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À La Une - liban

L'Arabie saoudite utilisera tous les moyens pour faire face au Hezbollah, affirme Sabhane

"Le Liban après la démission de Hariri ne sera plus jamais le même", affirme le ministre saoudien pour les Affaires du Golfe.

Le ministre saoudien pour les Affaires du Golfe, Thamer el-Sabhane. Photo d'archives Ani

Le ministre saoudien pour les Affaires du Golfe, Thamer al-Sabhane, a révélé lundi soir sur la chaîne al-Arabiya que le "roi Salmane Ben Abdel Aziz a informé le Premier ministre démissionnaire, Saad Hariri, des détails de l'attaque menée par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite". "Le gouvernement libanais doit être conscient du danger constitué par les milices du Hezbollah pour l'Arabie saoudite", a-t-il ajouté.

"Les milices du Hezbollah participent à tous les actes terroristes qui menacent l'Arabie et nous n'accepterons pas que le Liban soit impliqué dans une guerre contre le royaume", a déclaré Thamer al-Sabhane affirmant que " l'Arabie utilisera tous les moyens politiques et autres pour faire face au Hezbollah".

"Nous traiterons le gouvernement libanais comme un gouvernement de déclaration de guerre (contre l'Arabie) en raison des milices du Hezbollah", a menacé le ministre saoudien notant que "les milices du Hezbollah exercent une influence sur toutes les décisions que prend le gouvernement libanais".

"Les Libanais doivent choisir entre la paix et l'affiliation au Hezbollah, a lancé Thamer al-Sabhane. Nous nous attendions à ce que le gouvernement libanais œuvre à dissuader le Hezbollah". "C'est aux Libanais de déterminer le cours que les choses prendront avec l'Arabie", a-t-il ajouté.

Le ministre saoudien a également accusé le parti chiite de "faire de la contrebande de drogue en direction de l'Arabie et de former des Saoudiens au terrorisme". "M. Hariri et les gens honnêtes au Liban n'accepteront pas les actions des milices du Hezbollah". Il a également dit que les rumeurs selon lesquelles M. Hariri a été obligé de démissionner sont des "mensonges visant à diviser les Libanais".

"Les Libanais sont capables d'arrêter les abus des milices du Hezbollah", a-t-il dit, ajoutant que "le Liban est pris en otage par les milices du Hezbollah et par l'Iran".

 

Le Liban, plus jamais le même
Lundi matin, Thamer el-Sabhane, avait affirmé que le Liban, après la démission samedi de son Premier ministre, "ne sera plus jamais le même".

 

"Le Liban, après la démission (de Saad Hariri), ne sera plus jamais le même. Il n'acceptera plus d'être une base pour le terrorisme contre nos pays. Et les dirigeants libanais ont le choix de faire de leur pays un État de terrorisme ou de paix", a écrit le responsable saoudien qui mène une offensive verbale virulente contre le Hezbollah depuis plusieurs semaines.

Les propos du ministre saoudien interviennent moins de 48h après la démission surprise de Saad Hariri au moment où il se trouvait en Arabie saoudite. Le Premier ministre démissionnaire avait alors lu un discours dans lequel il fustigeait le Hezbollah et l'Iran, affirmant également craindre pour sa vie.

Saad Hariri n'est toujours pas rentré au Liban, et le chef de l’État, Michel Aoun, attends son retour pour se prononcer sur sa démission. Le chef du gouvernement démissionnaire pourrait regagner Beyrouth dans les prochaines heures, selon des informations non confirmées.

 

(Lire aussi : Le très lourd silence de Saad Hariri...)

 

Le 30 octobre, Thamer el-Sabhane avait souligné que "ceux qui s'imaginent que la teneur de (ses) tweets reflète un point de vue personnel vivent dans l'illusion, et ils verront dans les prochains jours ce qu'il se passera".

La démission de Saad Hariri intervient dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite sunnite, qui soutient M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah. Les deux puissances régionales sont farouchement opposées sur des questions comme la Syrie, le Yémen et le Liban, où elles soutiennent des camps adverses. Le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, s'est en outre imposé comme le fer de lance de la lutte contre l'influence iranienne dans la région.

En 2011, le Hezbollah avait renversé le premier gouvernement Hariri après la démission de ses ministres, poussant M. Hariri à quitter le pays avant d'y revenir en juin 2016.

 

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Le ministre saoudien pour les Affaires du Golfe, Thamer al-Sabhane, a révélé lundi soir sur la chaîne al-Arabiya que le "roi Salmane Ben Abdel Aziz a informé le Premier ministre démissionnaire, Saad Hariri, des détails de l'attaque menée par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite". "Le gouvernement libanais doit être conscient du danger constitué par les milices du Hezbollah pour...

commentaires (9)

"Les Libanais doivent choisir entre la paix et l'affiliation au Hezbollah" LE LIBAN EST AUTRE CHOSE QU'UN JEU ENTRE DEUX PAYS QUI VEULENT JOUER LES PUISSANTS AU DÉTRIMENTS DU PEUPLE LIBANAIS ...PEUPLE MARTYRE D'UN JEU D'UN AUTRE AGE ET QUI A ASSEZ DURÉ. LIBANAIS RÉVEILLEZ-VOUS !

Sarkis Serge Tateossian

22 h 50, le 06 novembre 2017

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Commentaires (9)

  • "Les Libanais doivent choisir entre la paix et l'affiliation au Hezbollah" LE LIBAN EST AUTRE CHOSE QU'UN JEU ENTRE DEUX PAYS QUI VEULENT JOUER LES PUISSANTS AU DÉTRIMENTS DU PEUPLE LIBANAIS ...PEUPLE MARTYRE D'UN JEU D'UN AUTRE AGE ET QUI A ASSEZ DURÉ. LIBANAIS RÉVEILLEZ-VOUS !

    Sarkis Serge Tateossian

    22 h 50, le 06 novembre 2017

  • LE MONDE EXTÉRIEUR PARLE, LE LIBAN N'A PAS SON MOT À DIRE. C'EST MALHEUREUX. LES LIBANAIS DORMENT PROFONDEMENT, MAIS LE RÉVEIL VA ÊTRE DUR DUR.

    Gebran Eid

    15 h 26, le 06 novembre 2017

  • Moi, LIBAN, demande à être gouverné par de vrais patriotes qui ne sont vendus: ni à l'Iran ni à l'Arabie Séoudite ni à l'Amérique ni à la Syrie ni à la Russie moi, LIBAN, je ne veux plus être le terrain où tous ces pays savent qu'ils peuvent s'affronter aux frais du petit peuple libanais, qui lui ne demande qu'à vivre en paix...chez lui. Irène Saïd

    Irene Said

    14 h 24, le 06 novembre 2017

  • Il est certain que la plupart des libanais ne veulent absolument pas que leur pays soit une base pour le terrorisme et une base pour une milice qui défend les intérêts de régimes ou de pays tiers contre l'intérêt propre et la souveraineté du Liban. Le peuple du Grand Liban ne veut plus avoir les mains liées au détriment de son indépendance et de son existence en tant que ETAT souverain.

    carlos achkar

    13 h 01, le 06 novembre 2017

  • C,EST SE RIRE DE SOI-MEME QUE DE VOIR LA MILICE INTERVENIR MILITAIREMENT DANS LES AUTRES PAYS ARABES ET DE CHANTER QUE L,ETAT... QUI LA COUVRE... N,A RIEN A VOIR... LES AUTRES NE SONT PAS DES IMBECILES !

    LA LIBRE EXPRESSION DEFIE LA CENSURE

    11 h 43, le 06 novembre 2017

  • Je ne pense pas que la traduction soit bonne. C’est لن يُقبل au lieu de لن يَقبل

    Mounir Doumani

    11 h 20, le 06 novembre 2017

  • C'est du culot, quand même...

    NAUFAL SORAYA

    11 h 15, le 06 novembre 2017

  • LE PROBLEME EST PLUS GRAND QUE LE PETIT PAUVRE LIBAN ! DEVANT C,EST LE PRECIPICE ET DERRIERE LE TSUNAMI...

    LA LIBRE EXPRESSION DEFIE LA CENSURE

    11 h 13, le 06 novembre 2017

  • Pour l'instant c'est la bensaoudie qui n'est plus ce qu'elle était et qui ne le sera PLUS JAMAIS. LE COMPTE à rebours a commencé pour ces toutous VOYOUS de bédouin.

    FRIK-A-FRAK

    10 h 48, le 06 novembre 2017

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