Le décor joue la carte de la nostalgie et de la convivialité. Photo fournie par l’établissement
Installé au cœur de Hamra, l’établissement Allô Beirut, franchise d’un concept né à Dubaï, vient d’ouvrir ses portes le 3 novembre. À l’origine de la démarche : Marwan Moukarzel et Raëd Assaad. À 24 ans seulement, ce dernier suit les pas de son père, Bassam Assaad, propriétaire notamment de la franchise Joe and the Juice au Liban.
« Nous avons inauguré un espace de 675 m² répartis sur trois étages, avec 120 places assises, une terrasse et un comptoir pour pouvoir prendre son chawarma directement du trottoir », détaille Raëd Assaad. Le sous-sol est dédié à la cuisine centrale. « Nous voulons pouvoir ouvrir d’autres succursales, et la cuisine centrale nous aidera pour les opérations. Tous les univers de l’établissement sont conçus pour rivaliser avec un restaurant à part entière, et non pour être un simple fast-food », poursuit-il.
Le concept Allô Beirut est issu du groupe émirati Black Spoon Group, lancé à Dubaï en 2018 et désormais présent aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, à Bahreïn et à Oman. Le groupe a d’ailleurs été totalement acquis en décembre 2023 par le fonds saoudien Jadwa Investment, dans le cadre d’un plan de développement régional et international.
Pour Raëd Assaad, ramener Allô Beirut au Liban était une évidence. « Nous avons voulu que l’intérieur soit le même que celui à l’étranger et que l’identité du lieu reste inchangée. » Au menu, des petits déjeuners traditionnels aux manakich classiques jusqu’aux pizzas, en passant par des mezzés, chauds ou froids. Le ticket moyen s’élève à environ 15 dollars.
Un objectif ambitieux
Le jeune entrepreneur gère en parallèle d’autres activités de Fashmore Holding, dont son père est président, notamment des boutiques de vêtements franchisées, mais considère Allô Beirut comme « une entreprise à part entière ». Bassam et Raëd Assaad ont deux partenaires dans le projet, Marwan Moukarzel et Wafic Zantout. L’investissement global pour ce premier point de vente avoisine les 2 millions de dollars, franchise incluse. « Nous avons 70 employés au total », précise-t-il.
Leur objectif est d’ouvrir cinq à six restaurants supplémentaires au Liban d’ici à cinq ans et de « couvrir tout le territoire ». Un défi ambitieux dans un marché saturé de grandes institutions de la cuisine libanaise. « Nous ciblons un segment populaire et grand public dans un secteur extrêmement concurrentiel », admet-il. « Nous servons la chicha et retransmettrons des matches de football dans les prochaines semaines, pour faire de la terrasse un lieu de vie », insiste Raëd Assaad.
Le décor joue la carte de la nostalgie et de la convivialité avec plus de 300 options au menu mêlant snack et restaurant, disponible sur place ou en livraison.
L’enjeu est double : réussir un retour au pays pour une marque qui avait fêté Beyrouth depuis l’étranger, et faire d’Allô Beirut une chaîne nationale présente sur tout le territoire libanais.


Bravo pour cette initiative qui compte sur la nouvelle identité du Liban qui se transforme de pôle d’attraction régional pour les services bancaires, touristiques, éducatifs que le Golfe n’offrait pas auparavant, et devrait donc devenir l’aimant de “nostalgie de qualité” pour la diaspora qui en a le besoin et les moyens.
01 h 53, le 18 novembre 2025