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Liban

L’appel du chef de l’État aux leaders arabes : « Nous devons mettre fin aux guerres fratricides »

discours
J.A.R. | OLJ
30/03/2017

Le président de la République, Michel Aoun, a appelé hier à la fin des « guerres fratricides » dans le monde arabe et à l'instauration d'un dialogue, dans son discours prononcé devant les dirigeants arabes lors de leur sommet qui se tenait à Amman.
« C'est le Liban, dont les institutions sont revenues à la normale, mais qui ressent encore de l'inquiétude, qui s'adresse à vous. Nous voyons le feu autour de nous et nous avons tendu la main pour aider au mieux que nous pouvions », a lancé M. Aoun.
« Depuis le premier jour du conflit en Syrie, nous avons ouvert les portes de nos maisons et de nos écoles aux personnes fuyant la guerre. Mais depuis ce premier jour, nous avons mis en garde contre une situation pouvant devenir incontrôlable, a-t-il déclaré. C'est ce qui a fini par arriver. Le Liban accueille aujourd'hui des ressortissants syriens et palestiniens à hauteur de près de la moitié de sa population, a-t-il ajouté. Pour épargner aux réfugiés leur malheur et au Liban les conséquences sociales, économiques et sécuritaires de cet afflux, ils doivent pouvoir revenir chez eux en sécurité. »
Et le président Aoun d'ajouter : « Nous sommes à une période décisive. Le Liban aspire à de bonnes relations avec l'ensemble des pays frères arabes en jetant des ponts et faisant renaître la langue du dialogue », a souligné le président, expliquant que « le Liban, qui a vécu des guerres en tout genre, sait que rien ne vaut le dialogue ».

« Les condamnations ne suffisent plus »
Michel Aoun a également évoqué dans son discours les derniers développements dans la région. « La gravité de la situation nous oblige aujourd'hui à mettre un terme aux guerres fratricides sur les plans militaire, matériel, médiatique et diplomatique, et à entamer un dialogue qui a pour objectif de déterminer les intérêts vitaux de chaque camp et de les respecter. »
« J'aurais aimé m'adresser à vous pour vous parler de nos réalisations, de nos projets, de la coopération entre les pays arabes et les domaines dans lesquels nous pourrions les développer », a poursuivi M. Aoun, « mais le bruit des explosions et les images meurtrières écrasent tous les autres sujets ».
« Guerres, carnages, morts, blessés, douleurs... qui a gagné la guerre ? Qui l'a perdue? Tout le monde est perdant. Nous sommes tous des morts et des blessés », a encore lancé le président libanais, se demandant « pourquoi et pour qui nous nous entre-tuons. Est-ce pour la cause palestinienne ? Pour le retour des réfugiés » ?
« La tempête qui s'est abattue dans notre région a frappé tous nos pays. Certains ont été directement touchés, d'autres en ont subi les conséquences. Nous sommes tous concernés par ce qui se passe et nous ne pouvons pas attendre des solutions venant de l'extérieur », a indiqué M. Aoun. « Les condamnations ne suffisent plus. La Ligue arabe doit recouvrer son rôle et prendre l'initiative pour faire cesser les bains de sang », a-t-il ajouté.

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