions internes, le Hezbollah prend des options qui ne servent pas les intérêts de l’État libanais, et cela, c’est tout le Liban qui en paye le prix », déclarait M. Bassil dans ce qui était sa première critique publique du Hezbollah.

Cette tension avec le tandem chiite, devenue chronique, se traduira, lors des élections législatives de mai, par un nouveau divorce électoral entre le CPL et Amal dans la circonscription de Jezzine, mais, surtout, par une rupture entre le courant aouniste et le Hezbollah à Jbeil, où chacune des deux formations présentera une liste et un candidat chiite. Le Hezbollah subira une défaite cuisante dans cette circonscription.

L’apogée de la dissonance avec le Hezbollah sera atteinte à la fin de l’année lors des tractations pour la formation du gouvernement, le parti chiite s’opposant aux tentatives du bloc aouniste de s’octroyer le tiers de blocage au sein du cabinet en gestation. À la veille de Noël, le président Aoun dénoncera sur le perron de Bkerké, dans une allusion à peine voilée au Hezbollah, les tentatives d’imposer de nouvelles pratiques au niveau de la formation des gouvernements.

Cette cascade de désaccords avec le tandem chiite reflète-t-elle simplement des enjeux de pouvoir classiques, en rapport peut-être avec des calculs portant sur la prochaine échéance présidentielle, ou représente-t-elle au contraire l’indice précurseur d’un conflit potentiel sur la nature du système politique, ou aussi de divergences plus profondes d’ordre stratégique, liées à des considérations régionales ? Pour l’heure, rien n’indique que nous nous trouvons face à ce second cas de figure. Mais l’année 2019 pourrait en tout état de cause apporter des éléments de réponse à l’ensemble de ces interrogations.

M.T.



Septembre


- Samedi 1 : Décès de Robert Frangié, fils de l’ancien président Sleiman Frangié.

- Dimanche 2 : Le « numéro deux » du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, rappelle le chef du CPL à l’ordre. « La présidence n’est pas liée à la présidence de la République, déclare-t-il. Si certains lient la mise sur pied du cabinet à la présidence de la République et pensent que leur position au sein du gouvernement va leur permettre d’accéder à la présidence après le mandat Aoun, nous leur disons qu’ils se bercent d’illusions ».

- Lundi 3 : *Le Premier ministre désigné Saad Hariri remet au président Michel Aoun une formule ministérielle de 30 ministres qui ne sera pas toutefois avalisée par le chef de l’Etat.

*Le député Georges Okaïs, membre du bloc des Forces libanaises, présente une proposition de loi interdisant la détention provisoire d’internautes.

- Mardi 4 : prémices de crise entre la présidence de la République et le Premier ministre désigné autour de leurs prérogatives respectives concernant le processus de formation du gouvernement.

- Dimanche 9 : au cours de la messe annuelle en mémoire des martyrs des Forces libanaises, le leader des FL Samir Geagea exhorte le président Michel Aoun à sauver son propre mandat.

- Lundi 10 : ouverture à La Haye des audiences finales du Tribunal spécial pour le Liban appelé à rendre son verdict dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri.

- Jeudi 13 : le député Waël Bou Faour (PSP) accuse le président Michel Aoun de chercher à remettre en question l’accord de Taëf et d’attiser le confessionnalisme.

- Vendredi 14 : le principal avocat des victimes de l’attentat du 14 février 2005 qui a coûté la vie à Rafic Hariri affirme, lors des audiences finales du TSL à La Haye, que le Hezbollah était « la main » de Damas au Liban.

- Dimanche 16 : le patriarche maronite Béchara Raï se prononce pour la formation d’un « gouvernement d’urgence neutre et rassembleur ».

- Vendredi 21 : *en visite à Beyrouth, le chef du FBI assure le Liban du soutien des USA à l’armée.

*Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah réitère ses attaques contre les USA, l’Arabie saoudite et Bahreïn.

- Dimanche 23 : le député Yassine Jaber, membre du bloc du mouvement Amal, déclare que « le mandat Aoun conduit le Liban droit au gouffre ».

- Lundi 24 : *en visite à New York pour participer à l’assemblée générale de l’ONU, le président Michel Aoun s’entretient avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

*Le Parlement vote la loi nationale sur la gestion des déchets.

- Mardi 25 : le Parlement avalise le Traité sur le commerce des armes.

- Jeudi 27 : à la tribune de l’ONU, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme que l’aéroport de Beyrouth est « cerné par les missiles du Hezbollah ».



Octobre

- Vendredi 4 : le chef du CPL Gebran Bassil insiste pour que le critère d’« un ministre pour cinq députés » soit adopté dans la formation du cabinet (ce qui réduirait la quote-part des Forces libanaises à trois ministres, au lieu des quatre réclamés par les FL).

- Lundi 8 : dans une déclaration à L’Orient-Le Jour, un député du Hezbollah critique sévèrement l’attitude du chef du CPL Gebran Bassil à l’égard de la formation du gouvernement, soulignant que l’approche du chef du CPL sur ce plan correspond à « des calculs de ménagère » qui retarde la formation du cabinet.

- Vendredi 13 : le président français Emmanuel Macron s’entretient à Erevan, en marge du sommet de la francophonie, avec le président Michel Aoun et le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil.

- Vendredi 19 : le CPL refuse de céder le portefeuille de la Justice aux Forces libanaises.

- Lundi 22 : le leader des Forces libanaises Samir Geagea évoque « une guerre d’élimination ratée » contre les FL.

- Mercredi 24 : en visite en Arabie Saoudite pour participer à la conférence internationale sur l’investissement, le Premier ministre désigné Saad Hariri rencontre le prince héritier Mohammed ben Salmane.

- Lundi 29 : l’annonce de la formation du gouvernement paraît imminente après la levée de l’obstacle chrétien, le leader des FL Samir Geagea ayant annoncé en fin de matinée la décision de son parti d’intégrer le nouveau cabinet en dépit de la formule proposée au niveau de l’attribution des portefeuilles qui est en deçà des aspirations initiales des FL. Mais malgré la levée de l’obstacle chrétien, le Hezbollah soulève à la dernière minute une nouvelle requête : la nécessaire participation au gouvernement de l’un des six députés sunnites pro 8 Mars. L’annonce de la mise sur pied du cabinet est de ce fait ajournée.

- Mercredi 31 : dans une interview télévisée à l’occasion du deuxième anniversaire de son accession à la Magistrature suprême, le président Michel Aoun souligne que les six députés sunnites pro 8 Mars ne forment pas réellement un bloc parlementaire, ajoutant que le pays a besoin d’un Premier ministre « fort ».



Novembre

- Dimanche 4 : Le Hezbollah persiste et signe : pas de gouvernement sans représentant des députés sunnites du 8 Mars.

- Dimanche 11 : le Premier ministre Saad Hariri participe à Paris aux cérémonies marquant la centième commémoration de l’armistice de Rethondes.

- Lundi 12 : le Parlement vote une loi sur les victimes de disparition forcée.

- Mardi 13 : le Premier ministre désigné Saad Hariri se déclare fermement opposé à l’entrée au gouvernement de l’un des six députés sunnites pro-8 Mars.

- Mercredi 14 : réconciliation historique à Bkerké entre les Forces libanaises et les Marada.

- Mercredi 21 : dans son message à l’occasion de la fête de l’indépendance, le président Michel Aoun dénonce « l’ingérence étrangère qui entrave la liberté de décision ».

- Lundi 26 : Samir Geagea exhorte le président Aoun et Saad Hariri à former un cabinet avec les ministrables déjà proposés.

- Mardi 27 : de virulentes attaques de Wi’am Wahhab contre la famille Hariri provoquent une vive tension et mobilisent la base du Courant du Futur.

- Mercredi 28 : le président Aoun dans le collimateur du Hezbollah : « Nous sommes les parangons de l’attente. Depuis 1300 ans nous attendons l’imam al-Mahdi », déclare le député hezbollahi Mohammad Raad.



Décembre

- Samedi 1er : vive tension à Jahiliyé (Chouf) entre les partisans de Wi’am Wahhab et les forces de l’ordre qui s’étaient rendues dans le village afin d’interpeller Wahhab dans le cadre de l’enquête sur ses attaques contre la famille Hariri. Des tirs seront signalés, tuant le garde du corps de Wahhab.

- Mardi 4 : l’armée israélienne entame une opération dite « Bouclier du Nord » visant à détruire des tunnels creusés par le Hezbollah.

- Jeudi 20 : au terme d’une réunion nocturne avec une délégation du Hezbollah, les six députés sunnites du 8 Mars avalisent le choix de Jawad Adra pour les représenter au gouvernement. L’annonce de la formation du cabinet paraît de ce fait imminente. Elle sera toutefois une fois de plus ajournée, les députés en question insistant pour que M. Adra leur prête allégeance, ce que ce dernier refuse, tandis que Gebran Bassil tente de convaincre M. Adra de faire partie du bloc du CPL. Les députés sunnites retireront leur soutien à M. Adra.

- Dimanche 23 : décès du père Sélim Abou.

- Mardi 25 : le président Aoun lance, à partir de Bkerké, une pique au Hezbollah en dénonçant les tentatives d’imposer de nouvelles pratiques dans la formation du gouvernement.

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