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Liban

Affaire Hariri : approche-t-on d’un épilogue ?

La situation
Fady NOUN | OLJ
15/11/2017

L'incendie de signaux rouges et le hurlement des sirènes d'alarme s'apaisent progressivement, laissant croire qu'un épilogue de « l'affaire Saad Hariri » approche. Et pour commencer le compte twitter du Premier ministre a redémarré hier, avec ces lignes : « Mes amis, du calme ! Je me porte à merveille et serai parmi vous dans les deux jours. Ma famille est installée chez elle en Arabie saoudite. » Le Premier ministre débarquera discrètement dans le pays, pour des raisons de sécurité évidentes, croit-on savoir. Certains annonçaient même son retour pour ce mercredi à l'aube, mais hier soir on ne pouvait jurer de rien.


Car tout n'est pas encore dissipé du mystère qui a entouré la déclaration de démission fracassante de Saad Hariri, à partir de Riyad le 4 novembre dernier. À cette affaire, il est deux volets : l'un physique, l'autre politique. Sur le plan physique, et ce tant sur le plan international que sur le plan local ou arabe, le retour au Liban de M. Hariri est désormais considéré comme la preuve qu'il n'y a pas de restriction à sa liberté de mouvement. La question divise même les rangs du courant du Futur, dont un communiqué a mis en garde hier contre des voix dissidentes qui ne reflètent pas sa position officielle.


De toute façon, et le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, l'a redit clairement au sortir d'un entretien avec le président Macron, tant que M. Hariri ne sera pas rentré dans son pays, la campagne diplomatique pour clarifier cette affaire se poursuivra. En cas de nouvelle prolongation de son absence, ce sera aux instances internationales que le Liban en appellera. On apprenait dans ce cadre que le ministre français des AE, Jean-Yves Le Drian, prendra de nouveau le chemin de Riyad aujourd'hui.

 

(Lire aussi : Comment Baabda a géré la crise)

 

Volet politique
Pour le Premier ministre français, Édouard Philippe, le retour de M. Hariri à Beyrouth est important, mais il doit s'accompagner d'un volet politique proprement dit, notamment d'un engagement des partis libanais à tenir le Liban à l'écart des crises régionales et à ne pas s'ingérer dans les affaires d'autrui. Cette non-ingérence sera certainement au cœur de la conférence des ministres arabes des AE qui doit se tenir au Caire, dimanche, à la demande de l'Arabie saoudite, et à laquelle M. Bassil, qui a entamé une tournée européenne, n'est pas certain d'assister.


Entre-temps, M. Hariri a obtenu un nouvel appui à son coup de barre anti-ingérence en la personne du patriarche maronite lui-même, qui a achevé sa visite historique à Riyad en affirmant qu'il est lui-même « parfaitement convaincu » des arguments avancés par M. Hariri dans sa déclaration de démission. Entende qui a des oreilles pour entendre.

 

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N. Noon

Voici un autre article intéressant à lire:
https://www.investigaction.net/fr/corm-seuls-les-naifs-pensent-quil-sagit-dun-conflit-entre-sunnites-et-chiites/#undefined.gbpl

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ON APPROCHE DU JOUR -J- DE LA GRANDE VERITE QUI NE SOUFFRE PLUS D,AJOURNEMENT ! ETAT ! ARMEE ! PEUPLE !

gaby sioufi

le bout du tunnel, l'epilogue ?
oui surement , sauf qu'il n'est pas clair si ce sera positif ou negatif , c.a.d si le hezb, aoun et Co controleront encore mieux le pays ou pas .
comment savoir ?
je veux dire que certains signes l'annoncent bien cet epilogue malheureux:
1-le hezb qui dit aux ministres: BUSINESS AS USUAL( on sait ce que ca veut dire)
2-leur propagande sans fausse honte poursuit sur sa lancee- la demission de hariri est NULLE et NON AVENUE
3-bassil le gendre laisse entendre qu'une autre condition est posee a la legitimisation de la demission , que la famille de hariri l'accompagne
4-LAST BUT NOT LEAST, trop de personnes sunnites seraient plus qu'heureuses d'accepter porter le tablier d'un 1er ministre- le pouvoir prenant a charge de "taire" tte protestation de la rue sunnite - a force de propagande et autres scenario

HABIBI FRANCAIS

Cela serait genial que les libanais descendent dans la rue comme en 2095 afin d exiger le desarmement du hezbollah...il faut vraiment que l homme au turban disparaisse du paysage.

Saliba Nouhad

Ce qu’on entend, c’est que le camp nationaliste et anti-Hezbollah, complètement muselé depuis quelques années reprend du poil de la bête en pensant avoir un appui international, et droit au chapitre!
Ok, ça va le défouler quelque temps, mais que pourra-t-il faire de plus que de belles paroles et des souhaits pieux qui n’ont rien à voir avec la réalité sur le terrain, à savoir une mainmise complète de la milice surarmée sur les décisions nationales?Notre seul espoir serait un changement d'état d’âme du Président qui aurait suffisamment de courage et oserait prendre une décision neutre et représenter tout le peuple Libanais.
Sinon, c’est le saut dans l'inconnu.

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