X

Économie

Morgan Stanley « en partie » rassurée par l’évolution des débats sur le budget libanais

Dette
OLJ
24/05/2019

Morgan Stanley prévoit de réviser à la hausse, de « dislike » (négatif) à « neutral » (neutre), son appréciation des obligations d’État émises par le Liban.

Dans une note de recherche rédigée par son économiste pour la zone MENA, Farouk Soussa, et publiée mercredi à l’intention des investisseurs, la banque d’investissement américaine voit d’un œil favorable l’évolution récente des discussions autour du projet de budget qui pourrait être bientôt finalisé, après plus de trois semaines d’examen par le Conseil des ministres (voir par ailleurs). Le texte devra ensuite passer par les commissions parlementaires avant d’être soumis au Parlement.


La situation reste délicate

Pour Morgan Stanley, le fait que le gouvernement vise une réduction du déficit à 7,6 % du PIB – contre 11,2 % en 2018 – permet de répondre « en partie » aux inquiétudes liées à la capacité du pays à assurer le service de sa dette. La banque estime en outre que « les risques liés à l’exécution (du budget) restent significatifs », mais qu’un redressement à court terme est envisageable si le pays atteint les objectifs fixés, ce qui lui permettra de commencer à débloquer les plus de 11 milliards de dollars de prêts et dons réservés par ses soutiens lors de la CEDRE, à Paris en avril 2018. La banque recommande en outre aux investisseurs de privilégier l’achat de titres de dette libanaise arrivant à échéance en 2037 à ceux arrivant à terme en 2021. Le rapport prévient toutefois que le pays reste dans une situation délicate, tant que les réformes structurelles ne sont pas lancées, et garde un œil prudent sur les éventuelles répercussions sur le pays des tensions géopolitiques dans le Golfe – notamment le bras de fer entre les États-Unis et l’Iran, ou encore les récents actes de sabotage sur des pétroliers saoudiens et émiratis. S’il est encore trop tôt pour affirmer que les dirigeants libanais atteindront les objectifs qu’ils se sont fixés, le Liban ne devrait en tout cas pas connaître de difficulté pour honorer son service de la dette en 2019. Le pays a déjà réglé deux séries eurobonds – titres de dette en dollars – arrivant à échéance cette année, une première de 500 millions de dollars le 23 avril et une de 650 millions de dollars lundi dernier. Une troisième, de 1,5 milliard de dollars, arrive à échéance en novembre. Les trois principales agences de notation américaines, Moody’s (« Caa1 », « stable »), Fitch (« B- », « négative ») et Standard & Poor’s (« B- », « négative »), n’ont pas revu leurs évaluations souveraines respectives du pays depuis le début de l’année.


Lire aussi

Budget : le face-à-face Gebran Bassil-Ali Hassan Khalil, le décryptage de Scarlett HADDAD

Pois-chicha, le billet de Gaby NASR

Bassil continue de défendre l’option d’une baisse plus drastique du déficit

Plus qu’un cri d’alarme, un cri de détresse

« Sans paiement de nos dus, la rentrée prochaine est compromise ! »

L’examen du budget reporté par Hariri jusqu’à vendredi

 « Nous arrivons à peine à boucler le mois », lancent, devant la BDL, les militaires à la retraite

« Au lieu d’imposer une taxe sur le narguilé, mieux vaut appliquer la loi ! »





À la une

Retour à la page "Économie"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Le point

Il est assez commun que les analystes des banques écrivent sur la situation économique d'un tel ou d'un tel autre pays. La plus part du temps ces analyses concernent les pays et les économies très développés comme ceux du G7, la Chine, etc. Ecrire sur un petit pays qui n'annonce pas des indicateurs économiques détaillés est un exercice d'équilibriste pour une banque étrangère.

Conseiller d'investir sur des obligations 2021 au lieu de celles de 2037 m'étonne - sauf si le journal a inversé les chiffres par erreur!

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PRIERE LIRE L,INSATISFACTION AU PLUS CLAIR. MERCI.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PERMET DE REPONDRE EN -PARTIE- ! -EN PARTIE- RASSURE !
LA DESATISFACTION AU PLUS CLAIR !

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants