Chère lectrice, cher lecteur,
On la surnomme la coquine ou la douce. Certaines de ses variétés portent des noms évocateurs, comme la coucourelle ou encore la grosse joufflue. Belle, généreuse, voluptueuse, la figue s’affiche sans pudeur sur les étals où lui est accordée une place privilégiée en ces toujours longues et belles journées d’été. Offerte au regard des passants dans les marchés, chez les primeurs ou sur les routes qui mènent aux destinations estivales libanaises, la figue joue la carte - gagnante - de la discrète séduction, du mois d’août au mois d’octobre.
Blanche ou verte, rouge, violette ou noire, quelles que soient sa tenue et son apparence, elle reste singulière, royale.
Pas vraiment fruit, presque fleur, il suffit de la saisir délicatement, de la sentir en lui chuchotant de belles paroles, pour que la magie opère. Avant de la croquer lentement, gentiment, en la remerciant.
Chez nous, on l’appelle Teen. Et ses variétés ont également leur appellation locale : Biadi, Boukrati, Baalbaki ou encore Baskinta Brown, Souadi, Asouad… Chaque village se l’approprie comme dans un concours de beauté où l’on exhibe fièrement sa Miss.
Attention de la brusquer, de la laver, de l’éplucher. Attention aussi, comme nous l’ordonnaient nos parents lorsqu’ils nous surprenaient suspendus aux branches du figuier, de se frotter les yeux après l’avoir cueilli. « Vous allez devenir aveugles ! » Comment oublier ces délicieux moments de bonheur ?
Plus que quelques semaines pour prolonger le plaisir, la déguster fraîche évidemment, seule ou en salade. Plus tard, ce sera le temps des figues séchées et des confitures. Et toujours l’aimer pour ce qu’elle est, un péché mignon.
(Cheffe) Carla Henoud
Notre sélection de recettes de la semaine :
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Nouvelle adresse
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