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Liban

Rencontre tripartite Aoun-Berry-Hariri à Baabda

Michel Aoun recevant hier la délégation de Baalbeck. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République, Michel Aoun, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le Premier ministre désigné Saad Hariri, se sont réunis hier au palais présidentiel de Baabda, afin de discuter de la situation au Liban-Sud, notamment de la volonté d’Israël de poursuivre la construction de son mur de béton à la frontière entre les deux pays. Les trois responsables ont été par la suite rejoints par le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, et Amin Farhat, le chef de la délégation militaire en charge d’assister aux réunions tripartites rassemblant le Liban, Israël et la Force intérimaire de l’ONU au Liban-Sud (Finul), organisées régulièrement à Ras Naqoura.
À l’issue de la réunion, Saad Hariri a indiqué que celle-ci a été organisée à la demande du président Aoun, afin d’unifier toutes les positions au sujet de la délimitation de la frontière sud. «Le Liban vit une situation économique difficile et nous devons former un gouvernement le plus rapidement possible », a par ailleurs souligné M. Hariri, appelant toutes les formations politiques à « coopérer pour le bien des citoyens ». Il a ajouté que l’ambiance entre les différentes parties dans le contexte de la formation du cabinet était « positive ».
Auparavant, la situation sécuritaire à Baalbeck-Hermel et le dossier des déplacés syriens avaient été au centre des entretiens du président de la République avec ses visiteurs hier. Depuis la fin des élections législatives, les autorités tentent de traiter la situation sécuritaire à Baalbeck-Hermel sans parvenir réellement à y rétablir l’ordre et à mettre un terme aux délits, rançonnements et autres crimes de droit commun. Le chef de l’État a donc promis hier au député Ali Mokdad et à une délégation du syndicat des commerçants de la Békaa d’agir au plus vite et de pousser les autorités à prendre des mesures décisives dans ce sens.
Devant la délégation syndicale qui exprimait ses craintes, notamment avec le début de la saison estivale et des festivals qui doivent se tenir dans la Békaa, dont une foire commerçante et des expositions de produits industriels et agricoles de la Békaa, parallèlement à plusieurs manifestations culturelles et sociales prévues pour toute la durée du mois d’août, le président Aoun a annoncé que le Conseil supérieur de défense qui s’est réuni à Baabda il y a une quinzaine de jours a donné des instructions précises aux forces de sécurité pour être sévères avec tous ceux qui mettent en danger la sécurité des citoyens de cette région. Le président Aoun a aussi demandé aux habitants de la région de coopérer avec les forces de sécurité pour qu’elles procèdent aux arrestations nécessaires, ajoutant que des mesures spéciales seront prises pendant la période des festivals, en particulier celui qui se tient dans la citadelle de Baalbeck. Selon le président, l’État est déterminé à rétablir la sécurité dans cette région et il ne compte pas se livrer à des compromis à ce sujet, d’autant que la stabilité et l’arrêt des exactions et des abus constituent désormais une demande unanime de la part des habitants de la région. Ces sujets et d’autres plus spécifiques se rapportant à Zahlé ont aussi été évoqués par le président avec le député élu César Maalouf.
Le chef de l’État a aussi abordé avec ses visiteurs, notamment avec une délégation française de la ville de Saint-Étienne accompagnée du député Simon Abiramia et du premier vicaire de l’évêché maronite de Batroun Mgr Boutros Khalil, le dossier des déplacés syriens. M. Aoun a ainsi demandé à la délégation française de refléter le fait que le poids des déplacés syriens est insupportable pour le Liban et qu’il faut absolument trouver une solution acceptable à ce problème. Selon lui, la communauté internationale n’est pas en train d’aider le Liban à trouver des solutions, car elle impose comme condition préliminaire au processus du retour des déplacés la conclusion d’une paix assortie d’une solution politique globale en Syrie, ce qui ne semble pas imminent et fait encourir au Liban de nombreux dangers. Selon le chef de l’État, un bon nombre de déplacés syriens pourrait déjà rentrer chez lui, car une grande partie du territoire syrien connaît désormais la stabilité. Il n’est donc plus nécessaire d’attendre la conclusion d’une paix globale pour amorcer le processus du retour. M. Aoun a demandé à la délégation française de transmettre cette réalité à l’opinion publique en France.
Le chef de l’État a eu aussi une série de rencontres à caractère culturel, éducatif, religieux et social.


Le président de la République, Michel Aoun, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le Premier ministre désigné Saad Hariri, se sont réunis hier au palais présidentiel de Baabda, afin de discuter de la situation au Liban-Sud, notamment de la volonté d’Israël de poursuivre la construction de son mur de béton à la frontière entre les deux pays. Les trois responsables ont été...

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