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L'armée syrienne et le Hezbollah lancent une offensive dans la province de Homs

Syrie

Moscou a créé "une ligne directe" avec Tel-Aviv pour éviter des incidents avec l'aviation israélienne dans l'espace aérien syrien.

OLJ/Agences
15/10/2015

Le régime syrien a élargi jeudi son offensive dans le centre de la Syrie, en attaquant les rebelles dans la province de Homs et tentant de s'emparer d'une localité stratégique d'importance dans celle de Hama.

L'armée syrienne, appuyée dans son offensive par l'aviation russe, les miliciens prorégime, le Hezbollah et des combattants iraniens, a annoncé jeudi la prise d'un village au nord de Homs et de deux autres dans la province de Hama.  Mais dans cette dernière province, c'est l'issue de la bataille en cours à Sarmaniyé qui est déterminante. La localité ouvre la voie vers Jisr al-Choughour, verrou essentiel à la lisière de la Turquie et de la province de Lattaquié, tenue majoritairement pas le régime.

L'armée russe a affirmé avoir bombardé 32 cibles du groupe Etat islamique (EI), une intensité diminuée selon elle en raison de "l'offensive en cours de l'armée syrienne". Les cibles visées sont les provinces de Damas, d'Idleb (nord-ouest), de Hama, d'Alep (nord) et de Deir Ez-Zor (est).

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état de violents combats entre les forces du président Bachar el-Assad et les rebelles, au sud de la localité de Talbissé, située sur l'autoroute reliant Homs à Hama et contrôlée par les rebelles depuis 2012.

Le centre de la Syrie est vital car il maintient l'unité du pays. Pour le moment, malgré 16 jours de frappes massives russes et l'engagement de dizaines de milliers d'hommes, le régime n'a jusqu'à présent pas enregistré de succès décisifs, même s'il s'est emparé d'une dizaine de villages.

(Lire aussi : Intervention russe en Syrie : Israël n'est « pas concerné »)

 

Couper le contact entre rebelles
L'extension des opérations autour de Homs vise à "couper les contacts entre les rebelles de Hama et ceux de Homs", a expliqué à l'AFP une source militaire en Syrie.
Le régime voudrait s'emparer de l'autoroute entre Homs et Alep (nord), deuxième ville de Syrie. Cette autoroute traverse les provinces de Hama et d'Idleb dont la quasi-totalité est aux mains des rebelles islamistes alliés au Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda.

Jeudi, l'Iran, proche allié du président Assad, s'est dit prêt à examiner une éventuelle demande du régime syrien de lui envoyer des combattants en renfort. "Si la Syrie fait une demande, nous l'étudierons et prendrons une décision", a déclaré un haut responsable iranien, Alaeddine Boroujerdi, en visite à Damas.

Des sources militaires syriennes ont fait état de l'arrivée de milliers de combattants iraniens ces derniers jours à l'aéroport militaire de Hmeimim, au sud de Lattaquié (ouest), pour renforcer les troupes régulières dans leur offensive. Des experts estiment que l'armée syrienne a perdu la moitié de ses effectifs combattants depuis le début de cette guerre civile qui a fait plus de 240.000 morts en quatre ans et demi.

(Lire aussi : Al-Nosra et l'EI se déchaînent contre Moscou)



Poutine critique
Sur un autre plan, l'allié russe du régime syrien, Vladimir Poutine, a dénoncé la "position non constructive" des Etats-Unis qui ont, selon lui, refusé le principe d'un échange de délégations avec Moscou pour parler du conflit syrien.

La Russie affirme avoir proposé aux Etats-Unis qu'une délégation de responsables américains se rende à Moscou pour évoquer la crise syrienne. Puis, devant les réticences de Washington, Moscou a proposé qu'une délégation russe menée par le Premier ministre Dmitri Medvedev parte pour Washington.

"Nous avons dit que cela ne nous intéressait pas tant que la Russie n'était pas prête à contribuer de manière constructive à notre effort de lutte contre le groupe État islamique", a confirmé Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche. Mais un accord pour éviter des collisions entre leurs avions en Syrie pourrait être signé "dans les prochains jours", a indiqué Washington à l'issue de discussions entre des hauts gradés des deux pays.

 

Par ailleurs, une "ligne directe" a été installée entre Moscou et Tel-Aviv pour éviter des incidents avec l'aviation israélienne dans l'espace aérien syrien. "Le partage mutuel d'informations sur les opérations de nos forces aériennes a été établi par le biais d'une ligne directe entre le quartier-général russe de la base aérienne Hmeimin", dans le nord-ouest de la Syrie, "et celui de l'aviation militaire israélienne", a annoncé le ministère russe. Israël a effectué selon des sources étrangères plus d'une dizaine d'attaques aériennes en syrie depuis 2013, notamment contre des transports d'armes destinées au Hezbollah libanais.
La Turquie a pour sa part une nouvelle fois estimé que la Russie faisait une "grosse erreur" en intervenant militairement dans le conflit syrien aux côtés du régime.

 

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FAKHOURI

Belle photo !
que reste t il de ce pays ?
Un dictateur aux abois, des champs de ruine, une économie disparue, un peuple décimé,
Et Poutine ...
Ce n'est pas demain que Poutine et la "vaillante" armée syrienne vont conquérir totalement les 80 % du terrain occupé par leur ennemi
Russes et Syriens vont encore bombarder aveuglement et beaucoup de civils, innocents, vont encore mourir,

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Ils ne lui suffisent pas à la rétrograde Nomenklatura bääSSyrienne ou fakîhàRienne bête et méchante tous ces massacres et ces carnages en Sainte Syrie ; que le Nain poutinien couvre en sus ; et qui ne sont qu’une parfaite nomenclature des méthodes nazies et qu’à ce titre elle recommande chaudement l’usage aux moult chabbîhâhs nouSSaïrîs locaux ou mercenaires fakihistes Per(s)cés qui dévastent leur steppe déjà type autocratique, autoritaire et despotique en brun et noir ! Tout au plus doit-on exiger de leur part 1 usage modeste de la réciprocité, c'est-à-dire essentiellement que les Nabots aSSadiots ou fakîhdiots simplets, Malsains Non-malins en chemises brunes et noires à cols chiffonnées, maculées de rouge sang syrien innocent Sain ; pseudos-laïcs äalaouïtes ou pas, enturbanno-ensoutanés ou pas avec ou sans cravates ; cessent de développer à l'endroit des Non-bääSSdiots ou fakîhdiots, c'est-à-dire la majorité des Syriens qui sont restés eux manifestement Sains, un zèle prosélyte aSSassin qui devient assez bää bää bääSSyrien, aSSadique, fakîhàRien et définitivement Malsain ! Mais bon, "le plus beau pour les Crapauds seront toujours leurs chefs-Crapauds !". Mais "ils devront très bientôt balayer dans et devant la porte de la niche, bien la laver et bien la récurer !". Et malgré leur Mauvais Œil : Béryte-Emèse toute Liberté ! Liban-Syrie toute Vérité !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

D,OFFENSIVE... ILS LANCENT... MAIS DANS LA BALANCE PERSONNE N,AVANCE...

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

On dirait Beyrouth, après leur passage entre 75 et 90 ! Khâââï, quelle belle et magnifique revanche de notre Beyrouth !

BOSS QUI BOSSE

Ah bon , ici aussi ?
mais un huluberlu nous disait que les forces de resistance etaient en declin partout en Syrie !!
après Alep Lattaquieh Hama etc.....

On va lui expliquer que les derniers accords signes avec les bacteries a la frontiere libanaise c'etait pour leur donner les coudees franches ailleurs .

Quand une resistance se bat , convaincu de son bon droit , elle ne s'essoufle jamais , non JAMAIS.
les mercenaires venus de pays divers eux , crevent comme des chiens et s'en iront comme ils sont venus , comme des malpropres .

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