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LE LIBAN À TABLE
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Le coeur aux fourneaux


Chère lectrice, cher lecteur,

Ces derniers jours, les rues de la plupart des villes du monde dégoulinent d’amour. Pas de ce sentiment noble et délicieux qui nous enveloppe et nous embarque ailleurs, mais plutôt de l’amour en forme de gros nounours rouge, de soirée de gala animée par un crooner sur le retour, de boîte de chocolats et de dîner « 12 étoiles » et 40 chandelles avec un menu aussi chargé qu’indigeste.

Au nom de l’amour, l’autre, l’intime, le vrai, notre Saint-Valentin sera simple, gourmande, savoureuse. J’ai donc essayé d’imaginer, pour vous, un dîner de circonstance pour deux.

Si j’avais su cuisiner, je vous aurais préparé, le cœur sur la main et aux fourneaux, des plats légers, épicés voire affriolants. J’aurais évité la viande et le poulet, et j’aurais assurément banni l’ail et les oignons.
J’aurais ouvert le bal avec un cocktail « sour » d’arak et jus de mûre de Pierre Farah qui aurait accompagné les samboussik feta-menthe d'Alan Geaam.
J’aurais enchaîné avec le carpaccio de courgettes grillées, gratiné au Comté et pistou de Youssef Akiki, la salade de zoodle et fenouil de Tarek Alameddine ou encore le velouté de champignons avec un œuf frit d’Alan Geaam. Puis, sans hésiter, j’aurais poursuivi avec le ceviche de mérou au citron, tomates, avocats et piments d’Albert Kostanian avant de finir sur une explosion de douceur(s) : la salade de fraises au sirop de rose et crumble de pavot, la mousse au chocolat, croustillant praliné et chantilly de Charles Azar, ou encore la compote de fruits secs épicée (Khoshav) d'Aline Kamakian.

Ceci dit, ce n’est pas parce que je ne sais pas cuisiner que vous ne devez pas vous y mettre. Allez, on file en cuisine pour son amoureux, son amoureuse, ou ses amis, tout simplement. Puis on savoure…

(Cheffe) Carla Henoud

PS : Si la Saint-Valentin vous sort par les yeux, nous vous suggérons de piocher, dans notre série de recettes libanaises, les recettes les plus « toumées ».


Portrait de chef : May Chabène, 84 ans, truculente ambassadrice de la cuisine libanaise à Paris

May Chabène, 84 ans, tient une épicerie-traiteur dans Paris XXe, depuis 1986. Baptisé Alexi 20, ce comptoir est devenu une institution où les clients aiment aussi retrouver cette truculente ambassadrice de la cuisine libanaise.


Ça vient d’ouvrir au Liban

Le 15 décembre, Ilayya a ouvert ses portes dans le centre-ville de Beyrouth, avec l’ambition de réinventer le bistrot libanais dans une version contemporaine, élégante et assumée. Ouvert de 8h à minuit, voire 1h ou 2h du matin le week-end, Ilayya se veut un espace vivant à toute heure de la journée. Une adresse à découvrir ici.

Notre sélection gourmande

👉 À Londres, les mois d’hiver semblent parfois ne devoir jamais finir. Le ciel est gris, les journées courtes et les températures basses. Pour chasser le blues hivernal, rien de tel qu’une bonne dose de sucre et de douceur(s). Knéfés, baklavas, maamouls … Autant de douceurs orientales pour réchauffer les cœurs et faire rayonner le soleil d’Orient jusque sur vos papilles.

L’Orient-Le Jour a sélectionné pour vous six adresses où trouver des pâtisseries orientales à Londres, qui vous feront oublier, le temps d’une bouchée, la grisaille hivernale.

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