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LE LIBAN À TABLE
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Les ouvertures au Liban - Restauration

Superchief, un nouveau souffle pour Monnot

L’investissement total approche du million de dollars, financé par douze partenaires.

Superchief, un nouveau souffle pour Monnot

Superchief. Photo fournie par Hodema

Le projet avait ouvert dès le 18 juin, le temps de roder l’équipe et d’affiner les derniers détails. Le nom, intrigant et volontairement énigmatique, a de quoi susciter la curiosité. « Superchief, c’est d’abord le nom d’un train aux États-Unis, un grand rectangle qui rappelait la forme du lieu. Mais c’est aussi celui d’une soucoupe volante, ce qui correspond bien à l’idée d’expérience, de passage de pièce en pièce », explique Nadim Mantoura. Son associé Karim Atassi ajoute : « On voulait un nom qui interpelle, qui laisse planer un mystère. Ça fait partie de l’histoire et de l’identité du lieu, qui se veut frais et épuré, avec des touches de lumière et de couleur donnant une certaine chaleur. »

Le choix de Monnot n’est pas anodin. Le quartier, en pleine renaissance, a séduit Nadim Mantoura par son potentiel : « J’ai de bons souvenirs ici et j’ai visité beaucoup d’endroits avant de me décider. Le lieu qu’on a choisi cochait toutes les cases : dîner et boire un verre au même endroit, sans se soucier du stationnement. » L’accès facilité par le parking privé et le service de voiturier est un véritable atout. « Avec l’hospitalité, tout commence au moment où tu poses ta voiture. J’évite certains lieux pour ne pas affronter les embouteillages et les soucis de voiturier. Ici, on voulait que ce soit fluide dès l’arrivée », insiste Karim Atassi. L’adresse occupe un bâtiment déserté depuis la guerre civile, puis restauré pendant près d’un an, et dont les travaux ont été interrompus à deux reprises. L’investissement total approche du million de dollars, financé par douze partenaires, dont Karim et Nadim, qui détiennent un peu moins de la moitié.

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Côté assiette, Superchief revendique une identité gourmande, revisitée et exigeante. Formé au Cordon Bleu à Madrid, Karim Atassi a conçu le menu en puisant dans ses expériences personnelles et son goût pour l’expérimentation. « On a travaillé longtemps en R&D (recherche et développement), puis on a adapté le menu au marché libanais. Ce n’est pas évident : il faut trouver les bons produits, de bons fournisseurs, mais la qualité est essentielle », souligne-t-il. Le résultat : une carte qui revisite des plats de confort en leur donnant la meilleure version possible, entre influences italiennes, espagnoles, libanaises et japonaises. Le ceviche à la sauce leche de tigre, les classiques méditerranéens ou encore le fatteh beria, viande braisée aux piments mexicains, se distinguent parmi les signatures. Le bar, pensé par Omar Itani, ancien manager de l’Electric Pawnshop, propose une carte de cocktails innovante et pointue. Avec un ticket moyen autour de 70 dollars pour un dîner et un verre, l’expérience se veut complète et raffinée, entre cuisine, atmosphère et service.

Le projet ne s’arrête pas là : Superchief s’étend grâce à Limbo, un « hi-fi bar » connecté par un couloir. Véritable prolongement de l’expérience, Limbo propose une ambiance différente, entre cocktails originaux, musique analogique sur enceintes japonaises et standards acoustiques internationaux. « Au lieu de quitter Superchief après un dîner, les clients passent à Limbo pour changer de décor et prolonger la soirée », explique Nadim Mantoura. À terme, un troisième espace, Headshell, concept store et café de jour avec disques vinyle et marques locales, viendra compléter l’écosystème.

Superchief, Limbo et bientôt Headshell : le trio imaginé par Nadim Mantoura et Karim Atassi entend marquer la scène beyrouthine par une hospitalité nouvelle génération, où chaque détail, de l’arrivée en voiture au dernier verre, participe à une expérience totale. « Tout le projet est pensé comme un seul et même voyage », résume Nadim Mantoura. L’avenir pourrait d’ailleurs dépasser les frontières libanaises. Les associés ne parlent pas de franchise, mais d’extensions naturelles, peut-être à Dubaï ou ailleurs. 

Le projet avait ouvert dès le 18 juin, le temps de roder l’équipe et d’affiner les derniers détails. Le nom, intrigant et volontairement énigmatique, a de quoi susciter la curiosité. « Superchief, c’est d’abord le nom d’un train aux États-Unis, un grand rectangle qui rappelait la forme du lieu. Mais c’est aussi celui d’une soucoupe volante, ce qui correspond bien à l’idée...
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