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À La Une - Droits LGBT

En privé, la communauté gay libanaise clôture la première gay pride du monde arabe

Les militants ont préféré organiser un déjeuner discret à Batroun.

Photo Ibrahim Chalhoub/AFP

Des LBGT ont choisi de célébrer en privé dimanche la clôture de la première gay pride jamais organisée au Liban et dans le monde arabe, par crainte d'une intervention de la police ou des islamistes. "Nous n'avons pas pu organiser une marche comme une vraie parade gay car les autorités ne nous auraient pas laissés" le faire, explique à l'AFP Léa, une participante, au dernier jour d'une semaine d'activités et de débats pro-LGBT organisée à l'appel de la plateforme Beirut pride dans un pays où la société reste conservatrice.

Au lieu de la parade, les militants ont préféré organiser un déjeuner discret dans un restaurant de la ville côtière de Batroun (nord). "C'est un lieu privé où personne ne peut nous déranger (...) nous pouvons clôturer la 'pride' sans préjudice, sans pression, sans menaces", assure encore Léa, la vingtaine. Elle dit avoir été elle-même menacée d'arrestation: "La police a découvert que j'étais lesbienne (...) après m'avoir restitué mon portable volé et lu mes échanges avec ma petite amie".


"Tester la société"

"Ils m'ont dit qu'ils pouvaient m'arrêter pour infraction", ajoute-t-elle.

Les militants LGBT appellent à la suppression de l'article 534 du code pénal libanais, selon lequel les relations sexuelles "contre nature" sont illégales, avec une peine allant jusqu'à un an de prison.

"Nous avons subi beaucoup de pressions et nous avons reçu de nombreuses menaces", explique Andy, une des organisatrices. "Cette semaine a été un moyen de tester la société libanaise", dit la jeune femme.

André, 18 ans, est venu avec son petit ami. En participant à l'évènement, il sent qu'il a fait son coming out. "Je n'ai plus à cacher mon identité", dit-il en souriant.

Le dernier évènement de la semaine de La Beirut pride a été dimanche soir un drag show, à l'abri des médias.
Au tout début de la semaine de festivités, un colloque prônant la diversité sexuelle avait été annulé après des menaces de manifestations d'une association islamiste.

Le Liban est considéré plus "tolérant" à l'égard de l'homosexualité en comparaison à d'autres pays arabes, mais la police mène régulièrement des descentes dans des boîtes de nuit et autres lieux fréquentés par les homosexuels.

 

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commentaires (4)

Heureusement qu'ils sont au Liban si par malheur le Hezbollah prenait le pouvoir on aurait été un second Iran

Eleni Caridopoulou

13 h 36, le 12 février 2019

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Commentaires (4)

  • Heureusement qu'ils sont au Liban si par malheur le Hezbollah prenait le pouvoir on aurait été un second Iran

    Eleni Caridopoulou

    13 h 36, le 12 février 2019

  • DANS UN MILIEU OU L,OBSCURANTISME DE CERTAINS PREVAUT LE TEMPS SEUL Y TRAVAILLE... MAIS DE GRACE EVINCEZ DE VOS RANGS LES DEPRAVES QUI S,Y GLISSENT !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    19 h 26, le 22 mai 2017

  • Allez !!! Qu'on leur permette de s'exprimer à ces pauvres gens , pas comme les " autres" peut etre , mais tellement plus sympas .

    FRIK-A-FRAK

    15 h 49, le 22 mai 2017

  • Militants LGBT, pourquoi vouloir absolument afficher votre différence publiquement et partout ? Connaissant notre société libanaise, civile et religieuse, encore obscurantiste dans beaucoup de domaines, pourquoi ne pas vivre votre différence plus discrètement, sans provocations inutiles et contreproductives ? Combien d'années a-t-il fallu à l'Europe pour accepter et admettre cette différence qui existe chez certaines personnes "humaines"...? Ne dit-on pas : POUR VIVRE HEUREUX, VIVONS CACHES ? Alors de grâce, soyez plus discrets et laissez le temps faire son travail! Irène Saïd

    Irene Said

    14 h 42, le 22 mai 2017

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