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Politique - Enquête Exclusive

Le combattant du Hezbollah, l'officier israélien et l’impossible choix des habitants de Rmeich

Pendant quelques heures, le 22 avril, la présence d’un combattant blessé dans le village frontalier de Rmeich, au sud du Liban, a déclenché une série d’événements plaçant ce dernier, et les habitants, face à un choix cornélien.

Le combattant du Hezbollah, l'officier israélien et l’impossible choix des habitants de Rmeich

Illustration faite à partir d’une prise du combattant du Hezbollah, le 22 avril, sous un amandier à Rmeich, avec des membres du village. Illustration Celine Bejjani avec l’IA

Il est arrivé après le lever du soleil, un peu avant sept heures du matin, ce 22 avril, six jours après l’entree en vigueur du cessez-le-feu.Au premier regard, rien ne le distingue vraiment des autres ombres qui traversent parfois Rmeich. Rien, sinon cette silhouette solitaire qui avance à pied, alors que toutes les routes menant à ce village du caza de Bint Jbeil ont été verrouillées par l’armée israélienne. La poussière du chemin colle à ses vêtements comme une seconde peau. Il s’appuie sur une canne, un sac jeté sur l’épaule. Sous son T-shirt noir, une blessure au dos, ouverte depuis près d’une semaine, n’a reçu aucun soin. Chaque pas est lent, irrégulier, arraché à la douleur comme une négociation silencieuse.Il vient de la vallée qui s’étend entre Yaroun et Aïn Ebl. Des jours durant, il a marché au moins 10 km depuis les ruines de...
Il est arrivé après le lever du soleil, un peu avant sept heures du matin, ce 22 avril, six jours après l’entree en vigueur du cessez-le-feu.Au premier regard, rien ne le distingue vraiment des autres ombres qui traversent parfois Rmeich. Rien, sinon cette silhouette solitaire qui avance à pied, alors que toutes les routes menant à ce village du caza de Bint Jbeil ont été verrouillées par l’armée israélienne. La poussière du chemin colle à ses vêtements comme une seconde peau. Il s’appuie sur une canne, un sac jeté sur l’épaule. Sous son T-shirt noir, une blessure au dos, ouverte depuis près d’une semaine, n’a reçu aucun soin. Chaque pas est lent, irrégulier, arraché à la douleur comme une négociation silencieuse.Il vient de la vallée qui s’étend entre Yaroun et Aïn Ebl. Des jours durant, il a...
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