X

Liban

Saad Hariri finalement reçu par le prince héritier saoudien à Riyad

Liban-Arabie saoudite

Selon des sources au fait de la visite, le délai mis à recevoir le Premier ministre serait dû à des réunions préparatoires d’experts des deux pays, qui ont évoqué l’éventuelle participation du royaume aux réunions de donateurs pour le Liban et les législatives.

Fady NOUN | OLJ
03/03/2018

Le Premier ministre, Saad Hariri, a finalement été reçu hier soir par le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane (MBS), dans le cadre de sa visite à Riyad, marquée par un certain manque de transparence qui a alimenté les rumeurs ces dernières 48 heures.
Mercredi, M. Hariri avait été reçu par le roi Salmane d’Arabie saoudite lors de sa première visite dans la capitale saoudienne depuis la crise en novembre déclenchée par l’annonce de sa démission, à partir de Ryad, et sur laquelle il était ensuite revenu au terme de deux semaines de suspense.

L’audience accordée par le vieux roi à M. Hariri avait été largement médiatisée par les services du palais royal saoudien, qui ont pris soin de diffuser une photo montrant les deux hommes côte à côte, et parfaitement décontractés.
Depuis mercredi, toutefois, laissée sans nouvelles de M. Hariri, la presse locale avait évoqué un « black-out » qui lui rappelait les mauvais souvenirs de la visite rocambolesque de M. Hariri en Arabie saoudite, fin novembre 2017. Au meilleur des cas, circulait la rumeur, MBS fait faire antichambre à notre Premier ministre.
Toutefois, selon des sources au fait de la visite, des réunions d’experts des deux pays se sont tenues au cours des dernières 48 heures pour évoquer l’éventuelle participation du royaume aux réunions de donateurs pour le Liban, à Rome en mars et à Paris en avril, ainsi que les législatives libanaises. Pour brouiller les pistes, les experts de la présidence du Conseil qui se seraient rendus en Arabie saoudite l’auraient fait via une capitale européenne. Et c’est d’ailleurs après un crochet à Paris, où il rendrait compte de son voyage au président Emmanuel Macron, que le Premier ministre rentrerait au Liban.


(Lire aussi : Le retour de Hariri à Riyad, symbole d’un ajustement saoudien ?)


« Moins que normal »
Quoi qu’il en soit, pour des sources critiques du chef du gouvernement, en acceptant d’attendre pratiquement deux jours pour être reçu par le prince héritier, M. Hariri aurait transformé un déplacement qui devait être marqué du sceau de « la réparation » de l’humiliation infligée en novembre dernier en quelque chose de « moins que normal ».
Dans les milieux proches du Courant patriotique libre, on s’indignait en revanche à la seule pensée que les entretiens en Arabie saoudite pourraient en quoi que ce soit bouleverser les alliances électorales déjà nouées par le président du courant du Futur. Bouleversements que n’ont cessé de se promettre, et de chercher à en convaincre l’opinion, les Forces libanaises.
Que ce soit l’un ou l’autre des sons de cloche qui finalement retentira, la visite de réparation en Arabie saoudite est déjà, pour le moins, ternie. Mais le Liban et la participation de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe à la conférence Cèdre, cruciale pour un pays dont l’endettement croît à une vitesse exponentielle, valent bien une concession au côté autocrate de la cour saoudienne.
M. Hariri s’était rendu en Arabie saoudite suite à une invitation que lui avait transmise un émissaire saoudien spécialement venu à cette fin, rappelle-t-on. Arrivé mercredi à l’aube dans la capitale saoudienne, il avait été reçu par l’émissaire saoudien et le chargé d’affaires saoudien au Liban, Walid Boukhari, en présence de l’ambassadeur du Liban à Riyad, Faouzi Kabbara.


Lire aussi

Les FL attendent impatiemment les résultats de la visite à Riyad

Quatre mois après la crise née de sa démission, Saad Hariri reçu par le roi saoudien 

La distanciation, un élément essentiel pour une normalisation libano-saoudienne


Pour mémoire

Idées-cadeaux, l'éditorial de Issa GORAIEB

L’Arabie saoudite tente un replâtrage ultime de ses relations avec le Liban

La mission saoudienne au Liban est riche en messages

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

ON DIT QUOI ?

En langage diplomatique " convocation " se dit invitation .

"Quemander " se dit " Finalement reçu " .

Que notre 1er ministre rentre le plus vite possible, basta ce genre d'humiliation qu'on fait à un libanais chez les bensaouds.

Je vous jure que cela ne vaut pas le coup avec des dirigeants bensaouds qui vont de toute façon disparaître dans un proche avenir.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LES MAUVAISES LANGUES PROMPTES A EJECTER LE VENIN !

Fawzi Charbel

Et si mos dirigeants, tous nos dirigeants se serraient les coudes pour enfin batir un Etat au lieu d'aller quemander des aides de facons plus que degradantes pour eux et surtout pour notre Liban !!!

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

Le magazine économique du groupe

Macroéconomie

Plus d'un million de pauvres

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants