
Chère lectrice, cher lecteur,
Quand les « beaux jours » arrivent, il fait bon briser les murs de son quotidien et « sortir » son humeur à l’extérieur ; un peu comme les tapis que nous, Libanais, avons l’habitude de suspendre au soleil pour les débarrasser de toutes les poussières de l’hiver. Exposer sa peau au soleil, fermer les yeux et se sentir un peu mieux.
L’expression beaux jours étant relative, faut-il préciser qu’il s’agit ici d’une météo plus clémente, des bougainvilliers qui pointent le bout de leur nez coloré à chaque coin de la ville.
Balcons, terrasses, petits jardins, tout est bienvenu pour changer de cadre et d’énergie, même si le drone est souvent là.
C’est dans cette ambiance mais aussi dans un sentiment de réserve dissimulé que j’ai accepté l’invitation à déjeuner d’amis en dehors de Beyrouth, le week-end dernier. Amis certes, même si à l’unanimité carnivores. Après les poissons d’avril, place ce jour-là à des brochettes en tous genres.
À l’heure de passer à table, une belle table dressée entre les arbres, et parce que cette amitié est indestructible, je les ai regardés, de loin, la désapprobation silencieuse, griller leurs viandes accompagnées de légumes et les dévorer à pleines dents. Heureusement que les belles salades composées étaient là pour me consoler.
C’est au dessert, un terrain neutre plein de douceur, que nous nous sommes retrouvés.
Glace au lait, salade de fraises, fruits frais, et café, avec la promesse de se retrouver, la semaine suivante, même jour, même lieu.
Si vous aussi, vous rêvez de telles tablées, pourquoi ne pas essayer de préparer, à vos amis, les fraises, mascarpone et crumble aux amandes d'Andréa Boueiz, la purée de topinambours à l'estragon (Moutabbal el-as) de Liza Soughayar Asseily ou encore la salade de freeké de Carla Rebeiz ?

(Cheffe) Carla Henoud


Coup de cœur

Georges et Victoria Yazbeck ont quitté le Liban il y a plusieurs années déjà. Lui était ingénieur civil et elle étudiait le génie chimique. A priori, rien ne les destinait à la restauration. Mais avec les crises qu’a traversées le Liban, les deux frères et sœurs ont décidé de rester à Paris et d’ouvrir leur snack libanais. Avec Becky’s, ils recréent un petit bout du Liban en plein cœur de la capitale française.
Sélection gourmande
👉 Avec le retour du soleil, rien de tel qu’une booza libanaise. Bien loin des crèmes glacées classiques, cette spécialité levantine surprend par ses saveurs comme par sa texture. L'Orient-Le Jour a sélectionné pour vous, cinq adresses de glaces libanaises incontournables à Paris.
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