Le ministre libanais de l'Intérieur, Nohad Machnouk. Photo Twitter
Le ministre libanais de l'Intérieur, Nohad Machnouk, a stigmatisé dimanche l'entretien qui a eu lieu jeudi à New York entre le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, et son homologue syrien, Walid Mouallem, estimant que cette rencontre était une "agression politique" contre le chef du gouvernement libanais, Saad Hariri.
Gebran Bassil avait rencontré Walid Mouallem en marge de la 72e session de l'Assemblée générale de l'ONU. La réunion s'était tenue en présence de l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari.
Cité par des médias locaux, M. Machnouk a estimé, lors d'un petit-déjeuner avec des personnalités beyrouthines, que la rencontre entre MM. Bassil et Mouallem "est une agression politique contre Saad Hariri", assurant qu'une "réponse lui sera donnée par tous les moyens".
Le Liban est divisé quant à la position à adopter vis-à-vis du gouvernement syrien, en raison du clivage interne entre pro-régime syrien et pro-rebellion depuis le début du conflit en Syrie en 2011. Saad Hariri et sa formation, le Courant du Futur (auquel appartient M. Machnouk) sont de farouches opposants au régime Assad.
En milieu d'après-midi, le ministre de l'Intérieur a relayé sur sa page Twitter des informations du quotidien an-Nahar, selon lesquelles il a annulé son déplacement lundi à Paris avec le président de la République, Michel Aoun, en raison "probablement", selon le journal, de l'entretien entre Gebran Bassil et Walid Mouallem. M. Bassil est le chef du Courant patriotique libre, fondé par le président Aoun. Un peu plus tard, le ministre de l'Intérieur a effacé de sa page Twitter le message en question.
"Les conflits politiques bloquent les projets et le progrès de l'Etat", a déploré M. Machnouk.
Sur un autre plan, le ministre de l'Intérieur a assuré que les élections législatives, prévues en mai prochain, après trois prorogations que le Parlement s'est accordées depuis 2009, auront lieu dans les délais prévus. Il a également affirmé que l'enregistrement préalable des électeurs se fera en fonction de leur lieu de résidence, et non selon les cartes d'identité biométriques, un projet qui fait scandale.
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Gebran Bassil avait rencontré Walid Mouallem en marge de la 72e session de l'Assemblée générale de l'ONU. La réunion s'était tenue en présence de l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari.
Cité par des médias locaux, M. Machnouk a estimé, lors d'un petit-déjeuner avec des personnalités beyrouthines, que la rencontre entre MM. Bassil et Mouallem "est une agression politique contre Saad Hariri", assurant qu'une "réponse lui sera donnée par tous les moyens".
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Quel scandale ! Le ministre des affaires étrangères rencontre son homologue, bref, il fait son travail. Le ministre de l'intérieur devrait démissionner.
22 h 09, le 24 septembre 2017