Un homme fouille les décombres d'un bâtiment détruit par des frappes israéliennes à Ansar samedi 15 août 2026. Photo Mohammad Yassine/ L'Orient-Le Jour
Une frappe israélienne, dans la nuit de vendredi à samedi, sur Ansar, dans une région du Liban-Sud épargnée depuis deux mois, a fait sept morts, et une autre à Deir Zahrani a fait au moins quatre autres morts, soit 11 morts et 19 blessés au total, bilan le plus lourd depuis le cessez-le-feu de la mi-juin, confirmé par le ministère de la Santé. Israël a de son côté annoncé avoir visé deux cadres du Hezbollah, relevant l'un de l'unité Badr, l'autre de la force al-Radwan.
La frappe sur un bâtiment à Deir Zahrani, dans la matinée de samedi, dans le caza de Nabatiyé, a provoqué un exode massif vers Saïda, chef-lieu du Liban-Sud, alors que des embouteillages monstres étaient signalés sur la route. Le président du conseil municipal de Deir Zahrani, Haïdar Toufeyli, a informé notre correspondant Mountasser Abdallah que le raid, mené vers 11h30, a visé un bâtiment résidentiel de deux étages qui a été totalement détruit, sachant qu’un bâtiment voisin est gravement endommagé. Parmi les victimes, un homme et son fils, déplacés de Meis el-Jabal (Marjeyoun) qui se trouvaient dans l'immeuble visé, ainsi que le propriétaire du bien qui avait loué l'appartement à la famille. La quatrième victime est un automobiliste qui passait par là au moment du raid et qui a succombé à ses blessures à la tête. Selon une source locale citée par notre correspondant, l'épouse de l'une des victimes et ses enfants ont survécu par miracle, ayant quitté la maison peu de temps avant la frappe. Israël a affirmé dans la matinée de dimanche avoir tué à Deir Zahrani un « haut commandant de l’unité Badr » du Hezbollah, Abou Hassan Alaa.
Des déplacés tués à Ansar
A Ansar, l'attaque a été menée vers 4h30 sur deux bâtiments de la région dite de Qalaat el-Meis, entre Ansar et Zrariyé. Il a tué sept personnes, dont trois enfants et deux femmes, selon le ministère de la Santé. Des sources locales indiquent qu'il s'agissait de la famille d'Ali Samir Hajj Hassan, qu'Israël a identifié comme un cadre de la force al-Radwan. Selon le président de la municipalité d’Ansar, contacté par L'Orient-Le Jour, outre les sept morts, trois personnes ont été blessées, et le bâtiment visé, constitué de deux étages, abritait deux familles déplacées originaires de Jebchit et de Zebdine, dans le caza de Nabatiyé. Il a affirmé que la zone ciblée était « exclusivement civile », soulignant qu’elle ne contenait « aucun site ni aucune présence militaire ». Cette zone était déjà régulièrement ciblée pendant les 15 mois de cessez-le-feu qui ont précédé la guerre lancée en mars dernier par des attaques du Hezbollah. Ansar est situé à une quinzaine de kilomètres en ligne droite à l'ouest de Nabatiyé et une trentaine de kilomètres au nord de la frontière.
Le maire a précisé que quelques habitants d’Ansar, pris de peur, ont quitté le village. Ses propos ont été suivis d'un communiqué de la municipalité condamnant les attaques contre des civils, dénonçant les violations des conventions internationales, et faisant assumer au gouvernement libanais et à la communauté internationale la responsabilité de la sécurité des citoyens du Liban-Sud.
Riposte à des « opérations » du Hezbollah à Ali Taher
L'armée israélienne a revendiqué ces frappes samedi matin, disant avoir attaqué des infrastructures appartenant au Hezbollah à Nabatiyé et Ansar en réponse à des « activités menées contre les forces israéliennes dans la zone dite de sécurité » occupée le long de la frontière, et plus précisément dans la région des hauteurs de Ali Taher, qu'Israël veut prendre et sur lesquelles il a lancé plusieurs attaques au cours des dernières heures, notamment à coups de bidons de matières explosives.
L'armée a encore affirmé avoir tué dans un « centre de commandement » à Ansar Ali Samir Hajj Hassan, un « commandant de la force al-Radwan », l'unité d'élite du Hezbollah.
Donnant plus de précisions, le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé que ces bombardements venaient en riposte à une « attaque de drone » contre des soldats israéliens au Liban-Sud, dans laquelle trois militaires, dont un officier, ont été grièvement blessés. Ils ont indiqué n'avoir appris qu'après le raid que des civils se trouvaient dans le bâtiment, accusant le Hezbollah de les avoir utilisés comme « boucliers humains ».
Les bombardements d'Ansar et Deir Zahrani, inédits depuis l'entrée en vigueur le 20 juin d'un cessez-le-feu théorique entre le Hezbollah et Israël ont été précédés tout au long de la nuit d'attaques en série, tout au long de la ligne de front, notamment plusieurs frappes aux abords de Nabatiyé el-Faouqa, dans lesquelles un restaurant et plusieurs commerces ont été détruits.
Des bidons d'explosifs sur Ali Taher
Plusieurs frappes ont également visé les collines de Ali Taher, sur lesquelles des bidons d'explosifs ont été largués dans la matinée de samedi. À Meis el Jabal (Marjeyoun) où l'armée intensifie les tirs d'artillerie, ses forces mettent le feu à des habitations. Un drone israélien a de plus largué une bombe assourdissante à proximité d’une pelleteuse aux abords de la localité de Kafra (Bint Jbeil).
Depuis vendredi soir, l’armée israélienne a en outre procédé à de nouvelles opérations de dynamitage de maisons à Haddatha (Bint Jbeil), Zaoutar el-Charqiyé (Nabatiyé), Talloussé, Taybé et Deir Seriane (Marjeyoun).

Si ces vendus se souciaient vraiment des libanais vivant sous leur diktat qu’ils abreuvent de slogans fallacieux pour ensuite les sacrifier tantôt pour sauver Gaza qui a été rasé tantôt pour se venger de la mort d’un dirigeant sanguinaire qui n’hésite pas à tuer ses propres citoyens en entraînant notre pays dans une guerre qui ne le concerne ni de loin ni de près, Israël ne serait pas là en train de tuer ces innocents qui n’ont de tort que de se trouver sous leur domination pour servir de chair à canon afin de sauver le régime des mollahs. Est ce que le Liban était occupé avant? Non alors pou
09 h 56, le 16 août 2026