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Aux funérailles de Samer Abou Farraj, Arslane insiste toujours à saisir la Cour de Justice

Liban

"Nous ne sommes pas des partisans de la discorde, mais ceux qui veulent s'en prendre à nous en paieront le prix", menace le leader druze. 

OLJ
06/07/2019

Le chef du Parti démocrate libanais, le député druze Talal Arslane, a insisté une nouvelle fois samedi sur la nécessité de saisir la Cour de Justice de l'affaire des affrontements meurtriers qui se sont déroulés dimanche dernier dans la Montagne druze entre les membres du convoi du ministre d'Etat pour les affaires des Réfugiés, Saleh Gharib, et des partisans du leader druze Walid Joubmlatt, et qui ont fait deux morts, des gardes du corps du ministre.

Talal Arslane a tenu ces propos lors des funérailles samedi à Baalchmay de Samer Abou Farraj, l'un des deux gardes du corps tués du ministre Gharib. Hier, M. Arslane avait assisté dans le village de Ramliyé aux funérailles de Rami Salmane, l'autre garde du corps du ministre Gharib qui avait été tué lors des affrontements.

"Hier nous avons enterré le martyr Rami Salmane, et aujourd'hui nous enterrons le martyr Samer Abou Farraj. Mais nous n'enterrons pas l'affaire. Ceux qui croient que ces enterrements signifient que nous tournons la page se trompent. Cela est impossible. Nous réclamons nos droits et le droit des gens à vivre librement, avec dignité et respect", a martelé Talal Arslane durant son discours devant les partisans venus assister aux funérailles. 


(Lire aussi : Incidents de la Montagne : Après l’accalmie sécuritaire, une crise politique ?)



"La discorde est plus forte que le meurtre. Nous ne sommes pas des partisans de la discorde, mais ceux qui veulent s'en prendre à nous en paieront le prix, sinon, nous nous retrouverons sous la loi de la jungle, sans loi, sans Etat et sans sécurité, a affirmé M. Arslane. Dans ce cas-là, les gens pourraient se retrouver à tout instant face à des événements similaires à ceux qui se sont produits il y a quelques jours", a-t-il mis en garde, en présence de Saleh Gharib, qu'il a qualifié de "martyr vivant".

Les événements de dimanche ont eu lieu après que le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a été empêché d'entrer dans le village de Kfarmatta, proche de Qabr Chmoun, par des partisans du PSP, qui lui reprochaient des propos provocateurs sur la guerre de la Montagne ayant opposé les factions pro-palestiniennes, dont les druzes, à l'armée et aux factions chrétiennes dans les années quatre-vingt.

"Nous réclamons la Cour de Justice" pour qu'elle se saisisse de cette affaire "car elle fait partie du corps judiciaire libanaise", a insisté Talal Arslane, en rappelant que d'autres affaires d'ampleur avaient été déférées devant cette instance.


(Lire aussi : Bassil aujourd’hui dans le Nord : Tripoli ne sera pas un nouveau Qabr Chmoun)



"La guerre est terminée"

Depuis les incidents de dimanche, l'exigence de Talal Arslane d'une saisine de la Cour de justice divise la scène politique libanaise, Walid Joumblatt et ses alliés refusant catégoriquement cette demande. Dans ce cadre, le directeur général de la Sûreté générale libanaise, Abbas Ibrahim, mène auprès des différentes parties concernées une médiation qui a notamment permis que des tireurs présumés soient remis par le PSP aux autorités. Dans ce contexte, le PSP a remis hier à la SG deux nouvelles personnes recherchées, 

"Qui peut accepter cette atteinte flagrante aux choses sacrées? La guerre est terminée. Si ce n'est pas le cas, qu'on nous le fasse savoir. Nos hommes sont en train de mourrir pour une cause", a enfin lancé Talal Arslane, d'un ton remonté.


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LA VERITE

Cet individu a soustrait à la justice libanaise en l envoyant en Syrie un assassin recherché par le Liban
ET IL OSE PARLER DE JUSTICE
Cela prouve à quel genre de ministre nous avons à faire au Liban
Et cerise sur le gâteau il a été élu avec son ministre grâce au gendre toujours prêt à vouloir diviser les communautés pour assoier son grand dessein
DEVENIR CALIFE APRÈS CE CALIFE
DIEU PRÉSERVE LE LIBAN DE CELA

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

IL INSISTE. QUI EST-IL POUR SE CROIRE CAPABLE D,IMPOSER SON POINT DE VUE ? CHOSE QU,IL AVAIT REFUSEE DANS UN CAS PAREIL CAR CONTRAIRE A SES INTERETS.

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