X

À La Une

Le Liban depuis l'assassinat de Rafic Hariri en 2005

Repère

Rappel des événements depuis l'assassinat en 2005 de Rafic Hariri, père du Premier ministre démissionnaire.

OLJ/AFP
04/11/2017

Le Liban, dont le Premier ministre Saad Hariri a annoncé sa démission, samedi, depuis Riyad, est fragilisé par des crises politiques et subit les lourdes conséquences de la guerre qui ravage la Syrie voisine, notamment en raison du soutien du Hezbollah chiite au régime de Bachar el-Assad.
Rappel des événements depuis l'assassinat en 2005 de Rafic Hariri, père du Premier ministre démissionnaire.

 

- Assassinat de Rafic Hariri -


Le 14 février 2005, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri est tué dans un attentat à Beyrouth, qui fait au total 23 morts et plus de 220 blessés.
L'opposition accuse le régime syrien d'être derrière l'assassinat, et exige le retrait des troupes syriennes du pays. Damas nie toute implication.
De nombreuses personnalités, principalement antisyriennes, seront visées par des attentats.
Le 14 mars, plus d'un million de personnes manifestent à Beyrouth contre la tutelle syrienne.

 

- Retrait syrien -


Le 26 avril 2005, les derniers soldats syriens quittent le Liban après 29 ans de présence, sous la pression de la colère populaire, de l'opposition et de la communauté internationale. Les effectifs syriens avaient culminé à 40.000 hommes.

 

- Conflit Israël/Hezbollah -


Le 12 juillet 2006, début du conflit entre forces israéliennes et Hezbollah, après la capture de deux soldats israéliens. Les combats prennent fin aux termes d'un accord négocié avec Israël et le Liban après le vote d'une résolution de l'ONU.
La guerre fait, en 34 jours, près de 1 400 morts, dont 1 200 côté libanais.
Parallèlement au retrait israélien le 1er octobre, l'armée libanaise, aidée par la Finul (Force intérimaire des Nations unies), se déploie dans le Sud après 40 ans d'absence.

 

- Tribunal spécial -


Le 10 juin 2007, un Tribunal spécial pour le Liban (TSL) est créé pour juger les responsables de l'assassinat de Rafic Hariri. Depuis, le TSL a délivré des mandats d'arrêt contre des membres du Hezbollah, qui a rejeté toute responsabilité dans l'attentat et exclu la remise des suspects.

 

- Coup de force du Hezbollah -


Le 7 mai 2008, des heurts opposent le Hezbollah et ses alliés d'une part, et des sympathisants du gouvernement, issu de la majorité antisyrienne d'autre part, à Beyrouth et dans différentes régions libanaises. Les violences font près de 100 morts en une semaine.
En mai, le nouveau président Michel Sleimane est élu par le Parlement, à la suite d'un accord négocié par le Qatar.
Le 11 juillet, le pays se dote d'un gouvernement d'union nationale, où le Hezbollah et ses alliés ont un droit de veto.
Le 15 octobre, la Syrie et le Liban établissent des relations diplomatiques.

 

- Crises -


Le 7 juin 2009, le camp antisyrien dirigé par Saad Hariri, fils de Rafic, remporte les législatives.
Le 27, Saad Hariri est nommé Premier ministre. Mais il ne réussira à former son gouvernement qu'en novembre, après des mois d'impasse avec le camp mené par le Hezbollah.
En janvier 2011, la coalition gouvernementale s'effondre, à la suite de la démission du camp Hezbollah. En juin, un nouveau gouvernement, dominé par le Hezbollah et ses alliés, est formé.

 

- Hezbollah en Syrie -


Le 30 avril 2013, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah reconnaît l'engagement de ses troupes aux côtés du régime de Damas. Le Hezbollah a depuis envoyé des milliers de combattants pour venir en aide au régime. Le groupe, qui se bat en Syrie sur plusieurs fronts, reçoit de l'aide militaire et financière de l'Iran chiite.
Plusieurs attentats sanglants ont frappé des bastions du Hezbollah au Liban, revendiqués par des groupuscules extrémistes sunnites.

 

- Michel Aoun président -


Le 31 octobre 2016, l'ex-général Michel Aoun devient président, grâce à l'appui notamment du Hezbollah. Son élection met un terme à 29 mois de vide institutionnel. En novembre, Saad Hariri redevient Premier ministre.

 

- Démission Hariri -


Le 4 novembre 2017, Saad Hariri annonce sa démission en accusant le Hezbollah et son allié iranien de "mainmise" sur le Liban et en disant craindre pour sa vie. Il accuse Téhéran d'avoir "créé un Etat dans l'Etat" au Liban. L'Iran rejette des "accusations sans fondement".

 

Lire aussi

Quand Hariri découvre que « la partie avec laquelle il avait décidé de composer planifie son assassinat »...

La démission de Hariri livre le Liban tout entier à la guerre des axes

Dénonciation, compréhension : les réactions, au Liban, après l'annonce par Hariri de sa démission

 

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'OLJ vous offre 5 articles

"La révolution en marche". Rejoignez maintenant la communauté des abonnés en vous abonnant dès 1$

Je poursuis la lecture

4

articles restants