Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (à droite), issu de l'extrême droite, s'entretient avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Knesset, lors d'une séance du Parlement israélien à Jérusalem le 16 juillet 2026. Photo d'archives Ilia Yefimovich / AFP
Le ministre israélien d’extrême droite Itamar Ben-Gvir a affirmé, dans un entretien sur la station israélienne Radio Darom diffusé samedi, qu’Israël devrait « bombarder Beyrouth et les écraser » dans une allusion à peine voilée aux combattants du Hezbollah. Il a aussi critiqué une « dépendance » israélienne à l’armée libanaise, sans donner davantage de précisions. Selon l’accord-cadre signé fin juin entre Israël et le Liban, l’armée libanaise est chargée de désarmer le Hezbollah, préalablement à un retrait israélien du Liban-Sud. La troupe refuse d’utiliser la force pour désarmer le parti chiite. Au lendemain de la signature de l'accord, qu'il avait qualifié de « grosse erreur », Itamar Ben-Gvir avait affirmé qu'on « ne peut pas faire confiance au Liban pour qu'il s'empare des armes » de cette formation, que « seuls les soldats » israéliens détruiront.
Dans des propos aussi vagues que virulents, le ministre israélien de la Sécurité nationale a suggéré qu'Israël devrait « davantage prendre l’initiative ». « Nous devons bombarder Beyrouth, nous devons mettre fin à ce jeu du chat et de la souris et, au contraire, les écraser », a-t-il lancé. Il a ainsi appelé l’État hébreu à intensifier considérablement son activité militaire au Liban et affirmé qu'au vu des dommages subis par l’armée israélienne, il ne faudrait pas se contenter de « réponses isolées ». Selon lui, Israël devrait « traiter les unes après les autres » les cibles du Hezbollah. « Nous ne pouvons pas continuer comme ça », a-t-il dit. Dès lors qu’un soldat est touché, Israël doit agir « sans hésitation » : « À partir du moment où vous avez des victimes, à partir du moment où des soldats sont touchés, c’est fini, c’est la ligne rouge », a-t-il encore dit.
Ces propos ont été diffusés le jour même d'une escalade meurtrière effectuée par l'armée israélienne au Liban-Sud, tuant pas moins de onze personnes dont des enfants. Le commandement militaire a affirmé que cette opération a été menée en réponse à une attaque de drone du Hezbollah qui avait blessé trois soldats israéliens. Le parti pro-iranien n’a cependant revendiqué à ce stade aucune attaque contre les forces d'occupation.



Ces menaces sont un message pour les mollahs pour leur montrer qu’ils n’ont pas l’exclusivité des menaces pour influencer leurs adversaires. Les israéliens ont toujours montré leur supériorité à exécuter les menaces proférées contrarient à nos vendus qui au lieu de se raser à Jérusalem ont fait rasé Gaza et le sud du Liban sous prétexte de les libérer. Nous voilà occupés par ceux qu’ils n’ont eu de cesse de menacer et de provoquer et ça n’est que le début de notre cauchemar duquel notre état refuse de nous en sortir.
11 h 56, le 18 août 2026