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Macron : "Nous sommes intervenus en Syrie pour l'honneur de la communauté internationale"

Conflit

"Il est essentiel que la Syrie donne enfin un accès complet, immédiat et sans entrave à toutes les demandes de l'OIAC" sur l'attaque chimique de Douma, selon le Quai d'Orsay. 

OLJ/AFP
17/04/2018

Le président français Emmanuel Macron a reconnu mardi que les frappes menées contre des sites d'armes chimiques en Syrie "ne règlent rien" mais que la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni "sont intervenus pour "l'honneur de la communauté internationale".

"Regardons nos principes en face et demandons-nous où nous voulons aller : ces frappes ne règlent rien mais elles mettent fin à un système auquel nous nous étions habitués qui est que, en quelque sorte, le camp du droit serait devenu le camp du faible", a plaidé M. Macron devant les eurodéputés.

Répondant à des interventions de certains d'entre eux sur la Syrie, le chef de l'Etat français a déclaré que Washington, Londres et Paris étaient intervenus dans la nuit de vendredi à samedi "pour l'honneur de la communauté internationale, dans un cadre légitime, multilatéral, de manière ciblée, sans aucune victime humaine" afin de "détruire trois sites de production et de transformation d'armes chimiques.

Il a ensuite précisé que la France continuera "à travailler à une solution politique inclusive pour la Syrie en parlant à tous les parties - la Russie, la Turquie, l'Iran, le régime et toutes les forces d'opposition - pour construire la Syrie de demain et réparer ce pays".

"Mais nous ne construirons pas la Syrie de demain si nous détournons le regard pour la laisser au régime de Bachar el-Assad et à ses alliés une fois qu'ils auront terminé le sale travail qu'ils mènent. Je vous le dis franchement", a-t-il ajouté, en s'adressant d'un ton combatif aux eurodéputés.

M. Macron a en outre "invité tous les pays" à se joindre à l'effort humanitaire en aide aux populations civiles en Syrie. Paris a annoncé le déblocage de 50 millions d'euros pour venir en aide aux ONG intervenant sur le terrain, dont des représentants ont été reçus lundi soir à l'Elysée.


(Lire aussi : Assad sort-il vraiment affaibli de la « punition » occidentale ?)


Paris juge "très probable que des preuves disparaissent" de Douma
Par ailleurs, le Quai d'Orsay a estimé qu'il était "très probable que des preuves et des éléments essentiels disparaissent" du site de Douma, en Syrie, attaqué à l'arme chimique présumée le 7 avril, avant l'arrivée des inspecteurs de l'OIAC. Ces derniers ont pu entrer mardi dans la ville.

"L'équipe a pour mission d'établir si une attaque chimique a bien eu lieu et la nature de l'agent chimique utilisé. Elle applique des méthodes scientifiques d'une grande technicité et d'une grande rigueur que nous avons saluées en de multiples occasions. La mission n'a pas pour mandat d'identifier les responsables de cette attaque", selon le ministère français.

Plus tôt dans la matinée, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, avait déclaré que "tout laisse à penser" que la Syrie n'est plus en mesure de fabriquer des armes chimiques mais a prévenu que si elle les employait une nouvelle fois, la France et ses alliés n'hésiteraient pas à frapper à nouveau. "Il est clair pour Bachar el-Assad que si d'aventure il franchissait à nouveau cette ligne rouge, évidemment la riposte serait identique", a ajouté le ministre.



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ACE-AN-NAS

Pourquoi tu y as été alors ? Si ça ne règle RIEN tu ny vas pas c'est tout.

Petit planton des anglo saxons.

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