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Nouveaux affrontements près du Parlement au lendemain de l'entrée en fonction du cabinet Diab

Liban

Selon le dernier bilan de la Croix-Rouge libanaise, 40 personnes ont été soignées sur place et 12 blessés ont été transportés dans des hôpitaux.

OLJ
22/01/2020

De nouvelles tensions ont éclaté mercredi en fin d'après-midi entre manifestants en colère et forces de l'ordre à l'entrée du Parlement au niveau de la rue Weygand, dans le centre-ville de Beyrouth, au lendemain de la formation du gouvernement de Hassane Diab, déjà conspué par la rue, qui a tenu plus tôt dans la journée son premier Conseil des ministres.

Selon le dernier bilan de la Croix-Rouge libanaise, 40 personnes ont été soignées sur place et 12 blessés ont été transportés dans des hôpitaux.

Arrivés aux alentours de 16 heures, des dizaines de protestataires, criant des insultes contre le nouveau Premier ministre, son gouvernement et ses parrains du 8 Mars, ont essayé de franchir les fortifications érigées par les forces de l'ordre, dont ils ont réussi à démanteler une partie. Selon les images de la chaîne LBCI, des dizaines de jeunes, certains cagoulés, lançaient des pierres et des objets en direction des forces de l'ordre, ces derniers ripostant à l'aide de canons à eau et de grenades lacrymogènes pour tenter de disperser les contestataires.


Des manifestants massés devant l'un des accès au Parlement. Photo Clotilde Bigot


Malgré ces canons, les manifestants ont déroulé, devant la barrière de défense en fer mise en place par les forces de l'ordre barrant l'accès au Parlement où se concentrent les tensions, une grande banderole sur laquelle est écrit "La décharge du Parlement", qu'ils ont ensuite tenté de fixer sur les fortifications. D'autres ont symboliquement brûlé un portrait de Hassane Diab.


Une manifestante montrant une affiche à l'effigie de Hassane Diab qui brûle. AFP / JOSEPH EID


Des affrontements entre contestataires et forces de l'ordre se sont déplacés ensuite dans les rues adjacentes, où des vitrines de commerces ont été prises pour cible. Dans l'une d'elles, les protestataires ont procédé à l'incendie d'une tente vide de la police du Parlement. Les forces de sécurité ont répliqué en lançant des bombes lacrymogènes.

Vers 18 heures, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont appelé sur leur compte Twitter les "fauteurs de trouble qui lancent des pierres depuis leur arrivée sur les lieux des manifestations" à "cesser les agressions contre les agents des FSI et à ne pas s'approcher des fortifications pour leur sécurité". Les FSI ont ensuite appelé les "manifestants pacifiques" à s'éloigner des troubles.

Les brigades anti-émeute se sont ensuite déployées dans les rues du secteur, notamment à l'intérieur des souks de Beyrouth, où elles étaient visées par des jets de pierre par des contestataires extrêmement mobiles dans des scènes de bataille rangée. Plusieurs magasins de luxe y ont été vandalisés.

Vers 19h30, les policiers, aidés par l'armée libanaise, ont remonté la rue Weygand afin d'éloigner les manifestants de l'entrée du centre-ville de Beyrouth, où un face-à-face tendu s'est installé entre contestataires brûlant des bennes à ordure et lançant des pétards, et forces de l'ordre répliquant par des tirs de bombes lacrymogènes en avançant progressivement.

L'ancien siège de la compagnie de téléphonie mobile Touch, situé sur l'avenue Charles Hélou, a également été vandalisé.

Le calme est revenu aux alentours de 22h00.



(Lire aussi :  « Nous manifestons pour nos droits, qu’est-ce qui justifie qu’on nous vise aux yeux ? »)



Dans la soirée, les FSI ont annoncé avoir arrêté un fauteur de trouble qui aspergeait d'essence le siège de la Banque du Liban et qui s'en est pris à la devanture d'une agence bancaire. Selon la police, l'individu détenait quatre cocktails Molotov.

Par ailleurs, quelques mètres plus loin, une marche, qui était partie du siège de la Banque du Liban, dans le quartier beyrouthin de Hamra, est arrivée aux alentours de 18h30 en direction du siège de l'Association des Banques du Liban.

En toute fin d'après-midi, Hassane Diab s'était entretenu avec le ministre de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, et celle de la Défense, Zeina Acar.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), les forces d'intervention des Forces de sécurité intérieure ont érigé un barrage routier sur l'autoroute reliant le Liban-Nord à Beyrouth, à hauteur du Casino du Liban, dans le Kesrouan, pour inspecter les bus et les vans transportant des protestataires. En fin d'après-midi, le courant du Futur a nié toute implication dans les affrontements.

Le gouvernement Diab, dont la formation officielle a été annoncée mardi peu avant 22h, succède au cabinet Hariri, qui a démissionné le 29 octobre sous la pression de la rue qui se révolte depuis le 17 octobre. Cette même rue a d'ores et déjà rejeté le gouvernement de M. Diab dès hier soir, des contestataires bloquant plusieurs routes à travers le pays.

A l'issue de la première réunion de son gouvernement, le nouveau Premier ministre a averti plus tôt dans la journée que le Liban faisait face à une "catastrophe" économique, soulignant les "défis immenses" qui attendent son équipe.

Depuis samedi, des centaines de personnes, manifestants et forces de l'ordre, ont été blessés dans des affrontements lors de rassemblement à proximité du Parlement et dans d'autres quartiers de la capitale.



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Wlek Sanferlou

Ok je comprend wue Diabs avait promis 18 ministres technocrates et Independants et qu'il a finit, à cause des pressions des forces obscures et néfastes, à forme un gouvernement bien différent de ce qu'il avait promis. Bon... mais pourquoi faire un discours prétendant avoir formé le gouvernement que le peuple voulait...
On nous prend toujours pour des ignares et des c..s...
Il faut alors s'attendre à des dégâts et bien justifiés...

Ô Liban

Rien ne justifie la destruction quotidienne des commerces et des biens publics.
Rien ne justifie le délai d'intervention des forces militaires sur place.
Pourquoi on n'encercle pas les hooligans, au lieu de continuer un rôle de spectateur.
Sans doute,le Hezb prend sa distance dans cette situation, en admirant les casses du centre-ville que les autres font,mais qui ne le dérangent pas.
Même si les nations unies, les américains et les européens demandent de ne pas user de force avec les manifestants pacifiques, il n'est pas dit d'observer nonchalamment la destruction du pays.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE MALHEUR C.EST QUE CES TROUBLES EMPIRENT LA SITUATION PRECAIRE ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PAYS. PAR LA FORCE DES CHOSES IL FAUT DONNER UNE CHANCE... HELAS... A LA NOUVELLE EQUIPE GOUVERNEMENTALE ET UN REPIT AU PAYS.

Honneur et Patrie

Les peuples n'acceptent plus d'être méprisés, ignorés, humiliés... Regardez ce qui se passe en France, en Iran, en Irak, en Syrie, au Yémen, à Gaza, en Turquie, à Hong-Kong, au Venezuela et au Liban depuis trois mois. la gabegie, les pillages des deniers publics, la corruption, l'arrogance ne sont plus acceptés ni tolérés.
Le dernier mépris, ceux qui croient encore gouverner avaient promis un gouvernement d'experts neutres non-affiliés aux partis politiques. Où en sommes-nous ?
Lisez la liste des nouveaux ministres : Aounistes, CPL, Amal, Hezbollah, Marada...
Vous chantez encore ? Eh bien, dansez maintenant !

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