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LE LIBAN À TABLE
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Les ouvertures au Liban - Restauration

Ardo : des assiettes à partager et une clientèle de quartier à Saint-Nicolas

Avec une équipe d’une vingtaine de personnes et une capacité d’environ 75 couverts, ce nouveau restaurant, porté par cinq associés, mise sur un ticket moyen soigneusement calibré.

Ardo : des assiettes à partager et une clientèle de quartier à Saint-Nicolas

Vue du restaurant Ardo. Photo fournie par l’établissement

Une adresse de quartier où l’on peut venir boire un verre, manger quelques assiettes à partager ou s’attabler pour un dîner : voilà ce que propose le restaurant Ardo, qui a ouvert ses portes en septembre dans le quartier de Saint-Nicolas à Achrafieh. Son positionnement se veut volontairement moins formel que celui des établissements gastronomiques développés précédemment par ses fondateurs, comme le restaurant Aubrac.

« Nous voulions créer un endroit où nous aurions nous-mêmes envie d’aller, explique Gianny Chamoun, cofondatrice du projet. L’idée est celle d’un lieu chaleureux et accessible, où l’on puisse passer une heure autour d’un verre ou d’un repas sans nécessairement avoir planifié une sortie particulière. »

Un investissement de 400 000 dollars

Derrière cette nouvelle enseigne, un investissement de 400 000 dollars. Le capital est porté par cinq associés : Gianny Chamoun et son mari Fouad Chemali, qui est aussi le chef, l’architecte Jefferey Meawad, Michel Matta et Peter Chamoun.

Ce nouvel investissement s’inscrit dans un parcours déjà bien établi dans la restauration. Les fondateurs ont ouvert leur première adresse (Maison Chal) il y a près de quinze ans. Pour Ardo, ils se sont associés à de nouveaux partenaires afin de développer un concept distinct, plus informel et davantage tourné vers une clientèle de quartier.

Le modèle économique d’Ardo repose notamment sur une carte conçue autour de plats à partager. Le ticket moyen annoncé pour la nourriture se situe autour de 70 à 80 dollars maximum. Cette politique tarifaire s’accompagne d’un positionnement qui cherche à préserver la qualité des produits tout en évitant les codes du restaurant gastronomique. « Nous n’avons fait aucun compromis sur les ingrédients », assure Gianny Chamoun, qui explique que le choix a plutôt porté sur des assiettes simples permettant de travailler des produits de qualité.

Soixante-quinze places et une vingtaine d’employés

Ardo peut accueillir environ 75 personnes en intérieur et en terrasse. L’espace extérieur est plus important que la salle et utilise notamment le trottoir et une extension de l’établissement, dans un emplacement d’angle à Saint-Nicolas. La cuisine ouverte permet aux clients d’observer directement l’équipe au travail.

Le restaurant emploie actuellement environ 20 personnes : dix d’entre elles travaillent en cuisine, alors que le reste est affecté au service et aux opérations en salle.

Pour l’heure, Ardo fonctionne principalement autour du dîner, avec des horaires concentrés sur la fin de journée et la soirée. L’objectif pourrait toutefois être élargi pendant la période des fêtes de décembre. Les associés envisagent notamment d’ouvrir durant la journée, avec une offre de déjeuner ou de brunch, ainsi que des produits servis en terrasse, comme des huîtres. Cette extension pourrait être maintenue au-delà de la période des fêtes si la demande est au rendez-vous.

Avec Ardo, les associés poursuivent ainsi une stratégie de diversification de leur portefeuille dans la restauration : après une adresse gastronomique et un restaurant-destination, ils misent désormais sur un format plus accessible, fondé sur le partage, le feu de bois et une fréquentation régulière. Dans un marché où les coûts et le contexte restent difficiles à anticiper, le pari repose sur une équation simple : conserver des ingrédients et un service de qualité, tout en proposant une expérience suffisamment informelle pour faire revenir la clientèle du quartier.


Une adresse de quartier où l’on peut venir boire un verre, manger quelques assiettes à partager ou s’attabler pour un dîner : voilà ce que propose le restaurant Ardo, qui a ouvert ses portes en septembre dans le quartier de Saint-Nicolas à Achrafieh. Son positionnement se veut volontairement moins formel que celui des établissements gastronomiques développés précédemment par ses...
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