Chère lectrice, cher lecteur,
Elles ont un monde à elles, fermé, super-organisé, où les intrus ne sont pas les bienvenus. Pourtant pleine de douceur(s,) elles arrivent à semer la panique quand on les croise, seules ou en groupe. Comprendre leur univers a toujours été une tentation, une curiosité que j’ai décidé d’assouvir, sans vraiment savoir ce qui m’attendait.
Direction le Chouf, quelque part au fond d’une vallée bordée d’arbres. Elles étaient là, agglutinées dans leurs caissons en bois, apparemment dans l’urgence, en tous les cas très occupées, même si elles donnaient l’impression de tourner en rond.
L’apiculteur m’avait prévenue : ne mettez pas de parfum ni de couleurs trop sombres. Elles n’aiment pas ça. Pourtant vêtue d’un jean et d’un t shirt blanc, il me tend une lourde combinaison pour très grands, dans laquelle, loin de me glisser, je me noie : un chapeau muni d’un voile en métal - j’étais à la limite de l’attaque de panique-, des gants taille XXXL et des bottes en caoutchouc pointure 52.
Et me voilà, en tenue complète de scaphandrier sous un soleil écrasant, prête à entrer, par effraction - loin de moi l’idée de l’apprivoiser - dans le monde des abeilles.
Accueillantes ? Pas vraiment, à moins que ce bourdonnement collectif et ininterrompu soit leur manière de l’être. En m’approchant à grands pas lents, me prenant un instant pour Neil Armstrong, je tente de repérer la Reine entre les dizaines d’ouvrières hyperactives. Impossible, toutefois, de reconnaître sa majesté, de déchiffrer leur langage, leur danse, car oui, j’avais appris que les abeilles font des rondes pour communiquer entre elles…
L’expérience aura duré 10 interminables minutes. Je suis repartie, impatiente d’en apprendre plus… à travers des lectures, à l’abri, chez moi, en dégustant une tisane parfumée d’une cuillère d’un savoureux miel bien de chez nous.
C’était finalement un petit pas pour l’homme et un faux-pas pour l’humanité…
(Cheffe) Carla Henoud
Notre sélection de recettes de la semaine :
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Spécialiste des technologies médicales, titulaire d’un MBA après des études de médecine, et entrepreneur dans la street-food : Rachid Akiki a appris à ne pas choisir entre ses passions. À Miami, une envie de man’ouché et un souvenir d’enfance l’ont poussé à lancer Thyme Machine, un food-truck devenu aujourd’hui une franchise en plein essor aux États-Unis. Derrière le zaatar et le saj, c’est pourtant toujours le même fil rouge : le Liban, ses saveurs, ses souvenirs et cette manière très libanaise de transmettre, de nourrir et de recommencer. Une histoire à découvrir ici
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Après la boulangerie-pâtisserie, Ali Hamadé mise sur un nouveau dessert : le yaourt grec glacé. À Saifi Village, au cœur de Beyrouth, Kryo veut imposer au Liban un format encore peu développé, entre glace, goûter et collation « healthy ». Tous les détails sont ici




