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Quels sont les dossiers au menu du sommet économique arabe ?

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Michel Aoun doit proposer une initiative pour le développement des relations économiques interarabes, à travers notamment une baisse des barrières douanières.

18/01/2019

Beyrouth accueillera ce dimanche la quatrième session du sommet économique arabe, organisée par le Conseil économique et social de la Ligue arabe et la présidence de la République libanaise. Il sera question de revenir sur les principales recommandations formulées lors du dernier sommet économique arabe, qui s’était tenu le 19 janvier 2013 à Riyad, en vue d’avancer sur leur mise en œuvre, a expliqué à L’Orient-Le Jour le conseiller économique du Courant patriotique libre, Charbel Cordahi. « L’une d’elles concerne la création d’une union douanière, ou du moins des mesures prévoyant des barrières douanières réduites et des exemptions communes », a-t-il indiqué. C’est dans ce sens que le président de la République du Liban, Michel Aoun, proposera une initiative pour le développement des relations économiques interarabes. « L’initiative s’inspire du traité de Rome de 1957, qui fondait la Communauté économique européenne (CEE) », a confié Charbel Cordahi. À noter qu’une zone de libre-échange arabe avait été établie en 2005 par le Conseil de l’unité économique arabe (rattaché au CES de la Ligue arabe). Cet accord prévoyait une baisse progressive des barrières tarifaires (10 % par an) et l’élimination des barrières non tarifaires.

Parmi les autres recommandations de 2013 qui seront une nouvelle fois étudiées dimanche, « la question de la création d’un marché pétrolier arabe est très importante pour le Liban. D’abord en tant que pays importateur d’hydrocarbures, car cela lui permettra d’acheter ces matières à des prix préférentiels. Mais aussi, en tant que futur pays producteur, puisqu’il pourra avoir accès à davantage de clients potentiels », a estimé le conseiller économique du CPL.


(Lire aussi : En dépit des polémiques, le sommet arabe se tiendra comme prévu !, le décryptage de Scarlett Haddad)


Fonds arabes de développement

L’autre point à l’ordre du jour concernera l’étude de la possibilité d’augmenter les prises de participation des États dans les capitaux des fonds de développement arabes. « Là encore, ce serait positif pour le Liban qui est déjà bénéficiaire des prêts concessionnels de ces fonds », a commenté Charbel Cordahi. Lors de la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE), qui s’est tenue le 6 avril dernier à Paris, la communauté internationale s’est engagée à mobiliser près de 11 milliards de dollars de prêts et de dons pour financer des projets de développement des infrastructures libanaises, à condition qu’ils soient accompagnés de réformes structurelles. La participation des fonds arabes a été importante : la Banque islamique de développement a octroyé un prêt de 750 millions de dollars sur cinq ans ; le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe 700 millions de dollars de prêts sur cinq ans ; et le Fonds arabe pour le développement économique et social 500 millions de dollars de prêts, voire un milliard de dollars si les réformes promises sont menées.

S’agissant de la reconstruction de la Syrie, et alors qu’hier rien se semblait indiquer que Damas prendra part au sommet, la question ne devrait pas être abordée. « Les relations diplomatiques entre la Syrie et les autres pays arabes sont en train d’être rétablies. Le Liban a beaucoup aidé les Syriens pendant la crise et devra être à leur côté également lors de la reconstruction de leur pays. Lorsque ce processus commencera, il faudra aussi s’attendre à un retour des réfugiés en Syrie, ce qui permettra à notre économie de respirer et à nos entreprises de trouver des débouchés », a affirmé Charbel Cordahi.

De leur côté, les participants au forum du secteur privé arabe qui s’est déroulé mercredi et hier à Beyrouth ont communiqué une série de recommandations au sommet économique arabe. Ils appellent principalement à une suppression des barrières douanières entre les pays arabes, à l’application de l’accord de libre-échange arabe pour la libéralisation des services et à la conclusion d’un accord arabe pour l’investissement afin de faciliter le mouvement des capitaux et des hommes d’affaires dans les pays du monde arabe.


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