
Chère lectrice, cher lecteur,
C’était une fin d’après-midi humide et pluvieuse, dans une ambiance à la fois douce et mélancolique. L’obscurité, déjà, mais il n’était même pas 17 heures… Dans ces moments entre chien et loup, qui peuvent paraître longs parfois, certains jouent aux cartes -très peu pour moi-, à un jeu de société, ou, de manière plus réaliste, scrollent leurs réseaux sociaux les yeux rivés sur l’écran de leur téléphone.
Ce jour-là, j’ai invité une voisine, dont je connais la patience et la passion pour la cuisine libanaise, à investir mon humble cuisine pour m’apprendre un de ces plats dont elle a le secret, bercée par l’espoir -une illusion ?- d’en apprendre un peu plus, moi qui en sais si peu.
« On va préparer des kebbés de potiron », m’a-t-elle dit. « C’est la saison », a-t-elle poursuivi avant d’ajouter, en souriant : « Pas de panique, c’est facile. » Elle est arrivée avec son grand plat en inox, son tablier usé par des années d’utilisation et ses doigts rompus à l’exercice. Patiemment, elle a préparé la pâte, l’a pétrie, l’a façonnée en boulettes qu’elle a farcies d’un mélange de feuilles de blettes, d’oignons et de noix. Ma participation a, grosso modo, consisté à ouvrir une bonne bouteille de blanc libanais pour accompagner le moment.
La regarder ainsi se plaire dans cet exercice, se plaire surtout à faire plaisir, m’a fait penser à tous nos plats libanais qui demandent du temps, de la patience. Des plats qui incarnent la générosité et le partage. Et puis dans ses gestes, j’ai entrevu ceux de générations avant elles, j’ai lu une histoire de transmission, une culture partagée. Le tout porté par un « nafas », comme une intuition qui fait toute la différence.
En dégustant sa kebbé, j’ai eu une envie pressante de partager, avec vous, quelques-unes de nos recettes portées par ce « souffle » libanais qui leur donne tout leur charme.
Des recettes comme la kebbé bil sanié ou les samboussik feta-menthe d'Alan Geaam, les warak enab, la siyyadiyé ou la mouloukhiyé de Tara Khattar, le daoud Bacha à la mélasse de grenade ou la friké au poulet…
Bon appétit !
PS : Toutes nos recettes libanaises sont ici

(Cheffe) Carla Henoud

Portrait de chef : Omar Dhiab, la gastronomie égyptienne à Paris

Omar Dhiab naît en France. C’est son père qui lui transmet le goût pour la cuisine égyptienne. A 18 ans, Omar rêve déjà d’être chef et se forme à la restauration. En 2022, il ouvre son restaurant Dhiab qui lui permet, à 33 ans seulement, de décrocher une étoile Michelin. En 2025, il ouvre également Elbi, un restaurant qui met à l’honneur la cuisine égyptienne, méconnue en France. Découvrez son parcours.
Ça vient d’ouvrir au Liban

Le restaurant Kiki’s a ouvert ses portes le 5 janvier dernier, en plein cœur de Beyrouth. A l’image de sa fondatrice Christelle Aad, l’adresse se veut à la fois personnelle et contemporaine, avec la promesse de proposer des repas sains. Bien plus qu’une simple posture marketing, la qualité et la traçabilité des ingrédients sont centrales ainsi que l’équilibre nutritionnel des plats, travaillés en amont avec une diététicienne. Un lieu à découvrir ici.
Notre sélection gourmande
👉 Cette semaine, nous vous emmenons de nouveau à Montréal. Après notre sélection de chawarmas, nous renouvelons l’exercice avec la man’ouché. Avec l’une des plus grandes diasporas libanaises au monde, Montréal abrite une multitude d’adresses réputées, où déguster cette spécialité emblématique du Liban. De quoi ravir les Libanais en mal du pays.
Traditionnelle ou revisitée, au zaatar, au fromage ou au saj… Voici cinq adresses de man’ouchés montréalaises pour retrouver, en une bouchée, le goût du pays.
