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À La Une - Liban

"Nous restons hautement mobilisés", affirme le général Aoun

"Nous apprécions les efforts menés par nos soldats, où qu'ils soient sur le territoire, malgré les pressions qu'ils subissent, notamment sur le plan économique", affirme le commandant en chef de l'armée libanaise.

Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun. Photo tirée du site web officiel de l'armée

Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, qui a inauguré samedi le bureau des invalides et des familles des martyrs de l'armée à Badaro, a affirmé que l'institution militaire restait "hautement mobilisée" malgré toutes les pressions, notamment économiques, en allusion à la crise économique et financière qui frappe le Liban depuis des mois, sur fond de contestation populaire inédite.

"À l'ombre de la situation économique critique que nous traversons et qui nous affecte tous, ce projet (l'inauguration du bureau, ndlr) prouve que l'institution militaire poursuit sa politique d'amélioration, en parallèle aux autres missions qu'elle effectue, malgré toutes les voix dissonantes qui s'élèvent de temps à autres. Toute critique contre l'armée ne pourra porter atteinte à l'institution. L'armée continuera de protéger le Liban, son territoire et sa population", a martelé le général Aoun, lors d'un discours à cette occasion. 

"Nous apprécions les efforts menés par nos soldats, où qu'ils soient sur le territoire, malgré les pressions qu'ils subissent, notamment sur le plan économique. Nous continuerons de défendre nos droits jusqu'au dernier souffle, et nous resterons hautement mobilisés afin de faire face aux défis. Nous resterons fidèles à notre serment, celui de l'honneur, de la fidélité et du sacrifice", a ajouté le commandant en chef de l'armée. 


(Lire aussi : Quatrième mois de la révolte : les blocages de routes se poursuivent, les actions contre les banques aussi)


Depuis plus de trois mois, les manifestants libanais appellent à la chute de tous les responsables, accusés de corruption et d'incompétence, alors que le pays traverse une grave crise économique et de liquidités. Sous la pression de la rue, le gouvernement de Saad Hariri avait démissionné le 29 octobre. Le 19 décembre, à l'issue de consultations parlementaires, le président Michel Aoun a désigné Hassane Diab, appuyé par les partis du 8-Mars, au poste de Premier ministre. Malgré son insistance à former un cabinet de technocrates indépendants, comme cela est réclamé par la contestation, M. Diab est rejeté par les protestataires, qui estiment qu'il fait partie de la même classe politique corrompue dont ils réclament le départ. Après une dose d'optimisme qui, selon plusieurs observateurs, donnait la formation du gouvernement pour imminente, de nouveaux obstacles sont venus entraver la mise en place du cabinet.

Le 13 janvier, le commandant en chef de l'armée rappelait que l'institution militaire est respectueuse du droit de manifester tout en soulignant que cela ne signifie pas que les soldats font preuve d'indulgence en cas d'atteinte à la sécurité.

Ces derniers jours, la contestation a repris en force sur tout le territoire et était ponctuée de violences en certains endroits, poussant l'armée et les forces de sécurité à intervenir régulièrement sur le terrain.

Mardi soir, de violents affrontements avaient éclaté entre un groupe de manifestants, dont certains saccageaient des banques, et les forces de l'ordre déployées dans le quartier commerçant de Hamra, faisant plusieurs blessés dans les deux camps. Les FSI ont arrêté des dizaines de personnes lors de ces affrontements, parfois de manière brutale. Certaines sources affirment que des ressortissants étrangers, notamment syriens, figurent parmi les individus arrêtés. 

Plusieurs détenus ont été relâchés depuis mercredi, mais un nombre indéterminé d'entre eux est encore sous les verrous, entre autres à la caserne Hélou, dans le quartier de Mar Elias, où des affrontements ont éclaté mercredi soir entre protestataires et policiers, faisant également des blessés, notamment parmi les journalistes. 

Hier, les grèves et les blocages de routes se sont poursuivis en journée, et des actes de vandalisme ont à nouveau eu lieu en soirée à Hamra, devant le siège de la Banque du Liban.


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Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, qui a inauguré samedi le bureau des invalides et des familles des martyrs de l'armée à Badaro, a affirmé que l'institution militaire restait "hautement mobilisée" malgré toutes les pressions, notamment économiques, en allusion à la crise économique et financière qui frappe le Liban depuis des mois, sur fond de...

commentaires (5)

Général, SVP relisez votre serment! Votre role premier est de protéger le peuple libanais, pas les politiciens corrompus.

TORIEL Raphael

22 h 05, le 19 janvier 2020

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Commentaires (5)

  • Général, SVP relisez votre serment! Votre role premier est de protéger le peuple libanais, pas les politiciens corrompus.

    TORIEL Raphael

    22 h 05, le 19 janvier 2020

  • L,ARMEE AU SERVICE DU PEUPLE.

    L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION

    22 h 01, le 18 janvier 2020

  • GENERAL AOUN ACTUEL, pas l'ancien qui trone a Baabdah LE PAYS FAIT CONFIANCE ENCORE A L'ARMEE ET A LA POLICE MAIS CERTAINS ELEMENTS DE CES FORCES FONT UNE DISTINCTION ENTRE LES MANIFESTANTS LE PLUS CHOQUANT ET INDIGNE EST LA VUE DE CE VIDEO A HAMRA OU UNE PATROUILLE PASSE A COTE DE CASSEURS DE BANQUE EN PLEINE ACTION SUR LE TROTTOIR SANS MEME LEUR PARLER ET CONTINUENT LEUR ROUTE POUR ALLER BASTONNER ET ARRETER DES GENS ATTABLE DANS UN CAFE A CES FORCES MEMBRES DE L'ARMEE ET DE LA POLICE , JE DIS HONTE A VOUS, ET A VOUS M LE GENERAL JE DIS QUE SI VOUS NE PRENEZ PAS DES SANCTIONS IMMEDIATES ET PUBLIQUES CONTRE CES FORCES SOUS VOTRE COMMENDEMENT, VOUS AUSSI PERDREZ L'ESTIME QUE LE PEUPLE EN REVOLTE VOUS PORTE SI CELA ARRIVE , NOUS SERONS TOUS PERDANT ET LE PAYS SOMBRERA DANS UNE GUERRE SANGLANTE SANS MERCI ET LA FAUTE NE SERA PAS AUX MANIFESTANTS DEPUIS 3 MOIS MAIS A L'AUTORITE POLITIQUE ET MILITAIRE QUI N'AURA PAS SU ASSUMMER SES RESPONSABILITE AGISSEZ GENERAL A EGALITE ENTRE TOUS LES LIBANAIS SANS AVOIR PEURS DES VOYOUX REFUGIES DERRIERE LEURS DIEUX TERRESTES, LE SALUT DU PAYS EN DEPEND

    LA VERITE

    15 h 55, le 18 janvier 2020

  • Bientôt même les salaires des soldats seront impossibles à débourser si la révolution continue à paralyser la vie économique du pays

    Chucri Abboud

    15 h 13, le 18 janvier 2020

  • Général, Veillez à ce que les brebis galeuses dans les rangs de votre armée ne soient pas laissées sans contrôle et fassent des petits. Si l'armée perd la sympathie de la rue, c'est l'anarchie totale qui s'emparerait de notre pays. La vigilence est de rigueur comme la transparence et le patriotisme dans chaque acte. Ne vous trompez pas d'ennemi, nous sommes du même bord. C.a.d. Pour un Liban libre et digne, et un peuple uni derrière son drapeau et son armée.

    Sissi zayyat

    15 h 08, le 18 janvier 2020

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