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Politique - Le 17 Octobre dans tous ses états

#6 Charbel Nahas, portrait d’un « jusqu’au-boutiste »

Le projet de rupture, l’approche sans compromis et le caractère intransigeant de l’ancien polytechnicien lui vaut des critiques dans les rangs de l’opposition. Jusqu’à l’isolement, par choix ou par défaut.

#6 Charbel Nahas, portrait d’un « jusqu’au-boutiste »

Charbel Nahas, dans sa maison cossue située en plein cœur d’Achrafieh, le 7 mars 2022. Photo Mohamad Yassine

Il n’y a pas foule ce matin-là derrière les portes du théâtre al-Madina à Hamra. Le ciel est lourd. Le cœur des Libanais aussi. Vingt-huit mois après le début de la crise économique et l’éclatement de la révolte populaire, dix-neuf mois après l’explosion du port et treize mois après l’assassinat de Lokman Slim, une majorité a déserté l’arène politique. Par amertume, impuissance ou instinct de survie. Mais dans cette atmosphère de fin du monde, les partisans de « moumfed » (Citoyens et Citoyennes dans un État, MMFD) sont toujours là. Eux y croient encore. Presque religieusement, comme on s’accroche à une idée qui pourrait tout régler. Réunis à l’occasion du lancement de la campagne du parti, à moins de trois mois du scrutin législatif de mai, ils s’affairent, murmurent, vont et viennent comme si des vies en dépendaient. Après trois quarts d’heure, Charbel Nahas grimpe sur l’estrade en bois sous les ovations du public. L’entrée en scène du chef, son look débarqué des années 70 et sa moustache façon Tom Selleck ont quelque chose de quasi messianique. Tous dans la salle connaissent l’expérience de « Monsieur Charbel Nahas », ancien ministre des Télécoms (novembre 2009-juin 2011) puis du Travail (juin 2011-février 2012). Ils n’oublient pas qu’il a été l’un des premiers à alerter sur la crise économique à venir, quand personne n’y croyait.

L’homme aux cheveux gris fascine au-delà des rangs du parti. Des anciens étudiants le décrivent comme quelqu’un d’ouvert au débat, une « encyclopédie sur pattes » qui « remet tout en question ». « Avec lui, tout dialogue se situe au niveau de la pensée et des principes politiques : ce n’est jamais des considérations autres comme on peut en voir ailleurs… », reconnaît un analyste politique proche des cercles du 14 Mars. Par peur ou par respect, rares sont ceux qui s’aventurent à le critiquer en public. Le sexagénaire est réputé strict. L’exigence qu’il s’impose à lui-même, il l’attend des autres. « Il ne faut pas lui faire perdre son temps », résume un de ses anciens élèves à l’AUB. Charbel Nahas ne déroge pas à ses principes, trouve toujours un moyen de ramener la conversation sur un terrain qu’il contrôle et cultive un certain mépris envers toute forme de médiocrité. Mais même dans les milieux de la droite qui le confinent fréquemment au cliché du « communiste de l’ancienne garde », on lui reconnaît une intelligence peu commune.

Le secrétaire général du parti Citoyens et Citoyennes dans un État (MMFD) et ancien ministre Charbel Nahas, en mars 2017, lors d’un rassemblement à Beyrouth contre le projet de construction d’une résidence balnéaire par la société Eden Bay Resort SAL à Ramlet el-Baïda. Photo tirée du compte Facebook de Charbel Nahas

« Thérapie de choc »

Ingénieur, anthropologue et économiste de formation, l’ancien polytechnicien a le verbe haut et un univers intellectuel qu’il a érigé en système de pensée. Son livre Une économie et un État pour le Liban (Riad el-Rayyes Books, 2020) fait office de bible à usage collectif. Il lui a permis d’exporter sa grille de lecture au-delà des cercles proches et de fournir les bases d’un projet commun. Tout en faisant corps autour de la figure du chef, le mouvement est structuré autour d’organes internes. Ils appellent cela la « professionnalisation » du parti : Charbel Nahas et ses disciples en sont très fiers. « C’est cette clarté, notamment le fait de dire ce qu’il ferait dès le premier jour au pouvoir, qui m’a fait rejoindre le mouvement », confie un membre du parti. Il rallie progressivement des profils extrêmement hétérogènes, par-delà les traditionnelles lignes de clivage confessionnelle ou politique, de l’ex-banquier en finance à une jeunesse chiite issue de milieux pro-Hezbollah qui retrouvent dans le culte de la personnalité et la discipline interne au parti un parfum familier.

Certains parmi les nouveaux venus ont été convaincus par le volet social, son attachement à l’État providence, la couverture de base universelle, l’enseignement gratuit ou la mise en place d’une politique de logement égalitaire. D’autres sont là pour son discours expert sur le potentiel transformateur de la crise en tant que « transition obligée » en vue d’un rééquilibrage de l’économie par un développement de la production nationale. Il y a aussi ceux que l’approche frontale séduit, notamment la « thérapie de choc » qu’il préconise en matière de laïcité. Assis derrière son bureau d’Achrafieh, où plane le parfum d’une époque révolue, celle des atlas imprimés, des livres de reliure et des bibelots anciens, il n’hésite d’ailleurs pas à le reconnaître. « La laïcité, il faut la proclamer tout de suite, il ne s’agit pas d’y arriver : y arriver, c’est déjà y renoncer ! » lâche-t-il.

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Charbel Nahas : "La confrontation doit toucher la légitimité du système"

C’est l’une des marques de fabrique du sexagénaire : il tranche. Quand le reste de l’opposition se refusait à endosser l’étiquette de « parti », trop associée à l’ancien ordre communautaire, il était l’un des premiers à oser la confrontation politique au niveau national. À partir de sa démission en février 2012, il rompt avec le Courant patriotique libre auquel il était allié au sein du gouvernement Mikati, bascule dans l’« antisystème », puis crée MMFD en 2016. À l’époque, le mouvement Beyrouth Madinati, né la même année, privilégie une stratégie locale axée sur les problématiques citadines. Lui fait le pari inverse en transformant chaque rendez-vous électoral en défi contre l’ordre en place. L’ancien ministre passe de « personnalité », surtout connue du grand public pour son apparition fracassante devant les caméras lors du scandale du réseau de téléphonie chinois en 2011, à « responsable de parti ».

Isolement

Malgré l’élargissement du nombre de partisans pourtant, jusqu’à quelques milliers aujourd’hui selon MMFD, le parcours politique de Charbel Nahas ressemble parfois à un ballon de baudruche qui peine à décoller. Lors du scrutin municipal de mai 2016, le parti présente plusieurs candidats à travers le pays. À Beyrouth, l’ancien polytechnicien mène sa propre liste. La fragmentation de l’opposition (Beyrouth Madinati obtient 35,5 % des voix; MMFD 8 %) torpille les minces espoirs de victoire contre la liste parrainée par la classe traditionnelle qui reçoit 52 % du total des suffrages exprimés et remporte l’ensemble des sièges. Lors des législatives de mai 2018, il se joint cette fois à l’alliance Koullouna Watani.

En 2022, le parti approfondit sa stratégie électorale, celle d’une opération électorale à l’échelle nationale, en présentant 55 candidats dans chacune des 15 circonscriptions. Le scrutin est vu comme un référendum, « une occasion de démontrer notre légitimé » afin de pousser les autorités à « transférer le pouvoir pour une phase limitée dans le temps, sur la base d’un programme défini dans ses moindres détails », explique Charbel Nahas. Mais en concourant sur des listes séparées – à l’exception du Sud III où il se joint à la liste d’opposition unifiée – il fait cavalier seul. « Il ne s’agit pas d’aller chercher un député par-ci, un député par-là : il est absolument hors de question de faire des arrangements locaux qui contredirait l’orientation générale ! » dit-il avec une ardeur soudaine. Cette stratégie sans compromis lui vaut des critiques de la part de certains indépendants qui y voient un calcul individualiste fait au prix d’un éclatement des forces antisystème.

Au sein de l’espace de contestation émergent, son isolement se creuse en réalité depuis un moment. Perçu tour à tour comme un esprit raide, élitiste ou représentant d’une gauche archaïque, il ne se distingue pas comme figure capable de transcender les nouveaux clivages politiques ou de prendre le leadership d’une offre alternative. Il est l’un des représentants de l’opposition à décliner l’invitation du ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian, en visite à Beyrouth en mai 2021. Une partie des révolutionnaires de gauche, qu’il aurait pu convaincre grâce à son analyse socio-économique, ne lui pardonne pas sa complaisance sur la question des armes du Hezbollah. Dans le sud également, où la rhétorique antisioniste et la fibre socialiste font partie du terreau politique local, il aurait pu s’imposer comme une alternative au duo chiite et mobiliser ce vivier électoral comme tremplin pour établir sa légitimité au niveau national. Mais là encore, ses positionnements sont en décalage avec les préoccupations des concernés – celles du front anti-Hezbollah, dédié à lutter contre l’hégémonie du parti de Dieu, et celles d’une frange religieuse de la population trop mal à l’aise avec l’idée de laïcité prônée par MMFD. À Nabatieh par exemple, « MMFD ne fait qu’entraver le processus, ils ne sont pas les bienvenus dans les rangs de l’opposition chiite », indique Karim Safieddine, responsable au sein du réseau Mada. « Dans le même temps, ils évoluent en dehors du cadre du parti de Dieu, et n’obtiennent donc ni les votes contestataires, ni les votes pro-Hezbollah », poursuit ce dernier.

« Effet Hyde Park »

C’est pourtant là, dans l’héritage d’une gauche arabe antisioniste auquel s’est superposé un anti-haririsme et une forme de jacobinisme à la française, que le fondateur de MMFD a bâti le cœur de sa doctrine politique. La matrice nahassienne est ancrée dans un temps long. Elle accorde une place de choix aux grands bouleversements qui ont façonné la région au cours du siècle passé – « projet sioniste », guerres mondiales, invasion de l’Irak en 2003... Au Liban, la guerre civile fait office de rupture. Pour le pays comme pour Charbel Nahas, qui l’a vécue depuis Paris où il vivait jusqu’au début des années 80, les années de guerre représentent un double événement traumatique ayant bouleversé le tissu social libanais et sonné la fin de l’État. Sa lecture de la faillite du système en place depuis le milieu des années 80 l’amène aussi à dénoncer le surendettement public, le déficit structurel, « l’économie de pillage » et l’oligarchie politico-financière incarnée, selon lui, par la maison Hariri. L’établissement d’un État laïc fort transcendant les intérêts particuliers est donc pensé comme un antidote à la lente décomposition du pays.

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Ce discours, tout particulièrement la composante économique, connaît son moment de gloire avec la révolte de 2019. Inquiétés par certains indicateurs (hausse exponentielle de la dette, inflation…), Charbel Nahas alerte dès le début des années 2000 des risques d’une double crise monétaire et financière provoquée par « la caractéristique première de l’économie libanaise qui est un déficit persistant et énorme de la balance des opérations courantes » (Études des risques économiques au Liban, février 2002). Le 17 octobre et ses suites valident ces thèses, qu’une partie des Libanais tenaient jusque-là pour extravagantes, tout en augmentant la crédibilité du mouvement. « La crise est devenue réelle aux yeux de tous et le discours que nous portions est devenu audible, ce qui a poussé un certain nombre à rejoindre MMFD », explique Nour Kilzi, membre depuis les municipales de 2016. C’est l’« effet Hyde Park », estime Karim Mufti, professeur et chercheur en sciences politiques, qui permet au parti de faire entendre sa voix sur la place publique, par exemple lors des débats sous les tentes qui ont lieu dans le centre-ville de Beyrouth.

Mais la séquence joue aussi contre lui dans la mesure où « il perd le monopole de cette opposition totale au système, l’offre politique en rupture avec le régime devenant beaucoup plus importante », nuance l’analyste politique proche du 14 Mars. « Il se diluera désormais dans une myriade de mouvements se positionnant sur le même créneau », poursuit ce dernier. Pour toute une frange de la société civile, la culture politique et la centralisation du mouvement appartiennent aussi au monde d’hier. La personnalisation du parti par Charbel Nahas, réélu il y a quelques mois secrétaire général pour un nouveau mandat de trois ans, demeure trop associée dans l’imaginaire collectif à la figure traditionnelle du « za’im ». MMFD, lui, se défend de tout autoritarisme. Bassem Snaije, partisan depuis 2020, rappelle que « Charbel Nahas n’a pas toujours raison ». « En revanche, une fois qu’une tendance a été choisie, tout le monde se range derrière : ce n’est pas un salon de thé ! » Mais la majorité des forces progressives émergentes, plus disposées à une organisation horizontale par le bas et à la décentralisation qu’au culte du chef, prennent une autre direction.

Ambivalences

D’autant qu’entre 2019 et 2021, la question du Hezbollah devient de plus en plus pressante dans le débat public. Le soulèvement d’octobre brise le mur de la peur et libère la parole – il devient moins rare de voir des personnalités chiites s’opposer publiquement au parti de Dieu. La responsabilité présumée de la milice chiite dans l’explosion du 4 août et l’assassinat de Lokman Slim, fervent opposant au Hezbollah, accentuent cette polarisation. « Beaucoup se sont sentis sous pression afin de montrer qu’ils avaient, au minimum, une position claire sur le sujet », dit Karim Safieddine.

De son côté, MMFD continue de s’accrocher à sa ligne traditionnelle, malgré quelques inflexions de discours notamment lorsqu’il s’agit de dénoncer la responsabilité du parti de Dieu dans la corruption du système politico-financier. Le sujet des armes en revanche n’est considéré que sous l’angle de la défense légitime face à la menace sioniste. « L’État a des raisons réelles de traiter avec le projet sioniste comme un agresseur et de supporter les coûts en termes de mobilisation, d’armement… », martèle Charbel Nahas, qui se défend de toute ambiguïté sur la question. Sa position soutient une intégration des ressources militaires de la milice chiite au sein des institutions étatiques, une fois ces dernières refondées. En attendant, l’urgence est ailleurs. Pour une partie des franges révolutionnaires et de l’opinion publique qui perçoivent le parti de Dieu comme un danger aussi pressant que la menace sioniste, sinon plus, ce discours est inaudible. « Le véritable poids du Hezbollah sur la scène politique libanaise n’y est pas reconnu », regrette Karim Safieddine.

Mêmes ambivalences lorsqu’il est question du régime Assad. Sur la scène régionale, le pragmatisme et la raison d’État l’emportent sur toute autre considération : pour Charbel Nahas, la dictature de Damas n’est pas problématique en soi, ou par essence, mais dans la mesure où l’éclatement du territoire syrien, l’instabilité et les déplacements de populations pénalisent le Liban. Là encore, ce langage est difficilement acceptable pour la frange révolutionnaire proche du 14 Mars, qui a un souvenir frais de la présence syrienne au Liban, comme pour une partie des jeunes Libanais sensibles aux mouvements de libération transnationaux et aux solidarités populaires. Pour ces derniers, Bachar el-Assad reste avant tout le « boucher de Damas » ayant déployé sa machine de guerre contre son peuple lors du soulèvement de 2011. Surfer sur la vague du 17 octobre, tout en refusant de traiter du soulèvement voisin est une contradiction difficilement surmontable pour cette jeunesse avec qui il est en décalage.

Charbel Nahas fait office de « dinosaure politique » au sein d’une opposition émergente qui n’a ni son ancienneté, ni son gabarit, ni son expérience du pouvoir. « Face à des jeunes pousses, il apparaît forcément plus dur, plus patriarcal, plus élitiste aussi », observe Karim Mufti. Il y a donc « une appréhension naturelle : l’espace restant pour exister est étroit quand il est présent… », résume ce dernier. « Jusqu’au-boutiste », « ingérable », « entêté », « trop théorique »… Ses interlocuteurs regrettent son manque de flexibilité, parfois aux dépens des réalités de terrain, et soulignent son caractère difficile qui encombre les négociations dans les rangs de l’opposition. « Il s’exprime comme un professeur d’école, il est convaincu qu’il a la bonne vision des choses, alors que son approche est tout sauf pragmatique, il n’y a jamais rien de concret », regrette un responsable de parti en contact avec MMFD. Alors qu’il a officialisé sa candidature aux législatives dans la circonscription de Beyrouth I, face à deux autres listes indépendantes, M. Nahas pourrait payer dans les urnes le prix de cette solitude.

Il n’y a pas foule ce matin-là derrière les portes du théâtre al-Madina à Hamra. Le ciel est lourd. Le cœur des Libanais aussi. Vingt-huit mois après le début de la crise économique et l’éclatement de la révolte populaire, dix-neuf mois après l’explosion du port et treize mois après l’assassinat de Lokman Slim, une majorité a déserté l’arène politique. Par amertume,...

commentaires (7)

Mr. Nahas a bien révélé sa position en accommodant le Hezbollah. S’il veut faire de ce pays un pays laïque, qu’il commence à pousser son programme de laïcité et de droit civil dans la banlieue sud. Ses programmes utopiques qui font plaisir aux Libanais qui se veulent comme l’Europe, ne sont que de la poudre aux yeux. Au contraire, on est loin de la, surtout sous occupation et gestion par une milice mafieuse et à la solde d’un autre pays.

Cedrus Fidelis

18 h 53, le 10 avril 2022

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Commentaires (7)

  • Mr. Nahas a bien révélé sa position en accommodant le Hezbollah. S’il veut faire de ce pays un pays laïque, qu’il commence à pousser son programme de laïcité et de droit civil dans la banlieue sud. Ses programmes utopiques qui font plaisir aux Libanais qui se veulent comme l’Europe, ne sont que de la poudre aux yeux. Au contraire, on est loin de la, surtout sous occupation et gestion par une milice mafieuse et à la solde d’un autre pays.

    Cedrus Fidelis

    18 h 53, le 10 avril 2022

  • Comment peut on qualifier une personne d’intelligente ou patriotique se souciant du bien être du peuple lorsque cette personne adhère aux idées des usurpateurs du pays et qu’elle trouve normal qu’on asservisse le peuple et la nation dans une idéologie qui n’en n’est pas une. Ses projets, ses idées et son éthique sont archaïques tout comme son look d’ailleurs. On ne peut pas prétendre l’égalité des droits des citoyens et se soumettre aux armes et aux diktats de pays étrangers. C’est complètement contradictoire. Il veut briller tout seul? Tant mieux car la jeunesse n’est plus celle des années 60 où on pouvait lui faire gober tout et n’importe quoi, elle est instruite et au fait des bouleversements dans le monde. Le communisme a vécu et rien de bon n’a été constaté sur le terrain. Il est passée de mode et devient une mauvaise référence pour tous les peuples qui aspirent à la liberté de penser et l’égalité des chances. Leurs idées archaïques tout comme leurs idéologies et le culte de leur personne ne sont plus d’actualité puisque toujours contradictoires. Alors bon vent à ce Monsieur et que les voiles le mènent le plus loin de notre pays. Cet article aurait pu se résumer en un paragraphe ayant comme titre: Les alliés des vendus sont toujours à l’œuvre et fiers de l’être.

    Sissi zayyat

    11 h 21, le 10 avril 2022

  • It is ironic that some describe Dr. Nahas and his Party as communists because they’re calling for universal healthcare and free education, while rich bankers and political elites squander our life savings and stash their billions of $ abroad, the rest of us can’t get a 100$ without incurring a steep discount of 70-80%, and are subjected to illegal capital controls for more than 2 years. Meanwhile, 82% of the Lebanese population have fallen into poverty, hundreds of thousands of skilled Lebanese are emigrating, and the political elite remain silent and just let it happen. This is communism for the rich, and crooked illegal, unconstitutional neoliberalism for the rest of us.

    Mireille Kang

    01 h 47, le 10 avril 2022

  • Communiste financé discretement par le Hezbollah avec des idees du 20eme siecle, qui va rejoindre la poubelle de l'histoire

    Mon compte a ete piraté.

    10 h 50, le 09 avril 2022

  • mr Nahas est peut etre le plus cultive parmi les autres de la thawra, le mieux capable de voir les choses telles quelles vu qu'il avait participe au pouvoir dans le temps, mais mr Nahas est anarchique dans l'ame-pt't une de ses qualites ? - il aurait ete bcp plus avise de montrer aussi une difference, mettre de cote son ego demesure( cette calamite propre aux autres aussi ) et accepter certains autres ne serait que par pragmatisme. vu que finalement ce qu'il professe est quasiment copie conforme a ce que professent les autres. la terminologie savante en etant la vraie seule difference.

    Gaby SIOUFI

    09 h 42, le 09 avril 2022

  • Mr nah..as. ...est...et restera en orbite. ..bon séjour

    Christian Zakhia

    09 h 22, le 09 avril 2022

  • Dr. Nahas is an impressive academic, knowledgeable, authentic, honest. His vision for a new regime sounds utopic however, many of us, mmfd supporters believe there is no other alternative. He's been proven right before and will hopefully be proven right once again.

    Mireille Kang

    02 h 59, le 09 avril 2022

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