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Liban

Gouvernement : Aoun et Hariri fixent les modalités de répartition des portefeuilles

"Tout le monde est appelé à faire des sacrifices et des compromis", déclare le Premier ministre désigné, en référence aux obstacles qui entravent sa mission de former le prochain cabinet.

Le président libanais Michel Aoun (g) et le Premier ministre désigné Saad Hariri, le 11 juin 2018, au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le Premier ministre libanais sortant, Saad Hariri, chargé de former le prochain gouvernement, a déclaré lundi que le président Michel Aoun et lui-même avaient fixé les modalités de répartition des portefeuilles entre l'ensemble des formations politiques, alors que le processus de formation du cabinet semblait stagner depuis deux semaines.

"Nous avons fixé un plan concernant la répartition des portefeuilles entre les formations politiques afin de former le gouvernement le plus rapidement possible", a déclaré M. Hariri à l'issue de son entretien avec le chef de l'Etat au palais de Baabda. "Je suis en faveur d'une accélération du processus de formation, mais contre la précipitation", a ajouté le Premier ministre désigné.

Les principaux pôles du pouvoir ont exprimé leur intention de former rapidement ce gouvernement mais la mission du Premier ministre est confrontée à plusieurs obstacles. Le Courant patriotique libre et les Forces libanaises, sortis vainqueurs des élections législatives du 6 mai au sein de l'électorat chrétien, revendiquent tous deux une part importante au sein du prochain gouvernement. Le CPL a également réclamé que les communautés alaouite et syriaque soient représentées au sein du cabinet, ce qui aurait pour conséquence d'augmenter le nombre de ministres à 32. Depuis la tenue du scrutin, les deux formations se disputent la représentation des chrétiens. 

Le leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, réclame pour sa part l'ensemble des portefeuilles réservés à la communauté druze. Mais son principal rival, l'émir Talal Arslane, réclame, lui, au moins un ministère. Ce week-end, M. Joumblatt s'est entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane à Riyad, une rencontre qu'il a qualifiée d'"amicale et chaleureuse".
Autre nœud, la présence ou non d'alliés sunnites du Hezbollah, qui pourrait grignoter la part de M. Hariri au sein du cabinet.

"Les élections sont terminées et tout le monde essaie de capitaliser sur ses forces. Tout le monde est appelé à faire des sacrifices et des compromis", a affirmé le Premier ministre désigné. "Le gouvernement doit intégrer le plus grand nombre de forces politiques car la situation régionale est compliquée et tout le monde doit faire ce qu'il a à faire", a-t-il ajouté.

Michel Aoun avait désigné M. Hariri pour former le gouvernement après que ce dernier ait été nommé par 111 des 128 députés du nouveau Parlement.


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Le Premier ministre libanais sortant, Saad Hariri, chargé de former le prochain gouvernement, a déclaré lundi que le président Michel Aoun et lui-même avaient fixé les modalités de répartition des portefeuilles entre l'ensemble des formations politiques, alors que le processus de formation du cabinet semblait stagner depuis deux semaines.

"Nous avons fixé un plan concernant la...

commentaires (4)

Tous, absolument tous, doivent faire des efforts et des concessions afin de former le plus rapidement un gouvernement digne, (de la confiance du peuple) fort et volontariste. Tout reste à faire, les infrastructures du pays, (eau, électricité, déchets), le secteur economique, l'éducation, l'emploi, le dossier des réfugiés, etc etc.... Se mettre rapidement autour du premier ministre est l'option la plus sage

Sarkis Serge Tateossian

20 h 37, le 11 juin 2018

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Commentaires (4)

  • Tous, absolument tous, doivent faire des efforts et des concessions afin de former le plus rapidement un gouvernement digne, (de la confiance du peuple) fort et volontariste. Tout reste à faire, les infrastructures du pays, (eau, électricité, déchets), le secteur economique, l'éducation, l'emploi, le dossier des réfugiés, etc etc.... Se mettre rapidement autour du premier ministre est l'option la plus sage

    Sarkis Serge Tateossian

    20 h 37, le 11 juin 2018

  • DES COMPROMIS. RIEN QUE DES COMPROMIS COMPROMETTANTS !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    20 h 05, le 11 juin 2018

  • Au nom des sacrifices et des compromise voyons comment seront nos futurs 32 ministres dans un pays ou tout va mal .

    Antoine Sabbagha

    18 h 51, le 11 juin 2018

  • Le CPL ne représente pas la moitié des chrétiens ni les FL ne représentent l'autre moitié. Par conséquent, cessez vos extravagances et vos fanfaronnades; Descendez remettre vos pieds sur terre et aidez Saad Hariri à former un gouvernement dans ce pays du Roi Dagobert devenus la risée du monde même des écrevisses de l'Île Clipperton. Le culle de l'argent vous a aveuglés et la "kanfachi" a fait le reste. Rappelez-vous que le député du Metn Dr Albert Moukhaiber n'avait pas d'argent pour acheter une voiture mais son patriotisme et son intégrité étaient légendaires reconnus par tous les Libanais et ce, quand le Liban était encore Libanais.

    Honneur et Patrie

    18 h 25, le 11 juin 2018