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Démission de Hariri : le récit des dix premiers jours de la crise

Repère

4 novembre 2017 : Hariri annonce sa démission de puis Riyad, prenant le Liban de court. 12 novembre 2017 : Après un long silence, et alors que le président Aoun lui-même émet de forts doutes quant à la libération de mouvement et de parole du Premier ministre démissionnaire, ce dernier s'exprime à la télévision.

On refait le film de la crise.

OLJ
13/11/2017

Vendredi 3 novembre, Saad Hariri arrive en Arabie saoudite. Il y a été convoqué. Quelques heures avant son départ pour Riyad, le Premier ministre libanais s'est entretenu avec Ali Akbar Wilayati, conseiller diplomatique du guide suprême iranien, Ali Khamenei, en visite à Beyrouth.

Riyad, Saad Hariri y était déjà en début de semaine. Le 31 octobre, M. Hariri avait commenté, sur Twitter, la rencontre qu'il avait eu la veille, au royaume, avec le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) en ces termes : "Chaque fois que je rencontre le prince héritier, cela accroît ma conviction selon laquelle nous sommes totalement en phase avec les dirigeants saoudiens pour ce qui a trait à la stabilité du Liban et son arabité". 


Mais le samedi 4 novembre, coup de tonnerre : depuis Riyad, Saad Hariri, qui détient également la nationalité saoudienne, annonce sa démission.
Lors de son discours de démission, particulièrement virulent, Saad Hariri accuse le Hezbollah et son allié iranien de "mainmise" sur le Liban, et assure que sa vie est en danger.

 

 

La chaîne à capitaux saoudiens, al-Arabiya, sur laquelle il a annoncé sa démission, donnera des détails sur ce qu'elle présente comme une tentative d'assassinat visant M. Hariri. Plus tard, les FSI, l'armée libanaise et la Sûreté générale souligneront n'avoir eu aucune information sur une tentative d'attentat contre le Premier ministre.

 

(Analyse : La démission de Hariri livre le Liban tout entier à la guerre des axes)

 

Quelques heures après l'annonce de la démission de Hariri, le roi Salmane signe un décret portant sur la création d'une commission anti-corruption présidée par son fils, le prince héritier Mohammed ben Salmane.
Dans la foulée, des centaines de personnalités de haut rang, princes (dont Walid ben Talal), ministres, ex-ministres, patrons de médias et hommes d'affaires sont arrêtées et assignées à résidence dans un palace de Riyad, le Ritz-Carlton.

 

L'annonce de la démission de Saad Hariri prend de court toute la classe politique libanaise, y compris les responsables du parti du Premier ministre.


Sur la scène politique libanaise, certains comprennent cette démission, à l'instar des Forces libanaises, dont une source déclare à L'Orient-Le Jour que la décision de M. Hariri est "le résultat normal de l'abandon de la politique de distanciation du Liban par rapport aux conflits des axes". D'autres, à l'instar de Walid Joumblatt, s'élèvent contre la démission de M. Hariri : "Ce n'est pas le moment pour Saad Hariri de démissionner".

Tous mettent en gardent contre les répercussions de cette démission sur le Liban. Dans ce contexte, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, se veut rassurant et souligne que l'économie libanaise n'est pas en danger.

 

(Repère : Le Liban depuis l'assassinat de Rafic Hariri en 2005)

 

Sur la scène régionale, les réactions fusent aussi.

"Lorsque les Israéliens et les Arabes sont d'accord sur une chose, il faut que le monde soit attentif", déclare le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en commentant la démission de Saad Hariri, dont il estime qu'elle "doit servir de signal d'alarme". "Nous devons arrêter l'Iran".
Téhéran rejette "toute ingérence dans les affaires intérieures du Liban" et, par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi, déclare que "la répétition d'accusations sans fondement (...) contre l'Iran (...) montre que cette démission fait partie d'un nouveau scénario pour créer des tensions au Liban et dans la région".

 

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Dimanche 5 novembre

 

Le lendemain de l'annonce surprise, le président de la République, Michel Aoun, qui a annulé un déplacement au Koweït, affiche sa position : pas question de se prononcer sur cette démission, ou de lancer des consultations pour la formation d'un nouveau gouvernement, tant que Saad Hariri n'a pas remis, officiellement, sa démission au Liban.

A travers la scène politique libanaise, les appels à l'unité se multiplient.

Le secrétaire général du Hezbollah déclare, pour sa part, lors d'un discours télévisé : "Il est clair que la démission était une décision saoudienne qui a été imposée au Premier ministre Hariri. Ce n'était ni son intention, ni sa volonté, ni sa décision". Il ajoute que son parti ne souhaite pas la démission de M. Hariri.

 

Peu après la fin du discours de Nasrallah, dans un geste visant visiblement à faire taire les rumeurs concernant sa liberté d'action, Saad Hariri tweete une photo de lui avec le nouvel ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban, Walid Ben Mohammad al-Yaacoub.

 

 

De son côté, le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, assure que la livre libanaise restera stable.

 

 (Décryptage : Démission de Hariri : quelles conséquences sur l'économie)

 

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Lundi 6 novembre

 

Alors que les rumeurs commencent à enfler sur la situation de Saad Hariri, qui n'a toujours pas donné d'indication quant à une date de retour au Liban, le Premier ministre démissionnaire tweete une photo de lui-même reçu par le roi Salmane : "J'ai eu l'honneur aujourd'hui de rencontrer le roi Salmane Ben Abdel Aziz à son bureau au palais al-Yamama", écrit-il.

 

 

A Baabda, Michel Aoun préside une réunion sécuritaire. "M. Aoun ne prendra aucune décision unilatérale avant le retour de Hariri", lit-on dans le communiqué diffusé à l'issue de la réunion. "Cette démission doit être volontaire dans tous les sens du terme", est-il souligné. De retour d'Egypte, le président du Parlement libanais Nabih Berry se rend à Baabda. "L'entente avec le président Aoun est totale dans cette crise, déclare-t-il. Il est encore trop tôt pour parler de démission ou de formation d'un gouvernement".

 

A Dar el-Fatwa, le mufti de la République, Abdellatif Deriane, multiplie, lui aussi, les rencontres. Dans les milieux sunnites, nombreux sont ceux qui estiment qu'il sera difficile de trouver un successeur à Saad Hariri dans les circonstances actuelles.

 

(Analyse : Une nouvelle politique saoudienne au Liban)

 

Lundi soir, sur la chaîne al-Arabiya, le ministre saoudien pour les Affaires du Golfe, Thamer al-Sabhane, se montre virulent : "Les milices du Hezbollah participent à tous les actes terroristes qui menacent l'Arabie et nous n'accepterons pas que le Liban soit impliqué dans une guerre contre le royaume", déclare al-Sabhane affirmant que " l'Arabie utilisera tous les moyens politiques et autres pour faire face au Hezbollah". "Nous traiterons le gouvernement libanais comme un gouvernement de déclaration de guerre (contre l'Arabie) en raison des milices du Hezbollah", menace-t-il encore, notant, en écho au ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel el-Jubeir, que "les milices du Hezbollah exercent une influence sur toutes les décisions que prend le gouvernement libanais".

 

Sur le plan économique, l'agence de notation américaine Moody's fait part de ses inquiétudes vis-à-vis de l'impact que pourrait avoir le vide institutionnel sur la note souveraine du Liban.

 

(Lire aussi : La démission orale de Hariri est-elle effective ?)

 

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Mardi 7 novembre

Le 7 novembre, Michel Aoun entame les concertations politiques. REUTERS/Mohamed Azakir

 

Trois jours après la démission surprise de Saad Hariri, le président Aoun entame des concertations politiques avec toutes les composantes politiques du pays. Amine Gemayel, Fouad Siniora, Nagib Mikati, Bahia Hariri, Tammam Salam, Samir Geagea... : les représentants de la scène politique défilent à Baabda.

Le président libanais s'entretient aussi, au téléphone, avec son homologue iranien, qui insiste sur "l'importance de l'unité du peuple libanais".

 

(Analyse : Gouvernement : quels choix avant la bataille ?)

 

Pendant ce temps, Saad Hariri se rend à Abou Dhabi. Le voyage est de courte durée. Après s'être entretenu avec le prince héritier émirati Mohammed ben Zayed al-Nahyane de "la situation et des derniers développements au Liban", selon un communiqué publié par le bureau de presse de M. Hariri, ce dernier rentre... à Riyad.

 

A Washington, la porte-parole du département d'État américain, Heather Nauert, déclare que les États-Unis ne savaient pas que le Premier ministre libanais allait démissionner samedi.

 

(Lire aussi : Démission de Saad Hariri : pas de panique sur les marchés)

 

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Mercredi 8 novembre

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, et le président iranien, Hassan Rohani. Archives AFP

 

Le ton monte un peu plus encore entre l'Iran et l'Arabie saoudite. En ce mercredi, le président iranien Hassan Rohani adresse une sérieuse mise en garde à l'Arabie saoudite, lui conseillant de ne pas jouer avec le feu, après une exacerbation des tensions entre les deux puissances rivales au Moyen-Orient. La veille, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait accusé l'Iran "d'agression directe" contre son pays après l'interception d'un missile tiré sur Riyad par les rebelles yéménites houthis, soutenus par Téhéran qui a démenti toute implication.

 

Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi se dit, lui, défavorable à d'éventuelles frappes militaires contre l'Iran ou son allié le Hezbollah, qui ne feraient selon lui que déstabiliser davantage le Proche-Orient.

 

Au Liban, le président Aoun et le mufti Deriane poursuivent leurs concertations. De son côté, le chef du Parlement insiste : Saad Hariri doit rentrer présenter sa démission "selon les normes", "sinon elle sera considérée comme non valide".

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, affirme, lui, que le Premier ministre a annoncé sa démission pour faire échec à la tentative du Hezbollah de prendre le pouvoir.

 

Dans la journée, une rumeur se fait de plus en plus insistante : Saad Hariri serait sur le point de rentrer au Liban. Dans la journée, il a rencontré l'ambassadeur de France à Riyad, ainsi que le chef de la délégation européenne en Arabie saoudite, le chargé d'affaires américain et l'ambassadeur britannique. 

Interrogées par L'Orient-Le Jour, des sources dans les milieux proches du courant du Futur indiquent que les échanges téléphoniques avec M. Hariri "ne portent que sur des généralités, des questions qui le concernent personnellement". "Aucune discussion d'ordre politique n'est soulevée", ajoute une source, qui évoque la possibilité que le téléphone de M. Hariri "soit mis sur écoute". Des sources politiques libanaises commencent en outre à indiquer, en off, que M. Hariri n'est pas libre de ses mouvements.

En fin de soirée, l'avion privé de M. Hariri décolle de Riyad. Il s'avère, quelques heures plus tard, que le Premier ministre n'est pas à bord. La question de la liberté de mouvement du Premier ministre démissionnaire prend une nouvelle acuité.

 

(Reportage : Au Liban, la rue sunnite oscille entre sympathie, colère et... lassitude)

 

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Jeudi 9 novembre

"Le retour du chef du gouvernement libanais est une nécessité pour recouvrer la dignité et pour préserver les équilibres internes et externes du Liban", indique jeudi le bloc parlementaire du Futur. Dalati Nohra/Handout via REUTERS

 

Voila cinq jours que Saad Hariri a annoncé sa démission. Et il n'y a toujours aucune indication qu'il est sur le point de rentrer à Beyrouth. Sur la scène politique libanaise, le ton monte : Saad Hariri doit rentrer.

"Nous réclamons aujourd'hui le retour à la patrie de notre Premier ministre Saad Hariri", tweete Gebran Bassil, ministre des Affaires étrangères.

C'est néanmoins l'appel au retour du Premier ministre lancé par le bloc parlementaire du Futur, parti de M. Hariri, qui surprend et montre l'ampleur de la crise : "Le retour du chef du gouvernement libanais est une nécessité pour recouvrer la dignité et pour préserver les équilibres internes et externes du Liban dans le cadre du respect entier de la légitimité du pays consacrée par la Constitution et l'accord de Taëf".

 

(Analyse : La démission de Hariri exacerbe les divisions au sein du courant du Futur)

 

Dans la nuit, le président français Emmanuel Macron effectue une visite décidée à la dernière minute à Riyad. Il s'y entretient avec le prince héritier saoudien. Lors de son entretien avec MBS, le président français rappelle "l'importance que la France attache à la stabilité, la sécurité, la souveraineté et l'intégrité du Liban", selon un communiqué publié par l'Élysée.

 

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Vendredi 10 novembre

"Hariri est détenu en Arabie saoudite", déclare Hassan Nasrallah, le 10 novembre. AFP/Anwar Amro

 

A Paris, au lendemain de la visite éclair de M. Macron à Riyad, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, déclare que M. Hariri est libre de ses mouvements en Arabie saoudite. "Nous souhaitons que M. Saad Hariri dispose de toute sa liberté de mouvement", précise, un peu plus tard, le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Alexandre Georgini. "La situation libanaise est le sujet le plus préoccupant du moment", souligne également M. Le Drian.

 

A Riyad, M. Hariri continue d'accueillir des diplomates.

 

A Beyrouth, Michel Aoun perd patience, et le fait savoir. En l'occurence au chargé d'affaires saoudien, Walid Boukhari, à qui le président déclare que la façon dont la démission de M. Hariri a été annoncée est "inadmissible". Aoun rencontre les diplomates étrangers en poste à Beyrouth.

 

Hassan Nasrallah, qui s'exprime à nouveau à la télévision, déclare, lui, que Saad Hariri est "détenu en Arabie saoudite et ne peut pas rentrer".

 

Sur la scène internationale, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, fait part de sa "grande inquiétude" face à la crise politique au Liban, et assure multiplier les "contacts" pour éviter une "escalade aux conséquences tragiques".

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson met, de son côté, en garde contre toute "utilisation du Liban comme un lieu de conflits par procuration", tout en désignant Saad Hariri comme un "partenaire solide des Etats-unis". M. Tillerson affirme également avoir eu l'assurance de la part du ministre saoudien de Affaires étrangères Adel al-Jubeir, que Hariri "a pris seul la décision de démissionner".

Jubeir qui, de son côté, indique que la rupture des relations diplomatiques avec le Liban est désormais une option étudiée par Riyad, et qui accuse le Hezbollah d'utiliser le pays pour ses attaques contre le royaume.

 

En ce qui concerne les circonstances de la démission de M. Hariri, Mediapart, dans un article signé Jean-Pierre Perrin et intitulé "Comment Hariri s'est retrouvé piégé en Arabie saoudite", établit un lien direct entre la démission surprise du Premier ministre et la purge anti-corruption sans précédent lancée le même jour en Arabie saoudite.

 

(Tribune : « Guerre des axes » au Liban : L'alternative citoyenne doit sortir du silence !)

 

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Samedi 11 novembre

Saad Hariri et le roi Salmane, le 11 novembre, à Riyad.Saudi Royal Court/HO via Reuters

 

Une semaine est passée depuis la démission surprise de Saad Hariri. Et rien ne laisse entendre qu'il est prêt, ou qu'il peut, bientôt rentrer au Liban.

Dans ce contexte, Michel Aoun affirme que toute position prise par le Premier ministre démissionnaire "ne reflète pas la réalité", étant donné "la situation mystérieuse dans laquelle il se trouve" depuis l'annonce de sa démission. A Reuters, un responsable libanais indique que Michel Aoun a déclaré à des ambassadeurs étrangers en poste à Beyrouth que Saad Hariri "a été enlevé".

Le chef des FL, Samir Geagea, appelle sur Twitter, pour sa part, "ceux qui pleurent l'absence" du Premier ministre démissionnaire à se distancier des crises de la région.

C'est également sur Twitter que le ministre saoudien pour les Affaires du Golfe, Thamer al-Sabhane, annonce que Riyad va "bientôt dévoiler l'identité de celui qui a vendu les Libanais".

Pendant ce temps, à Riyad, Saad Hariri participe à l'accueil du roi Salmane d'Arabie à l'aéroport.

 

Sur le plan international, les Etats-Unis renouvellent leur appel à "respecter la souveraineté du Liban", alors que dans un entretien téléphonique avec M. Aoun, Emmanuel Macron déclare que "la France est engagée à soutenir le Liban, son unité, sa souveraineté, et à l'aider à se stabiliser au niveau politique et sécuritaire".

 

Samedi soir, une polémique met en lumière les tensions au sein de la classe politique sunnite : Le ministre libanais de l'Intérieur, Nohad Machnouk, et l'ancien ministre de la Justice, Achraf Rifi, s'accrochent sur Twitter après qu'une affiche représentant le prince héritier saoudien a été brûlée à Tripoli.

 

(Décryptage : Les armes économiques des pays du Golfe contre le Liban)

 

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Dimanche 12 novembre

"Nous t'attendons tous", peut-on lire sur cette affiche à Beyrouth, lors du marathon de Beyrouth, le 12 novembre. AFP / Anwar Amro

 

Dans le cadre du marathon de Beyrouth, de dizaines de participants courent pour afficher leur soutien au Premier ministre. M. Hariri avait coutume de participer à cet événement annuel. Il a fait cette fois office d'absent de marque.

 

En soirée, M. Hariri s'exprime pour la première fois depuis l'annonce de sa démission, dans le cadre d'une interview accordée à Future TV, la chaîne dont il est le propriétaire.

Sur le fond moins virulent que lors de l'annonce de sa démission, il assure qu'il va "rentrer au Liban bientôt" (une question de jours, précise-t-il), se disant "libre" en Arabie saoudite. (Lire ici les principales déclarations)

Le décryptage de ses propos est ici :

-Hariri revient avec des solutions

-Le message de Hariri à Aoun

 

 

Les éditos de L'Orient-Le Jour sur le sujet

Problèmes de plomberie, l'éditorial de Issa Goraieb

Mortelles distances, l'édito d'Elie Fayad

Le point d'inflexion de Hariri, l'édito de Michel Touma

L'assassinat de Rafic Hariri, acte II, l'édito de Ziyad Makhoul

 

 

 

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