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Liban

Pour Édouard Philippe, il faut maintenir le Liban à l’écart des crises régionales

Le président de la République Michel Aoun s’entretenant avec l’ambassadeur du Koweït à Beyrouth, Abdel Aal Kinaï. Photo ANI.

Le Premier ministre français, Édouard Philippe, a estimé hier indispensable que tous les partis politiques au Liban s'engagent à maintenir le Liban à l'écart des crises régionales, et appelé à clore immédiatement la « période d'incertitude » ouverte par l'annonce de la démission de Saad Hariri, le 4 novembre depuis Riyad.
« L'enjeu est que M. Hariri puisse retourner librement dans son pays pour clarifier sa situation conformément à la Constitution libanaise », a déclaré le chef du gouvernement français lors d'une séance à l'Assemblée nationale, expliquant que la démission du chef du gouvernement libanais, depuis l'Arabie saoudite, ouvrait « une période d'incertitude qu'il faut clore rapidement ». « Face à cette situation, la France agit pour que les partis libanais, tous ceux qui exercent une influence au Liban, s'engagent pour que la situation revienne au plus vite à la normale », a-t-il ajouté. Selon lui, « il est également important que tous les partis libanais s'engagent à respecter la paix civile, à maintenir le Liban à l'écart des crises régionales et à éviter les ingérences. C'est indispensable pour le bien du Liban, c'est indispensable pour le bien de toutes ses communautés ».
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian doit se rendre en Arabie saoudite « dès aujourd'hui » et « examinera avec les autorités saoudiennes les moyens de sortir de la situation actuelle », a ajouté M. Philippe, assurant que « nous prenons et nous allons prendre les initiatives nécessaires pour que le Liban reçoive tout le soutien international qu'il mérite ».
De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, a exprimé son soutien au chef de l'État. Lors d'un appel téléphonique, Mme Merkel a assuré M. Aoun de « la solidarité de l'Allemagne et de son soutien à tous les efforts visant à rétablir une situation normale ». La chancelière allemande a également assuré au président qu'elle effectuait des contacts avec les dirigeants européens dans le cadre du suivi de la situation au Liban.
« L'Union européenne demande qu'il n'y ait aucune interférence extérieure au Liban après la démission de son Premier ministre Saad Hariri », avait affirmé lundi la patronne de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini. « Nous jugeons qu'il est essentiel d'éviter d'importer au Liban des conflits régionaux, des dynamiques régionales, des tensions régionales qui doivent rester en dehors du pays », avait martelé Mme Mogherini.

Aoun « satisfait »
À Baabda, le président Aoun s'est dit « satisfait des réactions internationales favorables à la souveraineté du Liban, sa sécurité et sa décision libre », selon un communiqué de la présidence. Reçu hier matin à Baabda, l'ambassadeur du Koweït à Beyrouth, Abdel Aal Kinaï, a transmis au chef de l'État « les salutations de l'émir du Koweït et son soutien au Liban qui passe par une situation délicate ». Il a également insisté sur le fait que le Koweït « se tient aux côtés du Liban, de son indépendance et de sa souveraineté ». Ces propos solidaires de l'ambassadeur du Koweït interviennent moins d'une semaine après que le ministère koweïtien des Affaires étrangères eut appelé ses ressortissants à quitter le territoire libanais « immédiatement ».


Le Premier ministre français, Édouard Philippe, a estimé hier indispensable que tous les partis politiques au Liban s'engagent à maintenir le Liban à l'écart des crises régionales, et appelé à clore immédiatement la « période d'incertitude » ouverte par l'annonce de la démission de Saad Hariri, le 4 novembre depuis Riyad.« L'enjeu est que M. Hariri puisse retourner librement...

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