
Chère lectrice, cher lecteur,
Au Liban, tout est, trop souvent, noir ou blanc. Les opinions, les analyses, les conclusions. La guerre, la paix, le racisme, l’humour et… le café.
Il n’est nulle part ailleurs, au monde, où le café navigue entre ces deux extrêmes. De la douceur parfumée des fleurs d’orangers, quand il est blanc, à l’acidité, l’amertume, avec ou sans sucre, avec ou sans cardamome, quand il est noir.
Le 1er octobre, journée internationale du café, chaque pays, parfois chaque ville ou village célèbre ce breuvage international baptisé, préparé et servi d’une manière personnalisée. Le café est certes une tradition, un goût, mais surtout un état d’esprit. La promesse ou l’espoir d’un lendemain meilleur. Un moment que l’on vit en solitaire, à deux ou en famille. L’instant-confession, retrouvailles ou célébrations. Certains y voient un excitant, d’autre un réconfortant. Personnellement, je ne troquerais jamais ce moment privilégié le matin, avec un nuage de lait d’amandes, contre un thé, qu’il soit vert ou, lui aussi, noir.
Alors pour tous les lève-tôt, les couche-tard, les insomniaques, les gourmands, les carnivores, les végétariens, il n’y a pas d’heure pour un bon café. Chaud, brûlant, glacé, frappé. Ou un bon chocolat chaud. Mais ça, c’est une autre histoire, à suivre, bien sûr...

(Cheffe) Carla Henoud
Quelques recettes d’automne :

Chef : Aline Kamakian : un documentaire et l'engagement d'une cheffe pour le Liban récompensé
Aux Cannes Corporate Media & TV Awards, l’histoire d’Aline Kamakian a décroché l’or. Consacré à son engagement humanitaire avec World Central Kitchen, le documentaire Feeding Hope – Chef Aline’s Story a remporté deux prix. Une reconnaissance qui, pour la cheffe libanaise, célèbre surtout le Liban et le pouvoir d’un repas pour rassembler et redonner espoir.
Restaurants : À Beyrouth, Socrate mise sur le retour du centre-ville
Après plus de six décennies d’activité, Socrate a ouvert en septembre un nouveau restaurant aux Souks de Beyrouth. Entièrement financé par Socrate Catering SAL, le projet s’étend sur 520 m² et prévoit une quarantaine d’emplois. Au-delà d’une nouvelle adresse, l’enseigne entend accompagner le retour progressif de la marque au centre-ville.




