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LE LIBAN À TABLE
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Le bonheur est dans les frites


Chère lectrice, cher lecteur,

Il suffit de sentir l’odeur d’huile bouillante qui s’échappe des fourneaux et inonde toutes les pièces environnantes, pour deviner ce qui se trame et avoir l’eau à la bouche. Même si très vite l’odeur vient coller à nos vêtements, nos cheveux, notre peau, tout est vite pardonné et la tentation reprend le dessus.

La frite a toujours été, à la quasi unanimité dans un monde qui pourtant n’arrive à s’entendre sur rien, un péché mignon ; un peu comme un dessert salé, une gâterie, la cerise sur n’importe quel repas.

Enfant, adolescente, adulte, tout en étant adepte du « manger sain », « manger bio », « manger sage » et tous ces blablablas qui désespèrent mes amis gourmands, j’ai toujours succombé devant une assiette de frites bien salées comme les préparait ma grand-mère. Loin de moi les frites allumettes qui donnent envie de pleurer de désespoir, les « poutines » canadiennes baignant dans du fromage fondu -un vrai traumatisme- les batata harra qui passent mieux quand elles sont bien assaisonnées… Les frites, les vraies, ce sont celles que nous faisons à la maison, larges, généreuses, cuites mais pas trop, croustillantes et fondantes à la fois. Avec du ketchup très rouge et de la moutarde très jaune bien mélangés, comme quand nous étions petits, en sandwich bien gras ou alors, et c’est pour moi le nirvana, avec une bonne assiette de taboulé.

600 calories plus tard, pas vraiment rassasiée mais contrainte par une sournoise culpabilité de m’arrêter, je peux quand même dire, dans un moment d’abandon : « j’ai la frite ! »

(Cheffe) Carla Henoud


Notre sélection de recettes de la semaine :


Un parcours hors-norme

Nabil Attar derrière les fourneaux en 2026, un bel exemple de courage et de détermination. Photo fournie par le chef
Nabil Attar derrière les fourneaux en 2026, un bel exemple de courage et de détermination. Photo fournie par le chef

En 2015, le fils de Nabil Attar, haut cadre dans l’informatique, se fait kidnapper en plein Damas par les sbires du régime. Dix ans plus tard, ce Syrien est à la tête du restaurant Närenj, une référence à Orléans. Nous vous racontons ce parcours hors norme.

Nouvelle adresse

Photo fournie par l’établissement
Photo fournie par l’établissement

Après une courte tentative au centre-ville de Beyrouth avant la crise de 2019, le groupe Boubess a inauguré le 25 juillet à l’ABC Dbayeh une enseigne Angelina Paris, institution parisienne fondée en 1903. On vous dit tout.

Chère lectrice, cher lecteur, Il suffit de sentir l’odeur d’huile bouillante qui s’échappe des fourneaux et inonde toutes les pièces environnantes, pour deviner ce qui se trame et avoir l’eau à la bouche. Même si très vite l’odeur vient coller à nos vêtements, nos cheveux, notre peau, tout est vite pardonné et la tentation reprend le dessus.La frite a toujours été, à la...