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Rohani ignore les appels à rencontrer Trump à l'ONU

"Les photos souvenir sont la dernière étape d'une négociation, pas la première", martèle le dirigeant iranien, signifiant ainsi sa crainte qu'une telle entrevue ne débouche que sur un coup diplomatique pour le président américain, sans lendemain pour son pays.

Le président iranien, Hassan Rohani, prononçant son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, le 25 septembre 2019 à New York. Photo REUTERS/Yana Paskova

Fin du suspense: malgré une intense frénésie diplomatique à l'ONU, le président iranien Hassan Rohani a dit "non" mercredi à toute rencontre avec son homologue américain Donald Trump cette semaine à New York.

"Notre réponse à toute négociation tant qu'il y aura des sanctions est négative", a lancé Hassan Rohani à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.
"Les photos souvenir sont la dernière étape d'une négociation, pas la première", a-t-il martelé, alors que Donald Trump, toujours en quête d'un grand coup diplomatique à un an de l'élection présidentielle américaine, s'était montré disposé à rencontrer le dirigeant iranien.
C'est donc l'échec, à ce stade, de la médiation menée par Emmanuel Macron et d'autres dirigeants européens ou asiatiques. Le président français avait lancé fin août au sommet du G7 à Biarritz l'idée d'une telle entrevue historique pour faire baisser les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, qui se sont encore aggravées depuis les attaques du 14 septembre contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, imputées à Téhéran par les Occidentaux.

Un tel face-à-face aurait été le premier à ce niveau depuis la révolution islamique de 1979 et la rupture des relations américano-iraniennes.
"Pour que des pourparlers puissent être engagés, il faut respecter les accords", a encore pointé le président Rohani, faisant porter la responsabilité du blocage au milliardaire républicain qui a claqué la porte en 2018 du pacte international de 2015 sur le nucléaire iranien et réintroduit de lourdes sanctions contre Téhéran.

Or plutôt qu'alléger les sanctions, comme le réclame Téhéran et comme l'espéraient les Européens, l'hôte de la Maison Blanche a fait l'inverse.
Il a promis, mardi, à cette même tribune planétaire, de les "durcir" tant "que l'attitude menaçante de l'Iran continuera".
Et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo est passé à l'acte sans attendre, annonçant mercredi des sanctions contre des sociétés chinoises accusées de "transporter sciemment du pétrole depuis l'Iran" en "violation" de l'embargo américain.



(Lire aussi : Golfe : contre les forces étrangères, l'Iran plaide pour un projet de sécurité régionale)


"Nouvel accord"
Mardi soir, le chef de l'Etat français, qui a multiplié pendant deux jours les va-et-vient entre ses homologues américain et iranien, avait pourtant estimé que "les conditions d'une reprise rapide des négociations" avaient "été créées". "Il appartient maintenant à l'Iran et aux Etats-Unis d'Amérique de se saisir de ces conditions", par une "rencontre" Trump-Rohani ou par un processus plus "progressif", avait lancé Emmanuel Macron.
Le soufflé diplomatique est finalement retombé.
Mais malgré l'impasse qui perdure, les positions semblent avoir un peu évolué au cours du rendez-vous mondial.

Selon Emmanuel Macron, les deux protagonistes de la crise ont une "intention commune d'avancer".  "Toutes les parties veulent des discussions, c'est un signal positif", a aussi estimé le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas.
De fait, Mike Pompeo, pourtant réputé être un "faucon" sur le dossier iranien, a redit que Washington voulait "une solution pacifique" à la crise. 
"J'espère que nous aurons la possibilité de négocier avec eux" pour un nouvel accord "garantissant qu'ils n'obtiennent jamais l'arme nucléaire, qu'ils ne sèment pas la terreur avec leurs missiles balistiques", a-t-il ajouté.
Cette idée d'un "nouvel accord" plus global fait son chemin, approuvée désormais par les Européens qui ont longtemps défendu bec et ongles celui de 2015, dont la République islamique a commencé à se désengager progressivement sous la pression des sanctions américaines.

Hassan Rohani s'est d'ailleurs montré disposé, en cas d'allègement des sanctions, à négocier "d'autres" accords sur "beaucoup de sujets".
Paris, Berlin et Londres ont aussi durci le ton à l'égard de Téhéran en lui imputant mardi la "responsabilité" des attaques en Arabie saoudite. "Certains disent qu'ils se sont alignés sur les Etats-Unis, je pense qu'ils ont simplement ouvert les yeux", a ironisé Mike Pompeo, qui a estimé avoir fait "de vrais progrès au cours des derniers jours pour obtenir l'unité de la communauté internationale" face à l'Iran.

Donald Trump n'a lui pas dit un seul mot sur le dossier le plus brûlant de la politique étrangère américaine lors de sa conférence de presse finale mercredi.
Le 45e président des Etats-Unis était, il est vrai, happé par une autre crise: la procédure de destitution engagée par l'opposition démocrate qui lui reproche d'avoir demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky d'enquêter sur Joe Biden, son potentiel rival dans le scrutin de 2020.


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Fin du suspense: malgré une intense frénésie diplomatique à l'ONU, le président iranien Hassan Rohani a dit "non" mercredi à toute rencontre avec son homologue américain Donald Trump cette semaine à New York.

"Notre réponse à toute négociation tant qu'il y aura des sanctions est négative", a lancé Hassan Rohani à la tribune de l'Assemblée générale des Nations...

commentaires (7)

Ben oui, certains fonds de commerce bien pratiques risquent de disparaître... Faut pas s'en faire...d'autres vont être trouvés ! Irène Saïd

Irene Said

21 h 42, le 25 septembre 2019

Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • Ben oui, certains fonds de commerce bien pratiques risquent de disparaître... Faut pas s'en faire...d'autres vont être trouvés ! Irène Saïd

    Irene Said

    21 h 42, le 25 septembre 2019

  • ET VLAN ! EN PLEIN LA PORTE SUR SES GENCIVES. ET PUIS LE CLOWN N'EST MÊME PLUS SÛR DE RESTER PRÉSIDENT. CE QUI SERAIT DOMMAGE POUR L'AXE DE LA RÉSISTANCE.

    FRIK-A-FRAK

    20 h 34, le 25 septembre 2019

  • SVP L'OLJ , PARLEZ NOUS UN PEU DE LA PRISE DE BEC ENTRE ERDOG-ANE ET CHITANYAHOU . 2 COQS DU MÊME CAMP QUI S'ECHARPENT EN PUBLIC . PLEASE WLO..

    FRIK-A-FRAK

    14 h 07, le 25 septembre 2019

  • Hassan Rohani a estimé, le mardi 24 septembre, que LE CLOWN devait « rétablir la confiance » entre les usa et l’Iran NPR avant toute rencontre entre les deux dirigeants. « Si le clown veut dialoguer, il doit créer les conditions nécessaires », a-t-il insisté dans cet entretien accordé à l’une des chaînes privilégiées par le président américain. Alors que le journaliste évoquait l’hypothèse d’une entrevue plus ou moins fortuite dans les couloirs des Nations unies à New York, le président iranien a répondu: « Pourquoi donc? Si nous avons de grands objectifs pour nos peuples, il faut que ce soit quelque chose de prévu et préparé ». « M. Trump a sapé la confiance entre nos deux pays donc il est très important de la rétablir », a-t-il insisté. Selon lui, « le rétablissement de la confiance passe par la fin de la pression imposée à la nation et au peuple iraniens ». Washington a rétabli puis sans cesse durci ses sanctions contre l’Iran depuis que le clown a claqué la porte en mai 2018 de l’accord international conclu trois ans plus tôt pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. En riposte, l'Iran a commencé ces derniers mois à se désengager progressivement à son tour des restrictions imposées à son programme nucléaire. Entre-temps, Macron a estimé, le mardi 24 septembre, que les conditions d’une négociation entre les usa et l’Iran étaient réunies .

    FRIK-A-FRAK

    12 h 02, le 25 septembre 2019

  • Si le dirigeant iranien "quitte le pays sans rencontrer le président américain, honnêtement ce sera une occasion perdue car il ne reviendra pas avant plusieurs mois", martèle le chef de l'Etat français. Quand on a écrit ce qui est plus haut , ON SE CONTREDIT QUAND APRES CA, ON ECRIT QUE LA BALLE EST DANS LE CAMP DE ROHANI ET DU CLOWN . UN PEU DE LOGIQUE SVP . SI ROHANI NE REVIENDRA PAS APRES PLUSIEURS MOIS ET QU4ON EST PRESSE POUR UNE RENCONTRE , C'EST AU CAMP DU CLOWN DE FAIRE LE PAS , DONC LA BALLE EST DANS SON CAMP. EVITONS DE JOUER AVEC LA TÊTE DES STUPIDES SVP .

    FRIK-A-FRAK

    11 h 12, le 25 septembre 2019

  • I have a dream...Rohani contre l avis des durs du regime,rencontre Trump et a son retour en Iran,est attendu par une foule en liesse comme Khomeini en 1979....et commence une transition vers la democratie et la fin de cette odieuse dictature theocratique ...Rohani doit etre le Gorbachev perse.

    HABIBI FRANCAIS

    10 h 59, le 25 septembre 2019

  • ROHANI DIT QU,IL EST PRET A NEGOCIER D,AUTRES ACCORDS AVEC L,AMERIQUE SI LES SANCTIONS SONT -ALLEGEES-... LE DECULOTTAGE VA COMMENCER DANS LE PROCHE AVENIR.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    10 h 04, le 25 septembre 2019