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Sexennat Aoun : Retour sur l'an I

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Que retenir de la première année de Michel Aoun à la Magistrature suprême ? L'Orient-Le Jour propose un tour d'horizon.

31/10/2017

Il y a un an, jour pour jour, Michel Aoun était élu, à l'âge de 81 ans, à la présidence de la République libanaise. Avec 83 voix sur 127, l'ancien commandant en chef de l'armée devenait, après deux ans de vide à la magistrature suprême, le 13e président du Liban depuis l'indépendance en 1943.

Dans son discours d'investiture, Michel Aoun souligne "la nécessité de mettre en application le document d'entente nationale (l'accord de Taëf, conclu en 1989 entre les principaux protagonistes libanais) de manière intégrale"; la nécessité d'adopter "une loi électorale garantissant la saine représentation, et ce avant les prochaines élections"; "la nécessité d'éloigner le Liban des conflits extérieurs et d’adopter une politique étrangère indépendante". Il promet de traiter le terrorisme "de manière préventive, dissuasive et agressive jusqu'à son éradication". Il s'engage à régler la question des déplacés syriens, "en assurant leur retour rapide et en œuvrant pour que les camps et les rassemblements de déplacés ne se transforment pas en îlots sécuritaires". Il affirme que la consolidation de l’armée sera son "obsession et sa priorité". Il souhaite une réforme socio-économique faite sur les bases d'un régime de transparence et à travers l'adoption du corpus légal permettant de lutter contre la corruption.

Depuis son accession à la tête de l'État, sur quels engagements le président Aoun a-t-il avancé? Retour sur la première année de son mandat.

 

 

SÉCURITÉ

 
Le président de la République Michel Aoun (c), le commandant en chef de l'armée Joseph Aoun (d) et le ministre de la Défense Yaacoub Sarraf (g) lors d'une conférence de presse, 30 août 2017, au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra.

 

En août, l'armée libanaise chasse les jihadistes du groupe État islamique des hauteurs de Qaa et de Ras Baalbeck, à la frontière libano-syrienne dans le cadre de l'opération "L'aube des jurds" et récupère les corps des militaires qui avaient été enlevés par l'EI en août 2014. Près d'un mois auparavant, le 21 juillet, le Hezbollah avait de son côté lancé une bataille contre les jihadistes du Front Fateh el-Cham (ex Front al-Nosra) dans les hauteurs de Ersal, également à la frontière de la Syrie.

Le 30 août, entouré du commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun, et du ministre de la Défense, Yaacoub Sarraf, Michel Aoun annonce "la victoire du Liban contre le terrorisme".

Le lendemain, M. Aoun réclame une enquête afin de déterminer les circonstances dans lesquelles les militaires ont été tués et de sanctionner les responsables. En septembre, M. Aoun mettra en cause, lors d'une réunion du Conseil supérieur de la défense, "le manque de transparence de certains (anciens) responsables", dans l'affaire de l'enlèvement par l’EI et ensuite de l'assassinat des militaires libanais.

 


Michel Aoun au chevet des militaires blessés lors de la bataille contre les jihadistes.

 

 

 

DIPLOMATIE  

Lors de la première année de son mandat, Michel Aoun multiplie les visites dans le Golfe, mais reporte un voyage en Iran. Lors de ses diverses interventions à l'étranger, la question des réfugiés syriens sera souvent sur la table.

 

Moyen-Orient / Golfe

Le 7 novembre 2016, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, se rend à Baabda pour féliciter Michel Aoun, élu président de la République une semaine plus tôt. Le même jour, M. Aoun reçoit le ministre syrien des Affaires présidentielles, Mansour el-Azzam, représentant le président syrien Bachar el-Assad.

 

M. Aoun recevant l'émissaire syrien Mansour Azzam. Photo d'archives.

 

Le 21 novembre, l'émir Khaled el-Fayçal, délégué par le roi d'Arabie saoudite, est reçu par le président Aoun. Cette visite semble avoir ouvert une nouvelle page entre les pays du Golfe et le Liban, au terme d'une quasi-rupture de plusieurs mois.

Le 23 novembre, le chef de la diplomatie du Qatar, l'émir Mohammad ben Abdel Rahmane al-Thani, se rend à Beyrouth pour féliciter le chef de l'État et renouveler son soutien au Liban.

Le 15 décembre, Michel Aoun se félicite de la "normalisation" des relations entre le Liban et les monarchies du Golfe.

Le 9 janvier 2017, le président Aoun se rend à Riyad "pour dissiper les malentendus dans les relations libano-saoudiennes". Il s'agit du premier déplacement du président Aoun à l'étranger depuis son élection à la tête de l'Etat. Deux jours plus tard, M. Aoun, se rend au Qatar, auquel il demande de continuer à suivre le dossier des militaires libanais qui étaient alors toujours retenus en otage par l'EI.

 

L'émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani lors d'un entretien avec le président libanais au palais princier de Doha. Photo Ani

Le 13 février, Michel Aoun se rend au Caire où il est reçu par le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi, le chef de l'Église copte orthodoxe d'Égypte, le pape Tawadros II et le Grand imam d'al-Azhar Ahmad al-Tayeb. Le lendemain, il se rend à Amman, où il évoque avec le roi Abdallah II de Jordanie la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays, ainsi que la crise des réfugiés syriens.

Le 28 mars, le président Aoun et le Premier ministre, Saad Hariri, se rendent à Amman pour le sommet annuel de la Ligue arabe. Lors de son discours devant les dirigeants arabes, M. Aoun appelle à la fin des "guerres fratricides" dans le monde arabe et à l'instauration d'un dialogue.

Le 18 octobre, l'Iran réitère son invitation officielle à M. Aoun par le biais du directeur général de l'Institut iranien de radio et de télévision, Abdelali Ali Askari, en visite à Baabda, à l’heure où M. Aoun décide d'ajourner sine die une visite à Téhéran pour des considérations diverses, liées principalement aux pressions américaines qui s'accentuent sur le Liban à cause du dossier du Hezbollah.

 

Monde

Le 4 février, devant le Haut Commissaire pour les réfugiés, Filippo Grandi, Michel Aoun déclare que "les réfugiés syriens ne peuvent pas rester au Liban définitivement" et que "les grandes puissances doivent travailler avec le gouvernement de Damas" pour "créer des zones sécurisées en Syrie" afin de permettre aux réfugiés de rentrer dans leur pays.

Le 16 mars, le président Aoun effectue à Rome sa première visite officielle en Europe. Il est reçu au Vatican par le pape François. Ce dernier lui promet de se rendre au Liban.

 

Michel Aoun reçu par le pape François au Vatican. AFP / POOL / Alessandra TARANTINO

 

Le 19 septembre, M. Aoun, participe à l'ouverture de la 72e session de l'Assemblée générale des Nations unies, qui se tient au siège de l'organisation, à New York. Aucune rencontre n'aura cependant lieu à cette occasion, contrairement à l'accoutumée, entre lui et le président américain Donald Trump.

Le 21 septembre, dans son allocution à l’ONU, le président Aoun insiste sur le fait qu'il est urgent d'organiser le retour des déplacés syriens au Liban vers leur pays. Il répète également le refus de son pays de toute naturalisation de réfugiés. A la fin de son allocution, M. Aoun avance la candidature du Liban comme siège onusien du dialogue des civilisations et des religions.

Le 24 septembre, le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk, décide de se retirer de la délégation accompagnant le président Michel Aoun dans sa visite d'État à Paris, afin de protester contre l'entretien qu'a eu à New York son collègue des Affaires étrangères, Gebran Bassil, avec son homologue syrien, Walid Moallem.

Le 25 septembre, le président Aoun est reçu à l'Élysée par son homologue français, Emmanuel Macron. Comme prévu, l'entretien porte notamment sur les réfugiés syriens et la coopération militaire entre le Liban et la France. Lors de cette rencontre, M. Aoun affirme que "l'aide fournie par les Nations unies pour maintenir les réfugiés dans des camps doit être utilisée pour les ramener dans leur pays à partir de maintenant". Un mois plus tard, le président français répond de manière indirecte à son homologue libanais en affirmant France ne soutiendra aucun "retour subi" de réfugiés syriens dans leur pays tant que la stabilité politique ne sera pas assurée.

 

Le président libanais Michel Aoun reçu à l'Élysée, par son homologue français, Emmanuel Macron. REUTERS/Stephane Mahe

 

LES RELATIONS AVEC LE HEZBOLLAH

Le 11 février, le président Aoun réitère son appui au Hezbollah, soulignant la nécessité des "armes de la résistance face à l'occupation israélienne". Ces propos provoqueront de nombreux remous.

Le 22 septembre, le président Aoun affirme dans un entretien au site d'information en ligne Al-Monitor que le maintien des armes du Hezbollah reste justifié en raison de la menace israélienne qui pèse toujours sur le Liban.

Le 23 septembre, interrogé par le Figaro sur l'accord qu'il a scellé en 2006 avec le Hezbollah, alors qu'il était chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun affirme que "grâce à cet accord, nous avons pu échapper à un conflit interne au Liban". "Sincèrement, je crois que j'ai sauvé l'État libanais", ajoute-t-il, estimant qu'"il y a parfois eu, au sein du monde sunnite, des tendances à l'hégémonie".

 

(Lire aussi : Aoun dédouane le Hezbollah, même sur la Syrie...)

 

 

LOIS

 


Loi électorale et législatives

Le 12 avril, Michel Aoun, faute d'entente sur une nouvelle loi électorale, prend l'initiative de recourir à un article constitutionnel lui permettant d'obtenir un ajournement d'un mois d'une séance parlementaire consacrée au vote d'une proposition de prorogation de la législature jusqu'au 20 juin 2018, qui aurait été la troisième depuis 2009. Le président Aoun avait jusque-là exprimé à plusieurs reprises son opposition à une extension du mandat du Parlement, qu'il considère comme anticonstitutionnelle et illégitime.

Le 14 juin, le gouvernement approuve le nouveau texte de loi électorale et le mandat du Parlement est alors prorogé de 11 mois, avec l'aval du chef de l’État, pour des raisons techniques. Les législatives sont censées ainsi avoir lieu en mai 2018.

Le 17 juin, M. Aoun promulgue la nouvelle loi électorale votée par le Parlement. Elle porte le numéro 44.

 

 


M. Aoun entouré du président du Parlement Nabih Berry et du Premier ministre Saad Hariri à Baabda.

Photo Ani.



 

Les législatives partielles

Les sièges parlementaires de Michel Aoun (Kesrouan), Badr Wannous (Tripoli), décédé le 5 janvier 2017, et Robert Fadel (Tripoli), qui a présenté sa démission le 30 mai 2016, sont toujours vacants, ce qui constitue une violation à la Constitution. Le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk,  affirme que son ministère est prêt à organiser des partielles et qu’il ne manque que le feu vert du président Michel Aoun. Ces élections n’ont pas eu lieu. 

 

La grille des salaires

Les 18 et 19 juillet, le Parlement adopte la grille des salaires dans la fonction publique et l'enseignement, ainsi que des mesures devant en assurer le financement. Dès le lendemain, M. Aoun affirme qu'"il aurait mieux valu adopter le budget puis la grille des salaires, après avoir déterminé les ressources à même de financer cette dernière". Mais, le 21 août, il contresigne les deux lois sur la grille des salaires et sur les taxes.

Un mois plus tard, le Conseil constitutionnel invalide l'intégralité de la loi de financement de la grille. M. Aoun commente la décision du CC en estimant qu’il a "exercé son rôle naturel".

Fin septembre, le gouvernement approuve une série d'amendements concernant la loi (n° 45) contenant les mesures fiscales devant financer le relèvement de la grille des salaires, qui avait été invalidée par le CC. M. Aoun défend l’accord en vertu duquel la nouvelle grille des salaires du secteur public pourra vraisemblablement être appliquée.

Le 9 octobre, les députés votent la totalité des dispositions fiscales devant financer la grille des salaires pour la fonction publique. 

 

Le budget

Le 19 octobre, après trois journées de débats au Parlement, les députés adoptent le budget de l'État pour l'exercice 2017. Le dernier budget voté par la Chambre remontait à 2005, tandis que le dernier bilan voté est celui de l'exercice.

Le 20 octobre, lors d’un Conseil des ministres, le président Aoun salue le vote du budget 2017 et appelle à accélérer le processus de vote du budget 2018.

 

Les anciens loyers

Le 20 janvier, plus de deux ans après sa mise en application, le 27 décembre 2014, la loi sur la libéralisation des anciens loyers est amendée par le Parlement, dans le sens d'un assouplissement de certaines dispositions en faveur des anciens locataires. Le 10 février, une délégation des locataires des immeubles anciens demande à M. Aoun de renvoyer la loi sur les loyers. 

 

La diaspora

Le 4 mai, le président libanais Michel Aoun et le Premier ministre Saad Hariri signent le premier décret de la loi sur le recouvrement de la nationalité libanaise, lors de la quatrième édition de la conférence baptisée "Lebanese Diaspora Energy".

 

Les animaux

Le 29 août, le président signe la première loi, approuvée au Parlement le 16 août, pour la protection des animaux au Liban.

Le 1er avril, Michel Aoun lance une campagne de protection des oiseaux migrateurs traversant le Liban.

 

 

ÉNERGIE

 

Navires-centrales et électricité

Le dossier de l’électricité et de la location des deux navires-centrales suscite des remous sur la scène politique libanaise. Les députés Boutros Harb et Samy Gemayel, l'ancien ministre Achraf Rifi, et nombre de journalistes et d'activistes de la société civile critiquent avec véhémence un contrat que voulait attribuer le ministère de l'Énergie, proche des milieux aounistes.

Le 20 octobre, dans le cadre de l'appel d'offres sur la location de deux navires-centrales, le Conseil des ministres décide alors d'accorder un délai d'une semaine aux trois sociétés candidates recalées – BDE, Younis et MEP – pour finaliser leurs documents. Et ce contrairement à la décision, une semaine auparavant, de la direction des adjudications (DDA) de juger invalide l'appel d'offres, car elle avait rejeté les offres de ces trois sociétés et estimé qu'une seule offre – sur les quatre reçues – était conforme au cahier des charges.

Pétrole

Le 13 octobre, le Liban reçoit deux candidatures dans le cadre de l'appel d'offres pour l'attribution des licences d'exploration et de production d'hydrocarbures offshore de cinq des dix blocs de la Zone économique exclusive (ZEE) libanaise. Le processus de l'appel d'offres avait été bloqué durant plus de trois ans.

 

 

JUSTICE

 

Le 28 septembre, le cheikh salafiste libanais Ahmad el-Assir, jugé par le tribunal militaire pour les affrontements de Abra en 2013, est condamné à mort. Le procès porte sur les affrontements qui avaient eu lieu en juin 2013 à Abra, dans la banlieue de Saïda (Liban-Sud), entre des islamistes menés par le chef religieux et l'armée libanaise.

Le 20 octobre, la Cour de justice, présidée par Jean Fahd, condamne à mort, par contumace, Habib Chartouni, militant du Parti syrien national social (PSNS, pro-Assad), et Nabil Alam, ancien haut responsable du PSNS, tous deux inculpés pour l'organisation et l'exécution de l'assassinat, le 14 septembre 1982, de l'ancien président de la République Bachir Gemayel.

Le 25 octobre, dix-huit ans après le massacre qui avait coûté la vie, le 8 juin 1999, à quatre juges, tués alors qu'ils se trouvaient en plein prétoire à Saïda, au Liban-Sud, un mandat d'arrêt est enfin lancé à l'encontre du chef de Esbat el-Ansar et de certains de ses partisans.

Le 27 octobre, renouant avec une tradition négligée depuis 2010, le corps de la magistrature inaugure la nouvelle année judiciaire en grande pompe. Le chef de l'État décrète que le 8 juin sera désormais commémoré comme la journée des "martyrs de la justice", en hommage aux quatre juges assassinés le 8 juin 1999 à Saïda.

 

 

 

NOMINATIONS

 

Le 24 janvier, M. Aoun signe le décret portant sur la nomination de Imad Kreidieh en tant que nouveau patron d'Ogero, la société qui gère le réseau télécoms libanais. Il succède à Abdel Menhem Youssef, qui faisait l'objet de poursuites judiciaires dans le cadre de l'affaire des réseaux Internet illégaux. 

Le 8 mars, le gouvernement met fin au blocage et valide un train de nominations militaires, sécuritaires et judiciaires. Parmi les nominations validées par le gouvernement, fruit d'un accord global entre l'ensemble des formations politiques, celle du général Joseph Aoun qui succède au général Jean Kahwagi au poste de commandant en chef de l'armée. 

 

 

M. Aoun présidant un Conseil des ministres à Baabda. Photo Dalati et Nohra.

 

Le 20 juillet, après plusieurs semaines de tractations, le gouvernement approuve la nomination de près de 200 diplomates dans les ambassades et les consulats libanais à travers le monde. Le Vatican refuse par contre, et pour la première fois depuis quarante ans, d'accréditer le candidat du Liban au poste d'ambassadeur au Saint-Siège, Johnny Ibrahim, pour appartenance à la franc-maçonnerie.

Le 10 octobre, M. Aoun signe le projet de décret des permutations et des nominations judiciaires. Deux mois avant cela, la décision de transférer le président du Conseil d'État, Chucri Sader, à la présidence d'une chambre au sein de la Cour de cassation, suscite des commentaires négatifs, les milieux opposants parlant de limogeage. 

Le 12 octobre, le gouvernement approuve la nomination de 71 membres du Conseil économique et social. Roger Nasnas, président sortant du CES, avait confié à L'Orient-Le Jour dans une ancienne interview que la création du CES "avait été longtemps reportée par les responsables politiques, qui n'en voyaient pas l'utilité".

 

DROITS ET LIBERTÉS

 

Droits de la femme

Le 18 décembre 2016, la composition du gouvernement est annoncée 45 jours après des consultations parlementaires non contraignantes menées par Saad Hariri, désigné le 3 novembre par M. Aoun, pour le former. Une seule femme est nommée ministre dans le nouveau gouvernement.

Le 17 juin 2017, déplorant le fait que la nouvelle loi électorale n'a pas envisagé de quota féminin, M. Aoun invite les partis politiques à encourager les femmes à présenter leur candidature. Et le 25 octobre 2017, le chef de l'État exprime son intention d'établir l'égalité hommes-femmes dans la loi libanaise "malgré les nombreux obstacles", en recevant une délégation de l'ONG Kafa, engagée sur la question du droit des femmes. 

Le 6 août, le Parlement abroge l'article 522 du code pénal libanais qui stipulait, entre autres, qu'un violeur pouvait échapper à la condamnation s'il reconnaissait son crime et épousait sa victime.

 

LGBT

Le 23 décembre 2016, M. Aoun demande au procureur général près la Cour de cassation, Samir Hammoud, de se saisir du témoignage, publié par l'organisation Human Rights Watch (HRW), d'un réfugié syrien homosexuel accusant des soldats de l'armée libanaise et des agents des Forces de sécurité intérieure de l'avoir torturé. 

En mai 2017, la communauté homosexuelle du Liban (LGBTIQ), qui avait prévu une semaine de festivités pour célébrer la Journée internationale contre l'homophobie, est victime d'une campagne orchestrée de pressions, d'intimidations, voire de menaces proférées par un nombre d'instances musulmanes du pays. L’événement n’aura pas lieu. Le même mois, des LGBT choisissent de célébrer en privé la clôture de la première gay pride jamais organisée au Liban et dans le monde arabe.

Le 8 octobre, Suzy, l'une des premières femmes transgenres au Liban, est arrêtée. Des appels sont lancés par plusieurs ONG et internautes pour sa libération. 

 

Censure

Le 30 janvier 2017, Hassan Saad est arrêté. Le 21 mars, Ahmad Ahmaz l’est également. Le 12 août 2017, c’est au tour de Hanadi Gergès d’être arrêtée. Ces trois Libanais sont accusés de s’en être pris sur les réseaux sociaux au président Aoun. Ils seront libérés au bout de quelques jours.

 

 

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gaby sioufi

oublions tt cela.
revenons a la realite .
Aoun+hezb=Liban
tt le reste est bagatelle

FAKHOURI

Cet article montre les promenades présidentielles. Rien de concret au niveau de la nation

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

RETENIR QUE LES DEUX PLUS IMPORTANTS BUTS... L,ETAT FORT ET L,ARMEE SEULE FORCE SUR LE SOL NATIONAL... N,ONT POINT ETE NON ATTEINTS MAIS MEME PAS INITIÉS !

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