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Plan Trump pour la paix : l'UNRWA craint une "escalade des violences"

Proche-Orient

Le droit des Palestiniens au retour "est consacré par le droit international et plusieurs résolutions de l'Assemblée générale" de l'ONU, souligne le commissaire par intérim de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens. 

OLJ/Agences
31/01/2020

Le plan pour le Moyen-Orient présenté par le président américain Donald Trump a plongé de nombreux Palestiniens "en état de choc", a indiqué vendredi l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), qui craint une "escalade des violences".

"Je pense que beaucoup de gens, beaucoup de Palestiniens sont en état de choc et d'incrédulité en ce moment, suite à la publication du plan de paix de Trump", a déclaré le Commissaire général par intérim de l'UNRWA, Christian Saunders, lors d'une conférence de presse à Genève. "Nous craignons que cela n'entraîne une escalade des affrontements et de la violence", a-t-il ajouté.

Donald Trump a proposé mardi un plan de paix très favorable à Israël, lui permettant notamment l'annexion de territoires occupés en dépit du droit international. Les dirigeants palestiniens ont immédiatement refusé de négocier sur cette base. Le plan américain propose de créer une capitale d'un éventuel Etat palestinien à Abou Dis, un faubourg de Jérusalem. Les Palestiniens, eux, veulent faire de l'ensemble de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Dans son projet, le président Donald Trump prévoit aussi l'annexion de l'ensemble des colonies israéliennes ainsi que de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.



(Lire aussi : L’Autorité palestinienne contrainte de se réinventer)



"Extrêmement inquiétant"
"Le plan qui a été publié cette semaine est extrêmement inquiétant pour les réfugiés palestiniens vivant sous l'occupation, sous le blocus, et qui ont vécu plusieurs conflits et crises", a estimé Christian Saunders, réclamant que la voix des Palestiniens soit prise en compte pour trouver une solution "durable" au conflit.

Interrogé sur le droit au retour des Palestiniens, qui est aboli dans le plan de Trump qui appelle les réfugiés à s'établir dans les pays d'accueil où ils se trouvent, le responsable onusien a souligné que "ce droit est consacré par le droit international et plusieurs résolutions de l'Assemblée générale" de l'ONU. 

Fondée en 1949, l'UNRWA gère des écoles et fournit une aide vitale à des millions de réfugiés palestiniens en Jordanie, au Liban, en Syrie et dans les Territoires palestiniens. Elle emploie 30.000 personnes, principalement des Palestiniens.

Lors de son passage à Genève, M. Saunders a lancé vendredi un appel de fonds de 1,4 milliard de dollars (1,3 milliards d'euros) pour les opérations d'assistances de l'UNRWA en 2020 auprès de 5,6 millions de réfugiés palestiniens au Moyen-Orient. Depuis plus d'un an, les Etats-Unis de Donald Trump jugent qu'elle n'a plus de raison d'être dans sa forme actuelle, et ont mis fin à leur soutien financier. Washington s'oppose notamment au fait que les Palestiniens puissent transmettre le statut de réfugié à leurs enfants.


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Chucri Abboud

Imaginons un peu les réfugiés palestiniens au Liban qui perdent à cause de ce plan funeste leur droit à la nationalité palestinienne et à leur droit de retour en Palestine !
Je ne vois pas qu'ils resteront sages ! Le Liban devra leur octroyer en masse la nationalité libanaise !
Pourrait.on prévoir un avenir plus trabquille à court terme ?

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