Grégory Guerguerian dans sa boulangerie parisienne Juni. Photo Lilit Shahveredian
Né d’un père libano-arménien et d’une mère franco-arménienne, Grégory Guerguerian a lancé en 2023 la boulangerie Juni, qui compte aujourd’hui trois adresses à Paris. Les plats proposés dans sa boulangerie s’étendent bien au-delà de la seule cuisine arménienne.
L'OLJ / Par Lilit SHAHVERDYAN, le 07 janvier 2026 à 17h01
Grégory Guerguerian dans sa boulangerie parisienne Juni. Photo Lilit Shahveredian
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Ou l'on apprend qu'Achrafieh n'est pas a Beyrouth...
Cher "Ventre-saint-gris", Merci d'avoir relevé cette erreur, désormais corrigée. L'Orient-Le Jour
"" il a été baptisé dans l’église arménienne d’Achrafieh, près de Beyrouth"". J’avais un ami né, et enterré ? à Achrafieh était fier qu'il est originaire du cœur de la capitale. Dire qu'un achrafiote est né "près de Beyrouth", fait de lui un provincial. Lui aussi, le lahmajoun était très cher à son cœur.
""« Juni» vient du mot lahmajoun, genre de pizza arménienne, un plat cher aux Arméniens, mais aussi à de nombreuses cultures levantines"". Ces cultures levantines sont à l’origine turques, ou je me trompe. Chez n’importe quel douroumier (du durum, douroum) ou vendeur de kebab turc, on trouve une tartine de lahmakum de préférence halal (lahm b ajin) avec quelques nuances de saveur. Arméniens, libanais, palestiniens, égyptiens reconnaissent que c’est du Turc à l’origine.
L’essor financier de ces restaurants doit rapporter beaucoup d’argent ! Les méchantes langues vous diront que c’est avec la vente des falafels qu’on contribue à relever l’économie du pays d’origine. La cuisine, c’est notre or noir !
Les recettes libanaises sont à la mode, et le secret est le suivant : elle correspond parfaitement à cette culture de "street food" de falafel, chawarma, et autre durum enveloppé par une feuille d’aluminium pour garder la t°, et qu’on avale avec le taratour qui dégouline, sans que l’on goûte vraiment à la saveur. Ce n’est pas nouveau qu’en Occident on mange à la rue, des frites, des escargots, des saucisses, et de nos jours "du libanais". D’où la petite question, combien de point de vente de ces métiers de bouche, de resto libanais compte Paris, pour ne pas compter toute la France ?
Tous ces mets ne sont pas turcs au départ ?? Derrière chaque plat de résistance (dans tous les sens du terme) on rencontre chez les Orientaux une histoire liée à la géographie, et ça peut remonter au Haut-Karabagh, à l’Azerbaïdjan, à l’Arménie, "parce que j’avais enfin trouvé du tahiné à Erevan". Quelle denrée rare alors, le sésame importé essentiellement du Soudan, et moulu pour faire la crème pour le mélanger à toutes les préparations même au dessert. Mais il y a une avancée économique, ²ce n’est plus du Liban qu’il faut acheter le zaatar, mais de Paris. Les métiers de la bouche, ça marche.
La propreté des tables laisse a desirer...la qualité a baissé entre les débuts et mtnt
Ou l'on apprend qu'Achrafieh n'est pas a Beyrouth...
16 h 48, le 08 janvier 2026