
Chère lectrice, cher lecteur,
Enfants, et comme la plupart des enfants je pense, ma sœur aînée et moi rêvions d’une mère de substitution, malgré tout l’amour que nous portons à la nôtre… Un peu plus permissive, plus fantaisiste, une espèce de fée qui, du bout de sa baguette magique, lèverait les interdits, rendrait le monde meilleur et fous de nous tous les garçons du quartier.
Très tôt, ma sœur, qui est aujourd’hui une très bonne danseuse de tango, avait jeté son dévolu sur Julie Andrews. Un mélange de Maria von Trapp qui nous chanterait la mélodie du bonheur toute la journée et de Mary Poppins capable des plus belles indisciplines, juste pour nous faire rire.
Moi, j’ai longtemps cherché, et ce n’est que récemment, lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la cuisine, que j’ai trouvé. J’ai nommé : Ina Garten.
Ancienne analyste politique et budgétaire qui a notamment traité de dossiers liés à l’énergie nucléaire au sein des administrations des présidents Gerald Ford et Jimmy Carter, cette Américaine a opéré un impressionnant virage de carrière pour se dédier à… la cuisine.
Tout en rondeur, sans complexe, naturelle, élégante dans sa simplicité, toujours souriante, celle qui se fait désormais appeler « Barefoot Contessa » -le nom également d’une de ses émissions culinaires- respire la santé, la joie, le partage. À travers ses nombreux ouvrages, dont le dernier « Simply Ina » vient de sortir, ses émissions télé et son compte instagram @inagarten - cinq millions de followers au compteur tout de même-, Ina, je me permets dans ma tête de l’appeler Ina, a semé en moi, sans le savoir, cette graine qui prend un peu de temps à germer : l’envie de savoir cuisiner des plats à l’ancienne, avec du beurre à foison, des produits frais du jardin (que je n’ai pas) et des desserts qui, même s’ils le voudraient, ne pourraient être « light ».
Je sais que je décevrais Ina si elle voyait où j’en étais, loin, très loin encore de ce qu’elle aurait espéré pour moi. En attendant, je la suis dans ses voyages, ses livres et ses recettes, « Barefoot Contessa at home », « Barefoot Contessa in Paris », et d’autres titres que je devrais saisir comme des messages cachés : « Cook like a pro » ou encore « How easy is that »…
Je vous promets, chère Ina, que je vais m’y mettre. Si vous avez pu passer des politiques publiques à la gastronomie, il n’est pas impossible qu’un jour, je devienne, moi aussi, une contessa des fourneaux. Et ce jour-là, la ma'loubit batenjen, la purée de topinambours à l'estragon, les tacos de chawarma et la confiture de fleurs d’oranger n’auront plus aucun secret pour moi.

(Cheffe) Carla Henoud

Le trio de mouhallabié de Carla Rebeiz :
- La mouhallabié matcha toute simple de Carla Rebeiz
- La mouhallabié pistache toute simple de Carla Rebeiz
- La mouhallabié au sésame noir toute simple de Carla Rebeiz

Portrait de chef : Anissa Helou ou la mémoire du Liban par le goût

En plus de trente ans, Anissa Helou s’est imposée comme une référence de la cuisine moyen-orientale, avec onze livres à son actif, dont le dernier, « Lebanon : Cooking the Food of My Homeland ». À travers ce nouvel ouvrage, sans doute le plus intime, elle explore les saveurs mais aussi les histoires et les mémoires du Liban.
Sélection gourmande
👉 Cette semaine, honneur au chawarma poulet et son incontournable « toum ». Classique ou revisité, ce sandwich généreux fait l’unanimité. Mariné puis rôti lentement sur une broche verticale, il s’est imposé comme un symbole de la street-food libanaise. L'Orient-Le Jour vous fait découvrir cinq adresses, à Paris, où déguster un chawarma poulet-ail, aux saveurs puissantes et réconfortantes du Liban.
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