Zohran Mamdani, le maire de New York, et son épouse Rama Duwaji, le 4 novembre 2025, lors d’un événement médiatique à New York. Photo Neil Constantine/AFP
Originaire de Damas, l’épouse du maire de New York Zohran Mamdani, Rama Duwaji, voyagera le 20 septembre prochain à destination du Liban et de la Syrie, deux pays classés par le département d’État américain sur la liste « déconseillé aux voyageurs », a rapporté lundi le New York Post. Si une source proche citée par le média américain insiste qu’il ne s’agit pas d’une mission officielle mais d’une visite familiale, la polémique enfle dans les rues de la Grande Pomme après que le bureau du maire a indiqué que des agents du département de police new-yorkais (NYPD) l’accompagneraient.
Selon sa porte parole, Dora Peck, il s’agirait d’une « forte recommandation » de la police new-yorkaise elle-même. Cette déclaration a aussitôt été démentie par le NYPD, soulignant « ne pas envoyer d’agents dans des pays faisant l’objet d’une alerte de voyage de niveau quatre pour des raisons discrétionnaires sans rapport avec des enquêtes ».
Certains commentateurs se sont emparés de l’affaire, à l’instar de Dov Hikind, fondateur de l’organisation Americans Against Antisemitism et ancien élu de l’Assemblée de Brooklyn cité par le New York Post. Pour lui, ce sont les agents, et non Rama Duwaji, qui courent un réel danger en se rendant dans des « zones de guerre ». Selon lui, la Première dame, connue pour ses positions critiques envers Israël, serait au contraire accueillie « en héroïne » et « protégée » par des groupes comme le Hezbollah, le Hamas ou les houthis.
Illustratrice de profession, la Syro-Américaine, 29 ans, avait participé à une résidence artistique à Beyrouth en 2019, au sein d’une structure culturelle se revendiquant féministe. Il ne s’agit en tout cas pas de la première polémique entourant la jeune femme. Ses playlists aux paroles hostiles à Israël sur la plateforme musicale Spotify, des « likes » repérés sur des publications célébrant le 7-Octobre ainsi que d’anciens messages incendiaires dénonçant notamment la politique d’occupation israélienne ont resurgi sur les réseaux sociaux et nourri la controverse. Rama Duwaji avait présenté ses excuses en avril pour la « douleur » causée par ces publications. Son mari avait alors pris sa défense, présentant son épouse comme « une personne privée ».

