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Retour sur les principaux développements depuis l'annonce de la démission de Hariri

Depuis cette annonce, la liberté de mouvement du Premier ministre libanais fait l'objet d'intenses spéculations.

Un portrait du Premier ministre démissionnaire libanais, Saad Hariri, trône sur un croisement à Beyrouth, le 15 novembre 2017. Photo AFP / JOSEPH EID

Rappel des développements depuis l'annonce le 4 novembre à Riyad par le Premier ministre libanais, Saad Hariri, de sa démission surprise. M. Hariri a justifié cette décision par la "mainmise" sur son pays de l'Iran et de son allié libanais, le mouvement chiite Hezbollah. Cette annonce est intervenue dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite et l'Iran.
Depuis, la liberté de mouvement de Saad Hariri fait l'objet d'intenses spéculations.

 

Démission choc

Le 4 novembre, Saad Hariri, alors en Arabie saoudite, annonce sa démission, dans une déclaration retransmise par la chaîne al-Arabiya à capitaux saoudiens. Il accuse le Hezbollah et son allié iranien de "mainmise" sur le Liban et dit craindre pour sa vie. Il accuse Téhéran d'avoir "créé un Etat dans l'Etat".
Téhéran rejette des "accusations sans fondement".

Dès le lendemain, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, accuse l'Arabie saoudite d'avoir contraint M. Hariri à la démission, alors que cette annonce a coïncidé avec l'arrestation de dizaines de princes, de ministres et d'hommes d'affaires dans une purge sans précédent en Arabie saoudite.

Le 7 novembre, le Premier ministre démissionnaire, reçu la veille par le roi Salmane, effectue une visite à Abou Dhabi, où l'homme fort du pays, cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, l'assure du "soutien" de son pays face "aux ingérences régionales".

 

 

Hariri "détenu", selon le Hezbollah

Le président libanais Michel Aoun, élu en 2016 grâce au soutien du Hezbollah, exprime son "inquiétude" quant au sort de M. Hariri.
Le 10 novembre, le chef du Hezbollah accuse l'Arabie saoudite de "détenir" M. Hariri et d'avoir demandé à Israël, l'ennemi juré du mouvement chiite, de frapper le Liban.
Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, met en garde contre toute utilisation du Liban "comme théâtre de conflits par procuration".
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, déclare qu'à sa "connaissance", M. Hariri est libre de ses mouvements.

 

(Lire aussi : Rohani dénonce "l'ingérence flagrante" de Riyad au Liban)

 

 

Hariri se dit "libre"

Le 12 novembre, M. Aoun dénonce "les circonstances obscures" dans lesquelles M. Hariri "vit à Riyad".
Saad Hariri annonce qu'il va "très bientôt" rentrer dans son pays. "Je suis libre ici, si je veux voyager demain, je voyage". "J'ai écrit ma démission de ma main, et j'ai voulu provoquer un choc positif", dit-il lors d'un entretien avec sa chaîne de télévision libanaise, Future TV.

 

Le patriarche maronite à Riyad

Le 14 novembre, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, effectue une visite historique en Arabie saoudite, où il est reçu par le roi Salmane et rencontre M. Hariri. "Je suis convaincu par les motifs de sa démission". "Il reviendra au Liban dès que possible", dit-il.

 

Paris met la pression

Le Premier ministre français Édouard Philippe estime que la démission de M. Hariri a ouvert "une période d'incertitude qu'il faut clore rapidement".
Le président Emmanuel Macron, qui avait effectué une visite éclair le 9 novembre à Riyad pour rencontrer le prince héritier, "réitère son souhait que Saad Hariri puisse se rendre au Liban comme il l'a annoncé", lors d'un entretien à Paris avec le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil.

 

(Lire aussi : Pour ou contre Hariri, les Libanais veulent son retour d'Arabie saoudite)

 

Hariri "en captivité", selon Aoun

Le 15 novembre, Michel Aoun accuse l'Arabie saoudite de détenir M. Hariri. "Nous le considérons donc comme en captivité et détenu (...)", dit-il.
"Je veux répéter et assurer que je vais très très bien". "Je vais revenir si Dieu veut à mon cher Liban comme je vous ai promis", tweete de son côté M. Hariri.

A Paris, le porte-parole du gouvernement déclare qu'Emmanuel Macron "souhaite" que Saad Hariri puisse "confirmer" depuis le Liban "sa volonté de démissionner, si tel est son choix".
Jean-Yves Le Drian est attendu mercredi soir à Riyad, où il doit rencontrer le prince héritier, Mohammed ben Salmane, puis Saad Hariri.

En milieu de soirée, M. Macron annonce avoir invité Saad Hariri et sa famille pour "quelques jours" en France, dans "un geste d'amitié", affirmant que la venue du Premier ministre démissionnaire n'est "en aucun cas un exil politique".

 

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