Le restaurant compte 80 places assises. Photo DR
Corner 54 a ouvert le 18 décembre avec une promesse simple : redevenir un lieu de quartier, pensé par des professionnels du métier. Installé dans l’ancien espace de La Ménagerie, à Tabaris, le restaurant est le fruit d’un projet collectif porté par sept partenaires.
« Nous avons mis six mois à trouver le nom, puis un jour on a vu que nous étions situé rue 54 à Achrafieh. Corner 54 s’est imposé naturellement », raconte Michel Razzouk, l’un des propriétaires, qui assure la gestion du projet. Le choix de l’emplacement n’est pas le fruit d’une étude de marché, mais d’un concours de circonstances. « Je passais dans la rue, Walid Ataya, propriétaire de Bread Republic et de La Ménagerie, m’a vu et invité à prendre un café ici-même. Le lieu était délabré et je ne pensais pas refaire un restaurant. Mais dès qu’il m’a proposé de me joindre au projet, j’ai dit oui. C’est comme ça que tout a commencé. »
Le montant total de l’investissement s’élève à 550 000 dollars, incluant la rénovation. Un chiffre partiellement amorti grâce à une stratégie de récupération. « Il y avait beaucoup de matériel déjà sur place, surtout en cuisine. Nous avons gardé, réutilisé, adapté », explique Michel Razzouk.
« Une bande d’amis »
Le restaurant compte 80 places assises dont une trentaine en salle et autant au bar, ainsi qu’une vingtaine en extérieur. Corner 54 se positionne sur une double identité : restaurant midi et soir avec cuisine ouverte et bar à huîtres et apperitivo bar à partir de 17h. Les huîtres proviennent de France tandis que les poissons s’adaptent à la pêche du jour, inscrit à la craie, renforçant une approche flexible de l’approvisionnement. On y trouve différentes viandes notamment du Wagyu, utilisé pour le steak frites, une côte de bœuf ou un tartare d’agneau pour le dîner. En terrasse, des bouchées comme des témakis ou des brochettes de prosciutto sont proposées.
La cuisine s’appuie également sur des kamados, type de barbecue, utilisés en fumoir et en barbecue. « Tout ce qui est poisson et barbecue est visible pour les clients, le reste se fait en cuisine fermée », précise Michel Razzouk. L’offre va se développer dans les semaines à venir, avec des brunchs dominicaux, ainsi que des chefs invités pour plus de diversité dans le menu.
Corner 54 repose sur une répartition claire des responsabilités entre partenaires. Walid Ataya, chef exécutif, qui était propriétaire de La Ménagerie, détient la plus grande part du capital. Michel Razzouk en possède la seconde et assure la gestion globale. Tandis que les autres partenaires se partagent les ressources humaines, les relations publiques et les projets ponctuels. « Nous sommes une bande d’amis, tous du métier. C’est notre force », estime Michel Razzouk. Plus qu’un simple restaurant, Corner 54 se veut un signal. « Faire revivre le quartier, c’est aussi ça notre ambition », conclut-il.

