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LE LIBAN À TABLE
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Chefs - Gastronomie

Au Liban-Sud, Hélène Khattar casse les codes de la mouné

Depuis son village de Tanbourit, près de Saïda, Hélène Khattar a fondé Mouné W Beit, qu’elle mène avec une coquetterie folle, une discipline de travail presque obsessionnelle et un succès fulgurant sur les réseaux sociaux.

Au Liban-Sud, Hélène Khattar casse les codes de la mouné

Hélène Khattar chez elle à Tanbourit, au Liban-Sud. Photo fournie par Hélène Khattar

Au Liban, depuis des générations, la mouné est l’une des dernières traditions culinaires à rester et donc résister au milieu de tout ce qui a été emporté. Le mot désigne un ensemble de provisions préparées au rythme des saisons : on sèche, sale, fermente, concentre, confit et en tout cas conserve ce qui abonde à un moment précis afin de le rendre disponible lorsque ce moment sera passé. Une manière d’organiser le temps autant que de remercier la terre, en saisissant ce qu’elle offre d’éphémère pour en prolonger la durée.Aujourd’hui encore, dans les villages du pays, familles et producteurs en répètent les gestes. Mais si nous avons choisi de faire le portrait d’Hélène Khattar, qui a créé Mouné W Beit pour justement produire et vendre cette mouné, ce n’est pas par hasard. Tout a commencé par une image sur Instagram. Celle de ses mains qui...
Au Liban, depuis des générations, la mouné est l’une des dernières traditions culinaires à rester et donc résister au milieu de tout ce qui a été emporté. Le mot désigne un ensemble de provisions préparées au rythme des saisons : on sèche, sale, fermente, concentre, confit et en tout cas conserve ce qui abonde à un moment précis afin de le rendre disponible lorsque ce moment sera...
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