Photo fournie par l'établissement
Depuis le 1er juin, un nouveau venu s’est installé à Monnot, dans l’ancien local de Goûtons Voir. Pincette, un bar à homard, est le premier projet F&B de Mohammad Fneish, ancien champion de Muay Thai reconverti en restaurateur. « Cela faisait presque un an et demi qu’on travaillait dessus. On a affronté beaucoup de défis, la guerre, des changements de chefs et de consultants… Mais aujourd’hui, je peux dire qu’on propose enfin le meilleur lobster roll de Beyrouth », affirme-t-il.
Dans un marché où de nombreux restaurants tentent leur version du célèbre sandwich, Pincette revendique l’authenticité. « Chez nous, c’est 100 % chair de homard, sans mélange, servi avec une sauce au beurre citronnée typiquement française en accompagnement », explique Mohammad Fneish.
Son inspiration vient d’ailleurs de ses voyages, et notamment d’un restaurant parisien, spécialisé dans le homard. « Ils disent qu’ils ont le meilleur lobster roll de France, alors j’ai voulu importer ce concept au Liban, et me spécialiser là-dedans. » Le homard, lui, est importé du Canada directement, et le concept, ayant commencé aux États-Unis, a par la suite été décliné de différentes façons selon les pays.
Installé sur 100 mètres carrés, Pincette peut accueillir jusqu’à 45 personnes assises. On trouve sur le menu du homard, évidemment, produit phare, mais aussi des salades, un burger, ou des pâtes. Le tout, pour un ticket moyen qui tourne aux alentours de 55 dollars. Le restaurant compte dix employés, dont trois chefs, et est ouvert du mardi au dimanche, pour le déjeuner et le dîner.
« Les Libanais aiment se sentir spéciaux. On a donc voulu rendre le concept plus haut de gamme, avec des cocktails différents qui accompagnent nos plats », raconte Mohammad Fneish. Le restaurant sert aussi de la viande rouge, « avec un petit twist libanais ».
De la boxe au restaurant
Mohammad Fneish n’est pas un inconnu pour les amateurs de sport. Titré plusieurs fois champion du Liban en Muay Thai, il a également été sacré champion arabe en 2017 et est le seul Libanais à avoir remporté l’or à la Coupe du monde universitaire en 2015. Après avoir travaillé quatre ans comme ingénieur système et réseau, il ouvre en 2020 sa propre salle de sport : Fight Club Beirut. « J’ai deux branches, et chaque été, on a un pop-up à Faraya. Mais avec ma famille qui s’agrandit, je voulais diversifier mes revenus. » C’est ainsi qu’il décide de se lancer dans une de ses passions : la restauration.
Il s’associe alors avec un ami vivant à l’étranger pour financer le projet, épaulé par un investisseur silencieux. L’investissement global s’élève à 300 000 dollars et le bail s’étale sur six ans. « Notre restaurant a repris le concept du lobster roll, mais on a fait un véritable restaurant, avec du service à table, des cocktails. »


Bravo!
08 h 27, le 13 juillet 2025