Des policiers déployés à Aicha Bakkar, après une frappe israélienne, le 11 mars 2026. Photo d'archives L'Orient-Le Jour/Mohammad Yassine
Un incident aux contours encore flous a éclaté jeudi en fin d'après-midi dans le quartier de Aïcha Bakkar, à Beyrouth. Selon les informations disponibles, des jeunes proches d’un moukhtar (élu municipal) se seraient attaqués à un bureau de la Jamaa Islamiya, un parti politique islamiste sunnite de la mouvance des Frères musulmans, ce qui a provoqué des tirs. Si l'armée libanaise a fait état de trois blessés, dont un grave, après ces tirs, des sources beyrouthines concordantes ont affirmé qu'une personne était décédée.
Certains messages sur les réseaux sociaux indiquent que le groupe qui s’est opposé à la Jamaa Islamiya serait proche des 'Brigades de la Résistance' (une milice sunnite proche du Hezbollah). Ces deux groupes avaient revendiqué, après l'ouverture d'un front contre Israël entre octobre 2023 et novembre 2024, plusieurs tirs en direction du Nord israélien, et annoncé la mort de certains de leurs combattants.
Des vidéos qui circulent montrent l’ampleur des tirs et la panique dans les rues avant que l'armée libanaise ne se déploie dans le quartier et rétablisse le calme.
Dans un communiqué, cette dernière a fait état d'un « incident du à des différends antérieurs », qui a dégénéré et a fait trois blessés, dont l'un dans un état grave. Elle dit avoir procédé à plusieurs arrestations et saisi des armes et des munitions.
Dans un communiqué, le courant du Futur, de la famille Hariri, a appelé en soirée jeudi à « privilégier la rationalité et le dialogue », à s’écarter « de tout ce qui peut réveiller la discorde et exacerber les tensions en menaçant la sécurité et la stabilité », et à « traduire en justice tous les responsables de cet incident ».


Raï au Hezbollah : « Il faudrait se calmer »