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Liban

Aoun plaide pour une « initiative salvatrice » pour la région

Sommet arabe
OLJ
16/04/2018

Lors de son intervention au 29e sommet annuel des pays membres de la Ligue arabe, à Dhahran en Arabie saoudite, le président de la République, Michel Aoun, a plaidé hier en faveur d’une « initiative salvatrice » pour la région, fondée sur l’unité et le dialogue arabes.
Un an après le dernier sommet arabe, qu’est-ce qui a été accompli? s’est interrogé le chef de l’État. « Les feux de la guerre font toujours rage, le risque de déclenchement d’une guerre internationale en Syrie s’accroît, l’instabilité sévit dans la plupart des pays de la région et le terrorisme se répand (…). De nombreux citoyens ont fui leurs pays et sont devenus des déplacés dans le monde entier, en quête de sécurité ou de moyen de subsistance, à l’instar des Palestiniens par le passé », a-t-il affirmé.
 « Quant au Liban, il a eu son lot de terrorisme, même s’il a réussi à l’éradiquer et le vaincre. Cependant, il souffre toujours des conséquences des crises successives autour de lui, de la crise économique mondiale aux guerres qui l’entourent, en passant par la crise des déplacés. Cette dernière est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase : le Liban est submergé par le nombre de déplacés et croule sous ce lourd fardeau économique, sécuritaire et social », a poursuivi le chef de l’État.

Jérusalem
Abordant ensuite la question palestinienne « qui sous-tend l’instabilité au Moyen-Orient », Michel Aoun a dénoncé « la complaisance, pour ne pas dire la complicité internationale envers les infractions passées et présentes commises par Israël en destruction, déplacement forcé et aliénation des droits durant des décennies ». Il a également dénoncé « les violations par Israël de la souveraineté libanaise qui se poursuivent impunément, de même que ses violations de la résolution 1701, ses violations de l’espace aérien libanais pour frapper la Syrie ainsi que ses menaces persistantes de déclencher la guerre ».
« La solution que je redoutais, celle qui pourrait nous transformer en bouc émissaire, commence à être imposée réellement, et Jérusalem n’en est que le prélude », a repris Michel Aoun. « Allons-nous consentir à la perte de Jérusalem ? Allons-nous accepter le nouveau déracinement les bras croisés, alors que Jérusalem, notre mosquée al-Aqsa et notre église du Saint-Sépulcre deviennent la capitale d’Israël ? Allons-nous fuir face à la confrontation et rejeter la responsabilité sur les autres, d’autant plus qu’à l’horizon se profile une politique qui redessine notre région ? » s’est-il interrogé. « Cette politique, si elle réussit, n’épargnera aucun de nos pays. Allons-nous attendre que cette politique devienne une réalité pour y remédier ou allons-nous agir pour la prévenir ? » s’est-il demandé.
« La guerre internationale sur notre terre n’est plus une guerre par procuration. Tous les événements indiquent qu’elle va devenir une vraie guerre, qui détruira ce qui reste de la stabilité, de l’économie, des infrastructures et des vies humaines dans nos pays. Allons-nous permettre que notre terre devienne la scène où se jouent les guerres des autres ? Allons-nous garder les bras croisés et accepter la destruction de nos maisons et le massacre de nos peuples ? » s’est-il encore interrogé.

Ouverture et solidarité
« Après la tempête qui a frappé notre région, nous devons adopter une vision de l’avenir caractérisée par l’ouverture et la véritable solidarité, sans lesquelles tout salut serait impossible », a-t-il noté, sous la forme d’un appel à une « initiative concrète » pour unifier les rangs arabes et instaurer un dialogue. « Le besoin devient nécessaire pour adopter une initiative qui nous sauvera de l’état actuel de fragmentation », a souligné Michel Aoun. « L’expérience libanaise a prouvé que le dialogue est la solution ; tous les différends politiques et les déclarations enflammées ne dépassent pas les bornes de notre unité nationale », a affirmé le président de la République. « Les dangers sont nombreux, les défis sont énormes et notre responsabilité est immense. À nous de choisir entre la confrontation ou la soumission », a-t-il conclu.
En marge du sommet, Michel Aoun a eu des entretiens avec le roi Salmane d’Arabie. Il s’est également entretenu avec le roi Abdallah de Jordanie, en présence du Premier ministre Saad Hariri et du chef de la diplomatie Gebran Bassil. Les discussions ont porté sur les développements dans la région ainsi que les relations bilatérales. Le chef de l’État s’est également entretenu avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Samedi, il s’était entretenu avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.
De son côté, le Premier ministre Hariri a posté hier sur son compte Twitter un selfie avec le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane et l’émir du Koweït, Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah.

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