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Sommet économique : Aoun propose la création d'une banque arabe pour la reconstruction des pays en guerre

Liban

Le Qatar dément des informations de presse selon lesquelles il aurait couvert tous les frais d'organisation du sommet et versé un dépôt à terme d'un milliard de dollars à la BDL.

C.G. | OLJ
20/01/2019

Le président de la République libanaise, Michel Aoun, a appelé dimanche, lors du quatrième sommet économique et social de la Ligue arabe, les pays arabes à coopérer pour l'adoption d'"une stratégie de reconstruction pour le développement" des pays affectés par les guerres dans la région, notamment la Syrie qu'il n'a pas nommée, et a proposé la création d'une banque arabe pour financer cette reconstruction. En Syrie, le coût des destructions dues à la guerre est estimé par l'ONU à quelque 400 milliards de dollars (quelque 350 milliards d'euros).
Le président libanais a par ailleurs appelé dans son discours à un retour "sécurisé" des réfugiés syriens dans leur pays, sans que ce retour ne soit lié à une solution politique en Syrie.
Commentant la faible participation des chefs d’État arabes à cet événement, M. Aoun a indiqué que "l'excuse de leur absence leur revient".  L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, et le président mauritanien, Mohammad Ould Abdel Aziz, sont les seuls chefs d’État à représenter officiellement leur pays après de nombreux désistements survenus au cours des derniers jours. L'émir qatari a toutefois quitté la capitale libanaise avant la fin de la séance d'ouverture. 



Le discours de Michel Aoun
"Notre région a été frappée, à la manière de séismes, par des guerres continues", a lancé le président Aoun, affirmant que "les guerres internes, le terrorisme et le flux de réfugiés et déplacés ont eu un énorme impact sur le développement des pays de la région". Il a ajouté que "le Liban a payé le prix fort du fait des guerres et du terrorismes", insistant sur le poids que représente depuis des années le flux de réfugiés syriens et palestiniens "dans un pays aux infrastructures qui ne sont pas préparées" pour les accueillir. "Le Liban lance de cette tribune un appel à la communauté internationale afin qu'elle déploie tous les efforts possibles pour créer les conditions nécessaire au retour sécurisé des déplacés syriens dans leur pays, en particulier dans les zones actuellement stables (...) Un retour qui ne soit pas lié à une solution politique. Et leur offrir des incitations au retour afin contribuent à reconstruire leur pays et s'y installer", a déclaré le président libanais.

"A la lumière des tâches majeures qui nous attendent après les guerres et les crises dans plusieurs pays arabes, je propose d'adopter une stratégie de reconstruction pour le développement, appelant à la mise en place de mécanismes efficaces répondant à ces défis et aux exigences de la reconstruction, notamment par la création d'une Banque arabe pour le reconstruction et le développement. Celle-ci aiderait tous les États et peuples arabes touchés par les conflits à surmonter leur situation critique et contribuerait à leur croissance économique, au bien-être de leurs peuples et à la réalisation d'objectifs de développement durable", a déclaré le président libanais. Et de poursuivre : "Dans ce contexte, j'appelle toutes les institutions de financement et tous les fonds arabes à se réunir à Beyrouth dans les trois prochains mois afin d'en discuter et d'élaborer les mécanismes".

Michel Aoun et le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, réclament le retour de ces réfugiés syriens chez eux sans attendre une solution politique à la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011. Mais la communauté internationale s'inquiète d'un tel retour qu'elle juge non sécurisé et prématuré dans les circonstances actuelles. Cette question avait déjà fait des vagues au cours des derniers jours entre différents responsables libanais, après des déclarations du chef de la diplomatie libanaise qui avait estimé que la question de plus d'un million de réfugiés syriens qui se trouvent au Liban devrait être au centre des discussions.

Michel Aoun a également évoqué l'occupation israélienne des territoires palestiniens et arabes "dans un mépris total pour les résolutions internationales". "Cette occupation, qui persiste depuis soixante-dix-ans, a atteint aujourd'hui son paroxysme en judaïsant Jérusalem, la déclarant capitale d'Israël, ne tenant compte d'aucune résolution internationale", a dénoncé le président. Et de poursuivre : "J'ajoute à cela que les menaces israéliennes et les violations permanentes de la résolution 1701 constituent une pression continue sur le Liban".



Le Premier ministre désigné libanais Saad Hariri lors du sommet économique arabe à Beyrouth. Photo D.R.



Les discours des responsables arabes
Avant le discours de M. Aoun, le ministre saoudien des Finances, Mohammad al-Jadaan, a prononcé l’allocution d’ouverture en sa qualité de président sortant du sommet économique et social arabe, passant en revue les réalisations accomplies sur le plan économique depuis le dernier sommet de Riyad en 2015. "La tenue du sommet intervient alors que les Arabes font face à un grand nombre de défis, et que leurs ennemis les entraînent dans des conflits qui épuisent leurs ressources", a-t-il affirmé. "C’est pour cela que nous devons être déterminés à faire face à tout ce qui menace la sécurité et la stabilité dans nos pays", a ajouté le ministre, appelant à renforcer les liens économiques interarabes, ainsi que le commerce et les investissements entre les pays arabes . M. al-Jadaan a estimé que "les développements sur les plans économiques et social sont trop rapides" pour se contenter de tenir un sommet économique et social tous les quatre ans, proposant de ne plus tenir un tel sommet mais d’inclure désormais son agenda dans l’ordre du jour du sommet arabe annuel que les chefs d’État tiennent tous les ans en mars.



Le ministre saoudien des Finances, Mohammad al-Jadaan. AFP / JOSEPH EID


Prenant la parole après le président libanais, le secrétaire-général de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Ghait, a souligné qu'il ne pouvait pas y avoir de stabilité dans la région "sans une croissance totale", appelant les pays arabes à "investir dans leur population".  "La région ne cesse de s'appauvrir", a déploré M. Aboul Ghait, qui a fait état des nombreux défis auxquels doit faire face le monde arabe, évoquant les grands dossiers sur lesquels doit plancher la Ligue. Il a notamment souligné l'importance de lutter contre la violence et l'extrémisme, estimant que la meilleure façon d'y parvenir est de lutter contre l'appauvrissement des populations arabes. Il a également insisté sur l'importance d'assurer l'accès aux ressources informatiques et numériques dans l'ensemble de la région, où la moitié de la population n'a toujours pas accès à Internet. Le secrétaire-général a par ailleurs regretté que "quatre millions d'enfants syriens sont déscolarisés depuis le début de la guerre", soulignant la nécessité d'œuvrer pour des solutions "aux crises humanitaires frappant la Somalie et le Yémen". Il a invité les différents pays à poursuivre leurs négociations pour l'établissement d'une zone de libre-échange dans le monde arabe.  Ahmad Aboul Ghait s'est en outre dit "attristé de l'absence de la délégation libyenne au sommet", regrettant que le litige entre les responsables chiites libanais, et notamment le président de la Chambre Nabih Berry, et la Libye "ait atteint ce point". 

Le Premier ministre jordanien, Omar Razzaz, a lancé un appel pressant à l’unité politique et économique des Arabes, soulignant que "dans le contexte de la polarisation et des tensions accrues" aux niveaux international et régional, il est nécessaire "de former un bloc politique et économique arabe de poids".



Le Premier ministre jordanien, Omar Razzaz. Photo Dalati et Nohra.



Le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, a, de son côté, condamné "toute normalisation avec Israël, qui ne peut avoir lieu tant que ne sont pas garantis les droits arabes", accusant Israël "d'empêcher l'établissement d'un Etat palestinien viable". Il a demandé à ce que les décisions prises lors du sommet assurent "des investissements arabes en Palestine", appelant à un renforcement du soutien apporté à la ville de Jérusalem "afin de soutenir la résilience de ses habitants et de ses institutions". Il a enfin appelé tous les pays à soutenir l'Unrwa (l'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens).

Le président mauritanien, Mohammad Ould Abdel Aziz, a appelé quant à lui à la recherche "rapide" d'une "solution globale et juste à la cause palestinienne qui serait axée sur le respect des décisions internationales et l'initiative arabe de paix". Il a souhaité que soient également trouvés des plans de paix pour la Syrie et le Yémen.

Le chef de la diplomatie koweïtienne, cheikh Sabah al-Khaled al-Ahmad al-Sabah, a affirmé que "la coopération économique et pour le développement est en tête des priorités" de son pays. Il a annoncé que l'émir du Koweït avait lancé une initiative pour la création d'un fonds d'investissement arabe pour la technologie, pour un montant total de 200 millions de dollars, et que son pays investirait 50 millions dans ce fonds. Réagissant à cette annonce, directement avant la levée de la séance, le chef de la délégation qatarie a également annoncé que son pays allait contribuer à hauteur de 50 millions de dollars à ce fonds.



Le chef de la diplomatie koweïtienne, cheikh Sabah al-Khaled al-Ahmad al-Sabah. AFP / JOSEPH EID



De son côté, le premier vice-président de la Banque mondiale, Mahmoud Mohieldin, a appelé au "renforcement de l'éducation et l'utilisation à bon escient des technologies, qui permettront d'atteindre les objectifs du développement" dans le monde arabe. ll a, dans ce contexte, proposé "le développement de stratégies pour le commerce électronique".

Le représentant du président soudanais, Bakri Hassan Saleh, a, lui, appelé à ce que les décisions prises par la Ligue "aillent dans le sens du bien-être des peuples arabes". Il a appelé les Arabes à "resserrer leurs rangs afin de faire face aux défis et aux dangers auxquels doivent faire face les intérêts de leurs pays et de leur peuple".

Le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choucri, a de son côté insisté sur l'importance de mettre en œuvre toutes les décisions qui seront prises à l'issue du sommet, "afin de redynamiser la coopération arabe". Il a estimé que "le dossier de l'énergie fait partie des priorités" sur lesquelles doit se pencher la Ligue.

Pour sa part, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khamis Jahniaoui, a estimé que "le développement est le premier moyen de renforcer les capacités des pays arabes à assurer leur sécurité", soulignant que l'économie "est indissociable du concept de sécurité régionale arabe".

Le chef de la diplomatie bahreïnie, cheikh Khaled al-Khalifa, a exprimé l'espoir que le sommet "permettra de concrétiser les espoirs des pays arabes en ce qui concerne le développement et la prospérité, et de faire face aux défis". Il a souhaité que les pays arabes puissent "se lancer de nouveaux moyens de coopération en ce qui concerne le développement durable". Concernant la cause palestinienne, il a appelé les pays donateurs à contribuer aux fonds de l'Unrwa.

Son homologue irakien, Mohammad al-Hakim, a pour sa part déclaré que l'Irak a "un rôle essentiel à jouer dans le soutien à la paix et la stabilité dans la région", sans que cela soit lié à un axe particulier, et proposé l'instauration d'un marché électrique arabe commun.

Le représentant du Yémen, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Mohammad Abdel-Wahed el-Maytami a invité les responsables arabes à faire de la situation dans son pays en guerre "la priorité du sommet". "12 millions de Yéménites sur 29 sont menacés par la famine", a-t-il déploré. Il a salué l'action de la coalition arabe, menée par Riyad, qui soutient le gouvernement dans le conflit, estimant que sans elle "la catastrophe au Yémen aurait atteint des proportions inédites et le pays serait sous influence iranienne".

Le ministre émirati de l’Économie a, lui, appelé au "renforcement de la coopération dans tous les dossiers économiques, au soutien aux petites et moyennes entreprises, afin que l'économie arabe soit plus équilibrée".

Le chef de la diplomatie somalienne, Ahmad Issa Oud, a de son côté souligné que "la région connaît une situation qui doit pousser les pays arabes à coopérer". Il a appelé à "soutenir la Somalie dans la mise en œuvre d'un plan de développement national" et annuler les dettes internationales que doit rembourser le pays.

Le chef de la diplomatie des îles Comores, Mohammad Choueif el-Amine, a, pour sa part affiché son espoir de voir "des résultats positifs découler de ce sommet en ce qui concerne la coopération arabe, la croissance économique et le développement". Son homologue djiboutien, Mahmoud Ali Youssef, a affirmé "accepter tous les points inscrits à l'ordre du jour du sommet", appelant à l'établissement d'un "plan de travail exhaustif pour le renforcement de la solidarité arabe, à tous les niveaux et au soutien des pays moins développés".

Prenant ensuite la parole au nom du secteur privé dans le monde arabe, le chef des instances économiques, Mohammad Choucair, a affirmé que le Liban a "mis sur pied un plan afin de se préparer pour la phase prometteuse à venir". "Il y a au Liban une vraie volonté de mettre en application les réformes et de moderniser les législations"; a-t-il ajouté.


Au nom de la jeunesse arabe, Maria Daou a appelé à "investir dans la jeunesse arabe et continuer à développer des programmes de coopération entre les gouvernements, la société civile et le secteur privé".

"Nous sommes déterminés à poursuivre notre rôle nationaliste et nous tenons à coopérer avec les gouvernements, les organisations du secteur privé et la communauté internationale", a de son côté déclaré Imad el-Dine el-Adli, représentant de la société civile arabe.



(Lire aussi : Le sommet a révélé l’ampleur du conflit entre les pôles du pouvoir sur les choix stratégiques du Liban)




Faible représentation
Le sommet économique et social fait traditionnellement moins recette que le sommet de la Ligue arabe, qui se tiendra en mars en Tunisie. Le dernier en date, en 2013 en Arabie saoudite, avait néanmoins attiré de nombreux chefs d’État. A Beyrouth, les 20 participants ont préféré pour la plupart dépêcher leur Premier ministre, leur ministre des Affaires étrangères ou des Finances. L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, et le président mauritanien, Mohammad Ould Abdel Aziz, sont les seuls chefs d'État à représenter officiellement leur pays après de nombreux désistements survenus au cours des derniers jours. Une assistance qui justifie difficilement aux yeux des Libanais la quasi-paralysie du centre de la capitale, où de nombreux commerces, écoles et rues ont été fermées.

Outre la question de l'invitation de la Syrie de Bachar el-Assad et le dossier des réfugiés syriens, l'absence de la Libye a terni l'image de ce sommet. La participation de la Libye, que le Liban tient pour responsable de la disparition en 1978 de l'imam Moussa Sadr, a provoqué de vives polémiques à Beyrouth. Finalement, Tripoli a décidé de ne pas participer au sommet, après les protestations de Nabih Berry, qui dirige le mouvement Amal fondé par l'imam Sadr, et les agissements de certains de ses partisans dans la rue.


Le siège vacant de la Libye lors du sommet économique arabe à Beyrouth. AFP / JOSEPH EID




Commentant cette faible participation, le président Aoun s'est contenté d'une brève déclaration : "Nous regrettons l'absence de nos frères les rois et présidents, l'excuse de leur absence leur revient", a-t-il lancé. "Reste que la réunification est un besoin qui se fait urgent face aux défis auxquels fait face la région", a-t-il ajouté.

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, qui présidait vendredi une réunion préparatoire des ministres des Affaires étrangères, de l’Économie et des Finances des pays de la Ligue arabe à l’hôtel Phoenicia, avait quasiment dressé un constat d’échec du sommet, affirmant toutefois "comprendre" la décision de la quasi-totalité des chefs d’État de boycotter l’événement.



(Lire aussi : Sans queue ni tête(s)l'édito de Issa GORAIEB)



Présence éclair du Qatar
Le sommet de Beyrouth avait été officiellement lancé dimanche dans la matinée, en présence de l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, qui a quitté Beyrouth avant la fin de la cérémonie d'ouverture, après avoir pris part à la photo traditionnelle de l'événement.


Publiant quelques heures plus tard une photo de lui serrant la main du président libanais, l'émir du Qatar s'est dit heureux d'avoir participé au sommet. "Ma décision de participer au sommet économique arabe était naturelle en partant de la logique de veiller sur une action arabe commune, a écrit l'émir sur son compte Twitter, soulignant que "le sommet a montré le besoin urgent de renforcer cette action face aux crises et aux défis auxquels nous sommes confrontés".


Alors que plusieurs médias locaux avaient rapporté dans la matinée que le Qatar couvrirait tous les frais d'organisation du sommet et verserait un dépôt à terme d'un milliard de dollars, sans intérêt, à la Banque centrale libanaise (BDL), l'ambassadeur qatari à Beyrouth a démenti ces informations à l'Agence nationale de l'Information (Ani, officielle). Le porte-parole officiel de la présidence, Rafic Chelala, a lui aussi démenti ces informations.

La présence du Qatar à l'événement est intervenue alors que le riche émirat gazier est en crise avec ses voisins du Golfe depuis 19 mois. Les Émirats, le Bahreïn, l'Arabie saoudite et l'Égypte, ont rompu leurs relations avec Doha, l'accusant de soutenir des mouvements islamistes radicaux, ce que dément le Qatar. Dimanche matin, le président Aoun avait accueilli en personne l'émir qatari à l'Aéroport international de Beyrouth et s'était brièvement entretenu avec lui, avant de se rendre, ensemble, au Seaside Arena.



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CEUX QUI PEUVENT FINANCER UN TEL PROJET NE LE FERONT QU,APRES AVOIR IMPOSER LEURS CONDITIONS !

Wlek Sanferlou

Tout ça me rappelle bien l'histoire du monstre du Dr.Frankenstein, assemblé de toutes pièces de corps divers pour former un monstre inutile et sans avenir...
Le moyen orient, et non seulement les pays arabes semble bien être ce monstre, malheureusement.
Allah yisseiidna!

LIBAN D'ABORD

M. Aoun a indiqué que "l'excuse de leur absence leur revient".

NON MR LE PRESIDENT L'EXCUSE NE LEUR REVIENT PAS

C'EST LE FAIT QUE CONTRAIREMENT A SON OBLIGATION LE LIBAN N'A PAS LAISSE ENTRER UNE DELEGATION DE LYBIENS QUE VOUS ( OUI VOUS ) AVEZ INVITEE EN ACCEPTANT DE LE FAIRE A UN DEGRE INFERIEUR PAR L'AMBASSADEUR DU LIBAN.
LES CONSORS DE AMAL AYANT VU LA FAIBLESSE DE VOTRE REGIME ET ONT AUGMENTE LEURS REVENDICATIONS

C'EST L'ATTITUDE DE M BERRY ET SES FIDELES QUI ONT REAGI DE CETTE FACON QUI A FAIT ANNULE LEUR VENUE DANS UN PAYS LAISSER AUX VOYOUS SANS QUE L'ETAT NE REAGISSENT DE QUELQUE FACON QUE CE SOIT DE PEUR D'UN NOUVEAU 4 FEVRIER 1984 DE LA PART DE SES ALLIES !!!!!!!!!!!!

IL VAUT MIEUX DIRE LA VERITE TOUTE CRUE MEME SI ELLE DERANGE


Sarkis Serge Tateossian

Jai l'impression qu'après le sommet il va y avoir plus de problèmes à résoudre qu'avant le sommet.

On n'avancera jamais tant que l'ensemble des pays arabes ne se mettent pas autour d'une table avec la ferme volonté de rapprocher leurs points de vu sur les grands thèmes qui les divisent.

Pourtant ce n'est pas difficile à comprendre.

L'union fait la force.



ACQUIS À QUI

L'émir du Qatar, venu brièvement à Beyrouth, aurait couvert tous les frais d'organisation du sommet et versé un dépôt à terme d'un milliard de dollars à la BDL, selon des informations non confirmées de source officielle.

LES PRISES DE CONSCIENCE DE GRANDS ESPRITS EXISTENT BIEN .

LE QATAR , EST LE 1ER D'UNE LONGUE LISTE A SUIVRE .

ASUIVRE .

ACQUIS À QUI

Sur la Lybie , sans trop s'étendre , ce pays ravagé par une AGRESSION EURO ARABO AMERICAINE , DEVRAIT SE CONCENTRER, PLUS SUR COMMENT SE SORTIR DE LA MERDE QUE DE S'EN PRENDRE AU LIBAN .

D'autant plus que , débarrassé de son dictateur , elle s'honorerait de laver son passé en livrant des infos sur un crime impardonnable .

Sur le retour des refugiés syriens eux aussi mis dans cette situation par la même agression du même groupe d'états agresseur, que celui de la Lybie , je propose un référundum national où la question sera posée aux libanais de savoir si OUI ou NON on voterait pour leur retour sans attendre la fin du complot qui de toute façon ne s'arrêtera jamais .

Ceux qui voteront NON , ils seront invités à assurer par leurs propres moyens les frais et dépenses pour que le Liban continuent à les garder sur son sol , jusqu'à ce que les sponsors du complot se décident à les voir retournés chez eux .

MERCI PHARE AOUN.

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