Photo fournie par l'établissement
Installé dans l'un des quartiers les plus animés de la capitale, le restaurant accueille une soixantaine de couverts répartis entre un comptoir où les hand rolls sont préparés sous les yeux des clients, une salle intérieure et une terrasse. Quinze employés assurent le fonctionnement de l'établissement, ouvert tous les jours de 13 heures à 1 heure du matin, jusqu'à 2 heures les jeudis, vendredis et samedis. En fin de semaine, des DJ prennent le relais à partir de 22 h 30 pour transformer le lieu en destination nocturne. « Nous avons été inspirés par nos voyages et par la popularité croissante des hand roll bars à travers le monde », explique Walid Fayad.
Le concept associe ainsi hand rolls premium, sashimis, nigiris, salades, entrées et plats signatures, parmi lesquels un fishburger et un burger au wagyu, auxquels s'ajoute une carte de desserts centrée autour de glaces soft serve. Le ticket moyen s'élève à environ 60 à 65 dollars par personne, selon la sélection de plats et de boissons.
Au-delà de la cuisine, les fondateurs misent sur une expérience complète mêlant cocktails, musique et programmation de DJ le week-end. « En combinant une offre culinaire de qualité avec des cocktails, de la musique et une véritable ambiance, Chubby Fish va bien au-delà du hand roll bar traditionnel, estime Walid Fayad. Cette approche nous a déjà permis de créer une communauté de clients fidèles qui reviennent régulièrement. »
Le projet réunit trois profils issus de l'entrepreneuriat et de l'hospitalité. Nasri Choueiri, fondateur d'Unipod Hospitality, est notamment à l'origine de plusieurs concepts de restauration et de divertissement, parmi lesquels Frozen Cherry au Liban, Helipad à Dubaï ou encore Community Badaro.
Walid Fayad, de son côté, s'est lancé dans l'hospitalité dès le début de sa carrière avec l'ouverture du bar EDL au Liban. Il est aujourd'hui cofondateur de Nuit de folie, société d'événementiel basée à Dubaï, tout en poursuivant une carrière dans la transformation des entreprises et l'expérience client au sein de groupes comme Talabat et Genesys.
Le troisième associé, Fares Traboulsi, entrepreneur depuis l'âge de 18 ans, cumule plus de dix années d'expérience dans la restauration, les ventes et les nouvelles technologies, après avoir notamment travaillé chez Careem. Il est également cofondateur de Nuit de folie.
Le projet bénéficie par ailleurs du soutien d'investisseurs privés, dont les fondateurs préfèrent ne pas détailler la participation financière.
Investir au Liban malgré les incertitudes
Les entrepreneurs n'ont pas souhaité communiquer le montant investi ni leurs objectifs de rentabilité. Ils préfèrent mettre en avant les motivations qui les ont conduits à lancer ce projet dans un contexte économique toujours fragile. « Nous croyons que c'est le bon moment pour investir au Liban, malgré les difficultés économiques, affirme Walid Fayad. Nous voyons les risques, mais aussi les opportunités. Le Liban a toujours été une référence régionale en matière de restauration et d'hospitalité. »
Après plusieurs années passées à développer leurs carrières à Dubaï, les trois associés disent avoir voulu réinvestir dans leur pays d'origine. « Nous avons toujours partagé l'ambition de redonner au Liban à travers un projet qui reflète la créativité, la résilience et l'hospitalité qui caractérisent le pays, souligne-t-il. Nous voulions créer des emplois, introduire un concept inédit sur le marché et participer à la relance du secteur de la restauration. »
Les ambitions dépassent toutefois largement cette première adresse. « Notre objectif est d'ouvrir plusieurs établissements au Liban avant de nous développer à l'international. Moins de deux mois après l'ouverture de notre premier restaurant, nous travaillons déjà sur la prochaine étape de cette vision. »
