
Chère lectrice, cher lecteur,
C’est avec seulement 24 heures de différence que démarrent, cette année, le ramadan et le carême. Deux moments -un mois pour les musulmans, 40 jours pour les chrétiens- marqués par un rapport particulier à la nourriture et aux privations.
Car outre l’aspect spirituel, l’abstinence de nombreux plaisirs, la nécessité de se dépasser, d’être un meilleur individu, ces périodes s’accompagnent de règles et de restrictions concrètes. Pour le ramadan, après une longue journée de jeûne, les fidèles se retrouvent à la nuit tombée autour de tables généreuses qui rassemblent famille et amis.
Au menu, une soupe de lentilles, une kebbé bil sannié, un grand plat de riz aa djed, une onctueuse fatté d’aubergines. Et pour finir, l‘incontournable Layali lubnan, qui parfume les nuits du ramadan. Oui, quand on aime, on ne compte pas les calories…
Pour le carême, il s’agira de se priver, également, de quelque chose d’assez central dans nos vies. Pour certains, ce sera la cigarette, 40 jours pile, pour d’autres l’alcool ou le chocolat. Une bonne occasion, aussi, de perdre quelques kilos. Pour la version la plus « authentique » du jeûne, on passera au « ateh », ces plats (cuisinés à l’huile) que j’adore et qui excluent toute présence de produits laitiers, de viande, de poulet ou de poisson.
Un mois c’est long, mais nous avons ce qu’il faut pour consoler vos manques et peut-être, vous convaincre de rejoindre le club des végétariens. On peut toujours espérer des miracles…
Vous serez surpris du nombre et de la variétés de recettes, nichées dans les carnets d’« À table ! », qui répondent à ces critères, du ragoût d'artichaut au citron confit de Léa Sednaoui (dans sa version sans viande) aux lasagnes végétariennes, en passant par la kebbé de pomme de terre aux noix, la fatté de foul akhdar d’Andrée Maalouf ou encore la salade d’olives et de noix.
Vous l’avez compris, il n’est pas du tout nécessaire que cette période de privation rime avec frustration.

(Cheffe) Carla Henoud
PS : Toutes nos recettes de ramadan sont ici et toutes nos recettes spéciales carême sont ici.


Portrait de chef : Dana Hallani, une passion culinaire qui l’emporte sur l’héritage musical

La fille du chanteur Assi Hallani et de l’ex-Miss Liban Colette Hallani, découvre la cuisine presque par hasard, durant la pandémie de Covid-19. Diplômée en business de l’AUB, Dana choisit ensuite d’intégrer Le Cordon Bleu à Paris et travaille aux côtés du chef étoilé Alan Geaam. En 2023, elle rentre au Liban où elle fonde L’Etoile privée, une startup qui organise des dîners sur-mesure.
Ça vient d’ouvrir au Liban

Depuis le 27 janvier, Jihad Kfoury et sa femme Joy ont ouvert Pouloche rue Sassine. Il y a trois ans, le couple ouvrait déjà une enseigne à Hazmieh, pour la livraison et les commandes à emporter. Le nouveau Pouloche marque un tournant, le passage de la vente à emporter au restaurant avec service en salle. Au menu : comfort food à la française, avec rôtisserie, briocherie et sandwicherie. Un lieu à découvrir ici.
Notre sélection gourmande
👉 Cette semaine, L’Orient-Le Jour vous embarque pour un voyage gourmand sous le soleil d’Italie. Le pays, déjà reconnu pour sa gastronomie, abrite une multitude d’adresses aux saveurs orientales. A Rome, la cuisine libanaise s’est longtemps faite plus discrète que dans d’autres capitales européennes, mais touche aujourd’hui une clientèle fidèle et curieuse.
L’Orient-Le Jour a sélectionné six adresses à Rome, qui vous rappelleront les parfums du Liban.
