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LE LIBAN À TABLE
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Les ouvertures au Liban - RESTAURATION

Avec l'ambition de réinventer le bistrot libanais, Ilayya ouvre dans le centre-ville de Beyrouth

Le ticket moyen est autour de 50 dollars.

Avec l'ambition de réinventer le bistrot libanais, Ilayya ouvre dans le centre-ville de Beyrouth

Photo fournie par l’établissement

Depuis le 15 décembre, Ilayya a ouvert ses portes au sein du cluster Arcadia, dans le quartier de l’avenue du Parc dans le centre-ville de Beyrouth, avec l’ambition de réinventer le bistrot libanais dans une version contemporaine, élégante et assumée. À l’origine du projet : Rabih Daher, CEO de Global Catering Services, qui signe ici une aventure en solo, portée par un investissement aux alentours de 2 millions de dollars.

« Je suis au milieu d’Arcadia, mon offre est spéciale, différente de celle des autres restaurants », affirme-t-il. Sur 550 m², dont 105 dédiés à la cuisine, le lieu déploie une atmosphère de bistrot chic : 160 couverts, dont 70 en intérieur, et des canapés pensés pour l’extérieur, dans une configuration qui invite aussi bien au déjeuner qu’aux longues soirées. « Depuis notre ouverture, nous sommes complets tous les soirs », confirme-t-il.

Un segment premium accessible

Ouvert de 8 heures à minuit, et jusqu’à 1 ou 2 heures du matin le week-end, Ilayya se veut un espace vivant à toute heure de la journée. Derrière cette mécanique bien huilée, une équipe conséquente : 22 employés en cuisine, 25 en salle, reflet de l’ampleur du projet.

Au cœur du concept, un bistrot libanais à la touche fusion, moderne sans renier ses racines. Rabih Daher s’est entouré du chef exécutif Charbel Safi, avec qui il signe une carte qui revisite les classiques. « On reste libanais, mais on ose », résume-t-il. Le hummus se pare ainsi de caviar, dressé avec une attention particulière. Le moutabbal se nappe avec une kebbé couverte de sirop de grenade, tandis que les tripes (fawaregh) sont proposés sautés, ni frits ni grillés, bousculant les habitudes. Même les desserts s’inscrivent dans cette logique hybride : tiramisu à la osmaliyé, mhallabiyé accompagnée de pâte feuilletée, un clin d’œil gourmand à la tradition.

Si la créativité est au rendez-vous, la provenance des ingrédients reste résolument locale. « Toutes les recettes et la grande majorité des ingrédients viennent du Liban », insiste Rabih Daher. Les viandes sélectionnées sont de qualité et avec traçabilité, dans une démarche qui privilégie le produit avant tout.

Avec un ticket moyen autour de 50 dollars, Ilayya se positionne sur un segment premium accessible, assumant une montée en gamme, dans un quartier à haut pouvoir d’achat. L’établissement appartient à Blueprint Hospitality Management, la structure qui détient le restaurant.

S’il s’agit du premier emplacement, l’aventure ne devrait pas s’arrêter aux frontières libanaises. « On regarde déjà à l’extérieur du Liban, probablement le Golfe ou l’Afrique », révèle le fondateur, prudent mais déterminé. Une expansion encore à l’état de projet, mais qui s’inscrit dans une vision à long terme.

Rabih Daher est connu pour son entreprise de traiteur, Global Catering Services, présente dans différents pays autour du Moyen-Orient. Rabih Daher a aussi ouvert plusieurs restaurants, tels que Alya et Zahrat Lebnan à Abou Dhabi, mais aussi Verdura, restaurant spécialisé dans la cuisine méditerranéenne.

Ilayya revendique une identité claire : celle d’un bistrot libanais contemporain, enraciné dans le produit local et ouvert sur le monde. « Notre menu est spécial », martèle Rabih Daher. Un pari audacieux, lancé au cœur d’un quartier qui se développe de plus en plus.

Depuis le 15 décembre, Ilayya a ouvert ses portes au sein du cluster Arcadia, dans le quartier de l’avenue du Parc dans le centre-ville de Beyrouth, avec l’ambition de réinventer le bistrot libanais dans une version contemporaine, élégante et assumée. À l’origine du projet : Rabih Daher, CEO de Global Catering Services, qui signe ici une aventure en solo, portée par un investissement...
commentaires (1)

À tous nos Chers Dirigeants, C’est à contre cœur ce que j’ai envie de vous dire, car comme beaucoup de libanais j’ai du fuir ma terre natale. Pensez vous vraiment qu’après avoir perdu tous mes biens il y a 50 ans, puis depuis 2019 perdu plus de 4 M. $ .. et que même aujourd’hui les 500 / 800$ des BDL 158/166 etc .. sont si difficiles à transférer, avec énormément de frais, que j’oserais encore à investir un seul centime au Liban. Avez-vous réfléchi comment bien contrôler l’application des Visas Dorés pour éviter les abus, fierté des libanais, dans un pays indiscipliné et chaotique ? Libanicus

Chéhab Samir

15 h 24, le 08 février 2026

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Commentaires (1)

  • À tous nos Chers Dirigeants, C’est à contre cœur ce que j’ai envie de vous dire, car comme beaucoup de libanais j’ai du fuir ma terre natale. Pensez vous vraiment qu’après avoir perdu tous mes biens il y a 50 ans, puis depuis 2019 perdu plus de 4 M. $ .. et que même aujourd’hui les 500 / 800$ des BDL 158/166 etc .. sont si difficiles à transférer, avec énormément de frais, que j’oserais encore à investir un seul centime au Liban. Avez-vous réfléchi comment bien contrôler l’application des Visas Dorés pour éviter les abus, fierté des libanais, dans un pays indiscipliné et chaotique ? Libanicus

    Chéhab Samir

    15 h 24, le 08 février 2026

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