Un homme brandit un drapeau iranien devant une affiche politique sur la place Valiasr, dans le centre de Téhéran, le 8 août 2026. Photo ATTA KENARE / AFP
Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé lundi que les deux diplomates français qui avaient été brièvement arrêtés le mois dernier avant leur départ du pays ne seraient pas autorisés à revenir en Iran.
Le 20 juillet, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé « une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens » à l'encontre de deux diplomates, dont l'un avait été « molesté ». D'après le ministre français, les diplomates ont été « détenus sans raison pendant plusieurs heures » et « interrogés », en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.
Les autorités iraniennes ont démenti l'agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que « brièvement interrogés » par les services de sécurité, après avoir participé à une « réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités ». « Les deux personnes impliquées ont quitté l'Iran. Nous avons également annoncé officiellement qu'elles ne seraient pas autorisées à y retourner », a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran.
Samedi, le ministère du Renseignement iranien a accusé la France d'avoir mené « un vaste projet visant à exercer une influence » en Iran et « à préparer le terrain pour une action de la France contre l'indépendance » de l'Iran. Fin juillet, l'Iran avait convoqué l'ambassadeur français en Iran au ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour dénoncer des « ingérences dans les affaires intérieures » du pays, appelant le gouvernement français à « cesser de telles actions ».

